Brèves

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Loi Égalim, l’expérimentation pour davantage de transparence dans les menus des cantines démarre

Le décret relatif à l’expérimentation de l’affichage obligatoire pour l’information des usagers, de la nature des produits entrant dans la composition des menus en restauration collective est paru au JO du 16 avril. Il fixe les modalités de participation des collectivités territoriales et entre en vigueur le lendemain de sa publication. L’expérimentation durera jusqu’au 30 octobre 2021. L’affichage doit mentionner le fournisseur des produits, le lieu de production, le mode de transformation des produits, des informations nutritionnelles ainsi que toute autre donnée jugée utile par la collectivité territoriale et, pour les plats préparés, la mention « fait maison ». L’information peut figurer sous la forme de pictogrammes dans les menus affichés et peut également être publiée par voie électronique.

19 avril, 2019

Fertilisation de précision, l’outil Nutriguide s’enrichit

L’outil d’optimisation de la fertilisation Nutriguide, développé par Borealis, gagne de nouvelles fonctionnalités. Disponible sur blé, orge, colza et maïs à son lancement, il l’est maintenant aussi sur tournesol et betterave sucrière. Les distributeurs peuvent désormais ajouter à leur portefeuille des produits non vendus par Borealis, et les sélectionner pour les recommandations. Le distributeur comme l’agriculteur peut modifier le nombre d’applications. Le plan de fertilisation est alors recalculé. Pour chaque situation, l’outil évalue le risque de perte par volatilisation et son impact sur le potentiel de rendement en tenant compte du sol, du climat et du fractionnement. Enfin, l’application conserve les données concernant le passé de fertilisation et de rendement d’une parcelle, facilitant ainsi le remplissage des données l’année suivante.

 

19 avril, 2019

Le génome du blé dur séquencé

Un consortium international a séquencé l’ensemble du génome du blé dur, la source de semoule pour les pâtes, un aliment de base pour la population mondiale, selon un article publié le 9 avril dans Nature Genetics. Un travail qui « ouvre la voie à la production de variétés de blé dur mieux adaptées aux défis climatiques, avec des rendements plus élevés, une qualité nutritionnelle améliorée et une durabilité améliorée », selon ses auteurs.

19 avril, 2019

Le Fonds vert pour le climat alloue 22 M€ à un projet de la FAO sur la résilience au climat au Paraguay

Le Fonds vert pour le climat (GCF) consacrera 22 millions d’euros à un projet de la FAO au Paraguay visant à lutter contre la déforestation, la faim et la pauvreté et à renforcer la résilience des populations locales face au changement climatique. L’accord de financement a été signé le 12 avril 2019. Le projet développera les pratiques agroforestières et sylvopastorales durables, renforcera le régime foncier et améliorera l’efficacité de l’utilisation de la biomasse.

19 avril, 2019

L’index Acta biocontrôle 2019 est publié

La troisième édition de « l’Index acta biocontrôle 2019 » est publiée depuis le 15 avril 2019. Fruit d’un travail collectif coordonné par l’Acta, il présente l’offre de produits de biocontrôle commercialisés en France et la réglementation. Il est disponible sur commande, pour 36 €.

15 avril, 2019

Lymphome non hodgkinien/pesticides, renforcement de la reconnaissance du lien de causalité

Le décret n° 2019-312, paru au Journal officiel du 13 avril 2019, élargit la prise en charge, au titre des maladies professionnelles, des hémopathies malignes provoquées par les pesticides. Il précise, en modifiant le tableau n° 59, que le lymphome malin non hodgkinien inclut la leucémie lymphoïde chronique et le myélome multiple. Il établit également que les maladies peuvent être induites par des travaux exposant à l’ensemble des pesticides, et non plus seulement aux composés organochlorés, aux composés organophosphorés, au carbaryl, au toxaphène ou à l’atrazine.

15 avril, 2019

Le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale se rapproche de la recherche agronomique française

Les premières discussions remontaient à 2018. Elles ont abouti le 22 mars 2019, dans les locaux du ministère de la Recherche. Le groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR) va renforcer sa collaboration avec cinq établissements de recherche et de formation agronomique français : le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea), l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et l’Institut agronomique, vétérinaire et forestier de France (Agreenium). Trois thématiques majeures sont au cœur de cette collaboration : agriculture et changement climatique, agroécologie, nutrition et systèmes alimentaires durables.

