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« Rien ne change à l’interdiction d’importations de bœuf aux hormones dans l’UE », insiste Bruxelles

Le 2 août, un accord a été signé entre l’Union européenne et les Etats-Unis afin de mettre fin à un différend sur le bœuf aux hormones. Il concerne l’augmentation de la part des Etats-Unis, qui passe à 35 000 tonnes, dans le contingent d’importation de viande de bœuf sans hormones fixé à 45 000 tonnes. « Rien ne change à l’interdiction intégrale d’importations de bœuf aux hormones dans l’UE, aucune marge là-dessus, que ce soit avec les Etats-Unis, le Canada ou n’importe quel autre partenaire commercial », insiste la Commission européenne dans un communiqué du 5 août.

5 août, 2019

Sécheresse, la production des prairies permanentes est en baisse de 11 %

Au 20 juillet 2019, la pousse d’herbe cumulée des prairies permanentes est en baisse de 11 % par rapport à la référence, selon une note Agreste publiée le 30 juillet. 46 % des régions fourragères sont dans le rouge : 21 % présentent un déficit important et 7% des régions fourragères restent excédentaires.
La région Auvergne-Rhône-Alpes est la plus affectée, avec un indice de rendement de 71 % et 46 % de régions fourragères en déficit important, notamment en Auvergne. La production cumulée d’herbe en Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire, Occitanie et Paca affiche une baisse de 17 % par rapport à la norme.

5 août, 2019

La Confédération paysanne ne veut pas de fourrage dans les méthaniseurs en période de canicule

Les fourrages vers les auges plutôt que vers les cuves ! Dans un début d’été marqué par plusieurs épisodes de canicule, l’utilisation de fourrage dans les unités de méthanisation doit être interdite, affirme la Confédération paysanne. Priorité doit être donnée aux élevages. Le syndicat demande, dans un communiqué du 1er août, la publication rapide d’un décret pour permettre aux préfets de mettre en œuvre cette interdiction. Plus globalement, et quelle que soit la saison, les modalités d’alimentation des méthaniseurs avec des cultures en général doivent « très rapidement être revues ». La Confédération paysanne regrette que l’amendement de Dominique Potier, pour la loi Énergie-Climat, n’ait pas été retenu. Le député de Meurthe-et-Moselle voulait limiter l’alimentation des méthaniseurs par des cultures, notamment pour réduire la concurrence entre énergie et alimentation.

5 août, 2019

Pour être rentable, le beurre bio « C’est qui le parton ?! » augmente de 33 %

La marque « C’est qui le patron !? » continuera à vendre du beurre bio, nature et demi-sel. Ces deux produits de la gamme « CQLP » étaient pourtant en sursis, début juillet. La coopérative Soodial, qui les produits, affirmait ne pas s’y retrouver. Entre l’augmentation du prix d’achat du lait aux éleveurs, passés de 450 à 466 €, et le prix de vente en distribution (2,20 € la plaquette), le compte n’y était pas. Et Soodial demandait une augmentation de 30 % de ce prix « consommateur », sous peine de devoir renoncer à cette filière. « C’est qui le patron ?! » a organisé un vote auprès des consommateurs sociétaires de la coopérative portant la marque. Et 88 % des 2300 participants ont décidé d’augmenter le prix des plaquettes, à 2,94 € la plaquette, soit 33 % de plus. Ce prix sera valable à partir d’octobre. Même si les ventes devraient connaître une baisse, le créateur de CQLP,Nicolas Chabanne se dit persuadé qu’elle sera modérée, espérant que les consommateurs accepteront cette hausse de prix.

 

 

5 août, 2019

Un soutien de plus pour la pétition visant à rendre le Nutri-score obligatoire en Europe

L’initiative citoyenne européenne (ICE) visant à rendre le Nutri-score obligatoire sur les aliments commercialisé dans l’Union européenne, gagne un soutien de plus. Ce système permet de noter les produits en fonction de leur qualité nutritionnelle. L’Association nationale de défense des consommateurs et usagers, également siglée CLCV (pour Consommation logement cadre de vie), se prononce pour cette mesure et invite ses soutiens à signer la pétition ouverte sur le site de la Commission européenne. Si un million de citoyens européens, issus d’au moins sept États membres, s’engagent, Bruxelles devra se pencher sur cette requête. Le Nutri-Score est aujourd’hui recommandé en France.

 

5 août, 2019

Bruxelles donne son feu vert à neuf OGM pour l’alimentation humaine et animale

La Commission européenne a autorisé le 26 juillet neuf organismes génétiquement modifiés (OGM) : sept destinés à l’alimentation humaine ou animale (coton GHB614xLLCotton25xMON1598, maïs 5307, maïs MON 87403, maïs 4114, maïs MON 87411, maïs Bt11xMIR162xGA21, soja MON 87751) et deux autres dont les autorisations ont été renouvelées (colza Ms8xRf3 et maïs 1507xNK603). Les autorisations sont valables pour une durée de dix ans.

