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Une étude analyse le lien entre alimentation bio et présence de pesticides dans les urines

Une étude américaine, publiée en février dans la revue Environmental Research, conclut au fait que l’adoption d’un régime bio conduirait à une réduction rapide et significative de la présence de pesticides dans les urines. Les réductions les plus conséquentes concernent notamment l’insecticide neurotoxique malathion (-95 %). Seize personnes ont envoyé un échantillon d’urine pendant les douze jours de l’expérimentation. Le basculement vers un régime bio intervenait au milieu de la phase de test. Les auteurs de l’étude soulignent cependant plusieurs limites de leur expérimentation : le faible nombre de participants, le fait qu’aucun d’entre eux n’ait été en mesure de déterminer s’ils avaient été exposés à des pesticides hors de chez eux, ou encore que les taux de spinosad, seul pesticide approuvé pour la production biologique aux États-Unis n’aient été mesurés.

18 février, 2019

La Confédération paysanne dénonce le Contrat de solutions

Pour la Confédération paysanne, le Contrat de solutions porté par 42 partenaires agricoles, FNSEA en tête, représente un « redoutable outil de promotion » de l’industrie phytopharmaceutique, des industriels de l’agroéquipement et des entreprises du biocontrôle. Dans un communiqué en date du 13 février, le syndicat dénonce non seulement le contrat qui va « à l’encontre de l’autonomie des paysan-ne-s », mais également « la captation des financements que le tampon officiel du gouvernement sur ce contrat pourra permettre ». Le ministre chargé de l’Agriculture s’apprête en effet à signer le contrat au Salon de l’agriculture. La Confédération paysanne attend plutôt du Gouvernement « qu’il mette en place des politiques publiques qui accompagnent les paysan-ne-s vers une nécessaire sortie des pesticides ». Selon le syndicat, de « vraies solutions » existent déjà et d’autres ne demandent qu’à être déployées.

18 février, 2019

Une instruction précise la bonne utilisation des antiparasitaires sur petits ruminants

Une note du ministère de l’Agriculture du 29 janvier précise les modalités, pour la campagne 2019/2020, de bonnes utilisations des antiparasitaires lors des visites sanitaires sur petits ruminants. Ces dernières sont obligatoires dans tous les élevages de plus de 50 brebis ou de plus de 25 chèvres, selon un arrêté du 24 septembre 2015. Deux objectifs sont visés : inciter les éleveurs à mettre en place un diagnostic préalable avant d’administrer un antiparasitaire, et sensibiliser aux conséquences de ces traitements sur l’environnement et le risque d’apparition de résistances. Cette campagne débutera le 1er mars 2019.

 

 

11 février, 2019

Contrats de transition écologique : dernières expérimentations avant le déploiement national

Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique, a engagé le 6 février la seconde phase d’expérimentation des Contrats de transition écologique (CTE), forme de partenariat entre l’État et les collectivités locales. Les objectifs visés ? Le développement des énergies renouvelables, la mise en œuvre de circuits courts et de mécanismes d’économie circulaire ou encore la promotion des métiers verts. Huit nouveaux territoires ont été retenus* pour cette deuxième phase de l’expérimentation des CTE, qui permettra de finaliser les outils du dispositif, afin de faciliter son déploiement national à partir de l’été 2019, pour l’ensemble des territoires intéressés par cette démarche.

* Communauté de communes du Trièves et Grenoble-Alpes Métropole (38), Pays Vendômois (41) Pays Terres de Lorraine (54), communauté d’agglomération Grand Paris Sud (91), communauté de communes Coutances Mer et Bocage (50), communauté d’agglomération Rochefort Océan (17), groupement d’action locale Sud Mayenne-Pays de Craon, Pays de Château-Gontier, Pays de Meslay-Grez (53), centre Morbihan Communauté et Pontivy Communauté (56).

11 février, 2019

Machinisme : accord entre la FAO et le Réseau de l’agriculture de conservation africain

La FAO et le Réseau de l’agriculture de conservation africain ont signé le 7 février un protocole d’accord visant à encourager les petits agriculteurs à améliorer leur accès à une mécanisation agricole durable. Outre l’amélioration du confort de travail, ce partenariat vise à encourager l’agriculture de conservation, un système favorisant une perturbation minimale du sol et la plantation d’espèces végétales complémentaires pour améliorer la biodiversité et les processus biologiques naturels. Le partenariat rassemble les parties prenantes du secteur privé, des groupes d’agriculteurs, de la société civile, des ministères de l’Agriculture, etc.

11 février, 2019

Alimentation et agriculture durables: une approche intégrée (FAO)

La FAO annonce le 5 février une nouvelle publication, « Alimentation et agriculture durables : une approche intégrée » (lien en anglais), qui vise à présenter des données modernes sur la manière dont une agriculture durable peut être « continuellement améliorée à différentes échelles ». Des problèmes à examiner désormais de manières globales, et non plus traditionnelles ou locales, souligne la FAO. L’ouvrage de 585 pages rassemble les travaux de 78 experts de la FAO et d’un large éventail d’universités et d’organisations du monde entier. Les analyses proposées ont pour objectif d’éclairer les arbitrages politiques, mais aussi les scientifiques, la société civile et le secteur privé.

11 février, 2019

Les autres brèves du 12 février 2019

Un cas de forme atypique d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) a été découverte en Pologne. Selon l’Organisation mondiale de la santé animale, OIE, cette ESB n’affecte pas le statut de la Pologne en tant que pays à risque négligeable d’ESB. La vache porteuse, découverte près des frontières tchèque et allemande, a été abattue.