15 avril, 2019

Coop de France Grand Est est née

Le 12 avril, Coop de France Lorraine, Coop de France Alsace, la FCVC, la FRCA et l’URGPAL ont fusionné sous la bannière Coop de France Grand Est afin de « porter ensemble une politique forte et unitaire de la coopération agricole et viticole ». Présidée par Sylvain Hinschberger (précédemment président de la FRCA) et dirigée par Alexandrine Legras-Populus (précédemment directrice de la FCVC), Coop de France Grand Est compte trois pôles (animal, viticole et végétal), eux-mêmes subdivisés en plusieurs sections pour répondre aux besoins spécifiques des différentes filières coopératives. La nouvelle entité représente aujourd’hui 260 entreprises coopératives regroupant plus de 56 000 adhérents, 11 250 salariés, pour un chiffre d’affaires de 14,4 milliards d’euros.

15 avril, 2019

Les autres brèves du 16 avril 2019

Le quatrième procès opposant Paul François à Monsanto pour une intoxication à l’herbicide Lasso en avril 2004 s’est conclu le 11 avril : la Cour d’Appel de Lyon a retenu la responsabilité de l’agrochimiste.
Mais le combat de l’agriculteur, qui souffre de graves troubles neurologiques, ne s’arrête pas là : la firme peut former un pourvoi contre cette décision

Une équipe internationale impliquant des chercheurs de l’Inra et du CNRS révèle le rôle capital de la diversité végétale des espèces rares et de leur histoire évolutive pour le maintien d’écosystèmes dits « multifonctionnels ». Issus de l’observation de 123 sites dans le monde, ces travaux ont été publiés dans la revue PNAS (en anglais). Ils mettent en lumière l’importance de conserver les espèces rares afin de protéger l’intégrité du fonctionnement des écosystèmes.

Saatbau France met en avant les mélanges mellifères dans sa gamme de couverts végétaux. Des mélanges de trois ou quatre espèces à base de sarrasin, phacélie, trèfle ou radis et jusqu’à douze, voire 17 espèces pour les mélanges fleuris. Tout en améliorant la structure du sol, ces associations favorisent les pollinisateurs et les auxiliaires. L’ensemble des gammes est proposé en conventionnelle ou en bio.

13 avril, 2019

Le ministère de l’Agriculture et Bpifrance lancent « l’accélérateur agroalimentaire »

Accroître la compétitivité des entreprises de la filière, c’est l’objectif de « l’accélérateur agroalimentaire », lancé le 4 avril par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, et Bpifrance. Ce dispositif était prévu dans le volet agricole du grand plan d’investissement et vise les PME de la première et deuxième transformation. Celles-ci bénéficieront d’un programme d’accompagnement de 24 mois, pour notamment répondre aux nouveaux enjeux liés à la durabilité, la diversification des débouchés, la digitalisation ou la responsabilité environnementale et sociale. La première promotion compte 19 entreprises du secteur.

Les lauréats : Agro’Novae, L’Angelys, Alpes Biscuits, Lechef, Conserverie Gonidec, la Ferme des Peupliers, Palc, Philibert Savours, Prunier, SAS Mytilimer, Les jardins de l’Orbrie, Schneider food, Sudagro, Roucadil, Vitalac, Georges Vigouroux, Les 3 laboureurs, Les crudettes, France Cacao.

8 avril, 2019

Les représentants européens des régions prennent position sur la future Pac

Le Comité européen des régions (CdR) se montre en partie satisfait de l’adoption de mesures prévues pour la politique agricole commune post-2020, par la commission de l’agriculture et du développement rural du Parlement européen. Les représentants des régions saluent la prise en compte de leur rôle dans la gestion et la mise en œuvre de la Pac, « malgré les appels de certains États membre à un dispositif recentralisé », souligne un communiqué daté du 2 avril. En ce qui concerne la transition vers des modes de productions plus durables, le CdR salue la proposition de mieux rémunérer les producteurs pour les services agro-environnementaux et de consacrer au moins 15 % de l’enveloppe budgétaire aux éco-dispositifs, même si les régions espéraient voir ce seuil porté à 30 %.

L’avis du CdR (en anglais).

8 avril, 2019

133 €/ha pour les producteurs de luzerne déshydratée pour 2018

Dans le cadre du plan protéines, la dotation allouée à la luzerne déshydratée s’élève à 8 millions d’euros annuels. Soit 133 €/ha au titre de la récolte 2018. Un montant en hausse par rapport à celui de 2017, qui était de 112 €/ha. L’ensemble de ce dispositif d’aide, à savoir le plan protéines, l’aide couplée à l’hectare en découlant depuis 2013, et l’éligibilité de la culture au surfaces d’intérêt écologique (SIE) ont permis aux surfaces de luzerne déshydratée de se maintenir, voire d’augmenter légèrement. Celles-ci représentent 7,5 % de l’offre française en protéines végétales. La production de luzerne déshydratée, encouragée par le plan protéines, est un des leviers identifiés pour réduire la dépendance en protéines des élevages français et européens.