29 juillet, 2019

Installations classées, Greenpeace saisit le conseil d’État

Greenpeace a annoncé, le 24 juillet 2019, avoir saisi le Conseil d’État sur la réglementation ICPE, installation classée pour la protection de l’environnement. Pour l’ONG, la simplification de la législation portée par le décret du 24 décembre 2018 est en partie responsable de la prolifération des algues vertes en Bretagne. « C’est bien un modèle d’élevage très concentré et productiviste qui est en cause, indique-t-elle. La Bretagne est ainsi la région avec le nombre le plus élevé d’ICPE par habitant. »

29 juillet, 2019

Nouvelles techniques de sélection, l’UFS demande à l’Etat français d’agir

Un an après l’avis de la Cour de justice de l’Union européenne, qui confirmait que toutes les méthodes de sélection végétale développées après 2001 rentraient dans le cadre de la directive OGM de 2001, l’Union française des semenciers (UFS) attend toujours que le Conseil d’État clarifie la déclinaison en droit français. « Cette situation entraine une insécurité pour le développement de l’innovation en France », estime l’UFS dans un communiqué. Les semenciers demandent « au gouvernement de prendre ses responsabilités en privilégiant les bonnes décisions sur les modalités d’application de la directive en droit français et en soutenant une révision du cadre juridique européen porté par douze états membres de l’UE, dont les Pays-Bas, autre grand pays producteur de semences ». L’UFS pointe du doigt le caractère désormais « obsolète » de cette réglementation « car fondée sur l’état de la science dans les années 80 ».

 

29 juillet, 2019

Maraichage, les techniques Rafu permettent de réduire de moitié la souillure des paillages

L’expérimentation des techniques « Rafu » (pour recyclage agricole films usagés), mises au point par le centre de recherche Invenio pour la dépose des films après la récolte, avance. L’objectif de cet équipement à base de racloir et de soufflerie : réduire leur taux de souillure. Le 23 juillet, Adivalor annonce que les résultats des essais menés sur carottes, melons et salades confirment que le taux de souillure des films peut être divisé par deux. « La recyclabilité de ces plastiques usagés s’en trouve ainsi améliorée », se félicite la structure. Les autres filières concernées par cette démarche sont les pommes de terre, asperges et échalotes.

29 juillet, 2019

Les autres brèves du 30 juillet 2019

La loi portant la création de l’Office français de la biodiversité et de la chasse a été publiée au Journal officiel du 26 juillet. Le logo de la structure a été dévoilé le 24 juillet.

Proposé par le Avril, le biocarburant 100 % colza Oleo100 se déploie. Le groupe annonce, le 23 juillet, la signature de ses dix premiers contrats. Ce carburant est, pour le moment, réservé aux flottes captives, c’est-à-dire aux transporteurs gérant leur propre stock de carburant.

Dans le cadre du plan Écophyto, la Chambre d’agriculture de Guadeloupe et le Comité français des plastiques agricoles (CPA) lancent deux projets pilotes pour trouver des alternatives aux plastiques de paillage. Une démarche qui associe les industriels fournisseurs de papier et de films pour faciliter l’émergence d’une filière de matériaux biodégradables, intéressant aussi les autres DOM. Des essais menés sur des parcelles de Saint-François et Goyave ont démontré l’intérêt de ce type d’alternative aux films de paillage plastique.

La commission des affaires économique du Sénat estime que la réaction de l’État « n’est pas à la hauteur » dans l’affaire des « faux steaks » distribués par des associations caritatives. Un rapport adopté le mercredi 24 juillet 2019 par cette commission juge que les administrations compétentes avaient les moyens de limiter les effets de la crise, voire de l’éviter. Et émet 18 recommandations pour éviter les récidives.

Adivalor publie la dernière version de son dépliant « Guide du tri et du recyclage », répertoriant plus de 20 flux de déchets. Ce document est disponible en nombre sur simple demande auprès de la structure.

 

Les députés et sénateurs, en commission mixte paritaire, sont tombés d’accord sur le projet de loi Énergie-Climat le 25 juillet. Un compromis ouvrant la voie à une adoption définitive de ce projet de loi dès la rentrée. La FNSEA estime la portée de ce texte décevant concernant l’agriculture.

 

29 juillet, 2019

Le projet de loi portant création de l’Office français de la biodiversité définitivement adopté par le Sénat

Le Sénat a adopté, le 16 juillet, les conclusions de la Commission mixte paritaire sur le projet de loi portant création de l’Office français de la biodiversité. Les membres de la CMP étaient parvenus à trouver un accord le 25 juin, amenant à retirer plusieurs dispositions introduites par le Sénat en faveur des chasseurs. D’autres ont néanmoins été maintenues, notamment sur les sujets de la gouvernance de l’Office, sur le financement et l’organisation de la chasse, et sur les aires marines protégées, dont le périmètre a été élargi.