8 avril, 2019

Les autres brèves du 9 avril 2019

Le ministère de la Transition écologique a annoncé, le 1er avril, « un effectif minimal détecté de 40 ours en 2018 » dans les Pyrénées. Un chiffre en baisse par rapport à 2017, mais néanmoins à nuancer, onze ours repérés cette année-là n’ayant pas été détectés en 2018. L’effectif 2018 pourrait donc être corrigé a posteriori, comme cela a été le cas pour celui de 2017.

La session du 3 avril 2019 du Comité national d’agriculture biologique (CNAB) de l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao), a abouti à un avis favorable pour deux nouveaux cahiers des charges : les œufs de caille et la laine et la viande de lama et d’alpaga bio.

Cette même session a entériné la réduction de 11 % du nombre de dérogations à l’emploi de semences biologiques en 2018 par rapport à 2017. Une baisse particulièrement significative pour les semences fourragères et de grande culture, note le CNAB dans un communiqué. Le Gnis espère en finir avec ces dérogations pour 2035.

Selon des chiffres publiés le 2 avril par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), les énergies renouvelables constituent aujourd’hui le tiers de la capacité de production énergétique mondiale.

L’Institut national de la recherche agronomique (Inra) a adopté, le 28 mars dernier, un plan d’action pour développer le domaine des approches prédictives en biologie et écologie. Ces dernière sont un des quatre chantiers de prospective scientifique interdisciplinaire lancé en 2017 par l’Inra, via son document d’orientation #2025.

Trois projets d’arrêtés ont été mis conjointement en consultation le 4 avril 2019. Ils portent sur la prévention de l’introduction et de la propagation des espèces végétales exotiques envahissantes en Martinique, Guadeloupe et sur ces deux territoires.

La société américaine de biotechnologie AquaBounty annonce le 2 avril que le gouvernement canadien a autorisé la production commerciale d’un saumon génétiquement modifié. Un gène d’hormone de croissance greffé lui permet atteindre sa taille adulte dès 16 mois, contre 30 mois traditionnellement. L’entreprise a indiqué vouloir commencer « dès que possible » l’élevage de ce saumon transgénique dans ses installations de l’est du pays. Le Canada devient le deuxième pays, après les États-Unis, a autorisé la production industrielle d’un animal modifié génétiquement sur son territoire.

8 avril, 2019

Groupama devient le 44e partenaire du Contrat de solutions

Le contrat de solutions pour réduire les utilisations de produits phytosanitaires vient de recevoir le soutien d’un 44e partenaire avec Groupama. Le contrat de solutions propose dans sa version 2 une série de 57 fiches actions qui font l’objet d’un suivi grâce à la mise en place d’indicateur adaptés. L’initiative avait reçu le 25 février le soutien de l’État avec la signature du ministre en charge de l’Agriculture, Didier Guillaume.

7 avril, 2019

Un décès sur cinq dans le monde serait lié à de mauvaises habitudes alimentaires

Une étude publiée dans la revue scientifique The Lancet, le 4 avril, établit qu’un cinquième des décès dans le monde, en 2017, serait lié à une mauvaise alimentation. Soit près de 11 millions de personnes. La majorité de ces décès ont été causés par des maladies cardiovasculaires, le reste par des cancers et du diabète de type 2. Les excès de sel, de sucre et de viande, ainsi que le manque de céréales complètes et de fruits sont en cause. De fortes disparités apparaissent néanmoins au sein des 195 pays étudiés. La France fait ainsi partie des pays avec le plus faible taux de décès. Les auteurs de l’étude soulignent enfin que le lien entre l’alimentation et les décès ne peut bénéficier de la même certitude, comme cela peut être le cas avec d’autres facteurs de risques, tel que le tabac.

7 avril, 2019

Signature de deux protocoles sanitaires entre la France et la Chine

À l’occasion de la visite d’État du président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, Didier Guillaume et l’ambassadeur de Chine en France, Sem Zhai Jun, ont signé à l’Élysée, le 26 mars, deux protocoles sanitaires. Le premier concerne la levée de l’embargo sur les volailles françaises au motif d’influenza aviaire, permettant la reprise des exportations vers la Chine. Le second définit les conditions sanitaires requises à l’importation de mollusques aquatiques français en Chine. Ces signatures suivent la publication antérieure, le 22 mars, de six nouveaux agréments sanitaires permettant l’exportation de viande bovine pour quatre établissements, et porcine pour deux établissements en Chine. Un programme de travail conjoint devrait également être lancé pour la mise en place du principe de zonage pour les maladies animales, et notamment la peste porcine africaine.

1 avril, 2019