 

22 juillet, 2019

Biodiesel sans huile de palme importée en 2030, la Malaisie saisit l’OMC contre l’Union européenne

En juin 2018, les Conseil, Commission et Parlement européens se mettaient d’accord sur l’avenir des énergies « propres » en Europe, à horizon 2030. L’une de leurs décisions concernait les biodiesels à base d’huile de palme et de soja importés, amenés à diminuer progressivement à partir de 2023, jusqu’à les supprimer totalement en 2030. La Malaisie fait savoir, le 16 juillet à l’AFP, son intention de porter plainte devant l’OMC « d’ici à la fin novembre ». Le soutien de l’Indonésie est attendu : ces deux pays représentent 85 % de l’huile de palme au niveau mondial. Au mois de mars 2019, le Premier ministre malaisien brandissait une autre menace, plus commerciale : celle de bouder les avions de combat européens.

 

22 juillet, 2019

Les SDHI, cibles de l’ouvrage « Le crime est presque parfait »

Après « Nous voulons des coquelicots », le journaliste et essayiste Fabrice Nicolino va faire paraître, le 12 septembre 2019, « Le crime est presque parfait – L’enquête choc sur les pesticides et les SDHI ». L’ouvrage s’attaque non seulement au ministère de l’Agriculture, à la FNSEA, mais également à l’Inra, l’Anses et bien sûr, aux sociétés phytosanitaires. Nul doute que cette famille de fongicides SDHI devienne la cible de l’automne 2019.

22 juillet, 2019

Pesticides amateurs, les exigences de mise en marché se renforcent

Depuis le 1er janvier 2019, seules les spécialités de biocontrôle, les produits à faible risque et ceux destinés à l’agriculture biologique restent utilisables par les non professionnels. Demain, pour être autorisés, ces produits devront respecter de nouvelles exigences. Un projet d’arrêté les décrivant est en consultation publique jusqu’au lundi 5 août inclus. Il exclut les molécules et produits comportant certaines mentions de danger en relation avec la santé publique ou l’environnement (perturbation encodrinienne, persistance…) et fixe les conditions de formulation, d’emballage et d’étiquetage. Enfin, il prévoit la révision des autorisations de mise sur le marché actuelles sous 6 mois.
Les observations sur ce projet d’arrêté peuvent être déposées à cette adresse : consultation-public-eaj.dgal@agriculture.gouv.fr

 

22 juillet, 2019

Les autres brèves du 23 juillet 2019

Une nouvelle liste des produits de biocontrôle est parue au Bulletin officiel du 18 juillet 2019, dans la note de service DGAL/SDQSPV/2019-525 du 10 juillet.

Le Sénat a adopté en première lecture le projet de loi énergie et climat. Parmi les rares retouches apportées au texte, les sénateurs ont spécifié des objectifs supplémentaires, dont un concernant la part de biogaz dans le réseau de gaz naturel, qui devra selon eux s’élever à 8 % en 2028. L’adoption définitive du projet de loi, après examen par la commission mixte paritaire, ne devrait intervenir qu’après l’été.

Selon des échanges ayant eu lieu lors d’une table ronde organisée le 26 juin par l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (Ifpen), la loi de finances 2021 devrait permettre le lancement de l’incorporation des biocarburants de seconde génération dans le carburant des avions au départ des aéroports français.

Les aides surfaciques du second pilier de la Pac pourraient être retirées de l’autorité de gestion des Régions. Le Premier ministre aurait en effet exprimé, lors de la réunion trimestrielle entre l’État et les régions, le 27 juin, son souhait de « faire revenir vers l’État la gestion de la totalité des aides surfaciques », selon François Bonneau, vice-président délégué de Régions de France.

Assurant depuis le 1er juillet 2019 la présidence du Conseil de l’Union européenne, la Finlande a indiqué ne pas avoir pour objectif de trouver un accord sur la Pac d’ici à la fin de son mandat, le 31 décembre 2019. Arguant des incertitudes actuelles, liées au Brexit notamment, la présidence finlandaise a préféré ne pas s’engager sur des résultats précis.

La procédure qui a démarré il y a douze ans et qui oppose Paul François à Monsanto, et désormais Bayer, pour une intoxication à l’herbicide Lasso en avril 2004, n’est pas terminée. En avril 2019, la Cour d’Appel de Lyon a retenu la responsabilité de l’agrochimiste, mais Bayer se pourvoit en cassation.

22 juillet, 2019

Création de l’Agence régionale de la biodiversité de Bourgogne-Franche-Comté

L’agence régionale de la biodiversité Bourgogne-Franche-Comté a été officiellement créée le 8 juillet. Elle est composée de 30 membres et présidée par Stéphane Woynaroski, également conseiller régional. Si les missions de la structure ne sont pas encore totalement définies, l’agriculture devrait y avoir sa place. Étienne Henriot, agriculteur et membre de la Chambre d’agriculture de l’Yonne, siégera au conseil d’administration. « L’agriculture fonctionne grâce à la biodiversité. Les espèces cultivées et élevées en font également partie », a commenté Stéphane Woynaroski. Davantage de détails sur les actions de l’ARB sont attendus pour l’automne prochain.

15 juillet, 2019