Le quatrième procès opposant Paul François à Monsanto pour une intoxication à l’herbicide Lasso en avril 2004 s’est tenu le 6 février à la Cour d’Appel de Lyon. L’agriculteur, qui a depuis converti ses 200 ha en bio, demande plus d’un million d’euros au titre des troubles neurologiques qu’il subit. Le délibéré a été fixé au 11 avril.

Le ministère chargé de l’Agriculture a actualisé, le 30 janvier 2019, la liste des produits phytosanitaires non autorisés pour les amateurs depuis le 1er janvier 2019.

Le Conseil d’État a suspendu, le 6 février, un arrêté gouvernemental autorisant la poursuite de la chasse aux oies en février et prévoyant un quota de 4 000 animaux pour ce mois-ci. Il donne ainsi raisons aux quatre associations (FNE, Humanité & Biodiversité, LPO et One Voice) qui avaient attaqué cet arrêté.

Le Conseil national de l’alimentation (CNA) a adopté, en janvier 2019, un avis du Comité national d’éthique des abattoirs. Celui-ci formule 53 recommandations poursuivant 5 ambitions, visant notamment l’amélioration des bonnes pratiques, de l’information du consommateur et de la qualité de vie au travail.

Smag rejoint la ferme Digitale, le collectif regroupant les entreprises intervenant dans le domaine de l’AgTech français, dont la mission consiste à promouvoir l’innovation et le numérique pour une agriculture performante et durable. Son adhésion sera officialisée le 23 février lors du Salon de l’Agriculture, aux côtés de trois autres nouveaux membres : Linkinfarm, Poiscaille, Promus.

La plate-forme Api-Agro annonce, le 31 janvier, présenter une réponse à un appel à manifestation d’intérêt lancé par FranceAgriMer. Objectif : définir les conditions optimales de la diffusion de différentes solutions numériques interopérables permettant d’atteindre une traçabilité complète du produit et des pratiques jusqu’au consommateur. Api-Agro agira dans un consortium porté par l’interprofession Interfel et soutenu par le Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (CTIFL).

Le fabricant de robots agricoles Naïo technologies et l’entreprise de partage de matériel WeFarmUp ont lancé un service d’achat partagé, CoInvest. Selon les deux partenaires, plus de 1000 agriculteurs auraient manifesté leur intérêt. L’idée est de faciliter l’accès aux robots désherbeurs en limitant les frais, notamment pour des maraîchers travaillant différentes cultures, nécessitant des interventions à des moments différents.

L’entreprise Agriloops annonce, le 7 février, avoir levé 1,4 M€ afin de développer la première ferme aquaponique en eau salée européenne. « En produisant ses gambas en France et dans le respect de l’environnement, Agriloops souhaite offrir un produit unique au consommateur : aucune congélation, du goût et un objectif zéro antibiotique », affirme un communiqué de la start-up rennaise. E.P.

L’île d’Ouessant lance un appel à candidatures pour la création d’élevages. L’objectif est de créer une filière laitière de proximité, souhaitée par les quelque 800 consommateurs locaux, et valoriser les espaces ouverts menacés d’enfrichement. Une condition toutefois : le mode d’élevage devra être extensif, autrement dit, ne pas chercher la productivité maximale. Cet appel est ouvert jusqu’au 31 mai 2019.

11 février, 2019

Viandes polonaises frauduleuses : les 795 kg vendus en France retrouvés

Le ministère de l’Agriculture a annoncé, le 2 février 2019, que « la totalité » des 795 kg de viande de bœuf frauduleuse en France, originaire de Pologne, avait été retrouvée. 2,7 tonnes avaient été exportées dans 13 pays, sans avoir fait l’objet d’un contrôle officiel par un vétérinaire à l’abattoir. En France, neuf négoces étaient concernés. Sur ces 795 kg, 500 kg ont été bloqués et seront détruits, 150 kg ont été vendus au consommateur via notamment des boucheries. Les 145 kg restants ont été identifiés dans des lots de viande commercialisés par des grossistes, boucheries ou restaurants. Une partie de ces lots a pu être retirée du marché, précise le ministère. Si Didier Guillaume a tenu à féliciter « la réactivité des services » de son ministère, l’ONG Foodwatch dénonce une traçabilité insuffisante des circuits alimentaires.

4 février, 2019

Selon la FNSEA, la PPE n’est pas assez ambitieuse pour la méthanisation

La programmation pluriannuelle de l’énergie, actuellement soumise à plusieurs instances expertes, concerne le secteur agricole. La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricole (FNSEA) s’est penchée sur le document, et ne trouve pas son compte. Notamment pour ce qui concerne la méthanisation. Le syndicat relève que le biogaz ne représenterait que 7 % de la consommation totale de gaz français en 2030, au lieu des 10 % prévus dans la loi de Transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) de 2015. Une trajectoire limitée par un souci de plafonner la dépense publique, et qui « ne laissera aucune chance aux projets agricoles et territoriaux de se développer durablement », selon un communiqué publié le 29 janvier. Selon un pool d’acteurs de la filière gaz, la barre des 30 % serait atteignable en 2030 sur la base du « politique volontariste ».

4 février, 2019

Le vinaigre peut désormais être utilisé comme herbicide

Le vinaigre, qui avait été autorisé au niveau européen en tant que substance de base en protection des plantes mais seulement comme fongicide et bactéricide, n’est désormais plus restreint dans ses utilisations (règlement d’exécution (UE) 2019/149 paru au JO de l’UE du 31 janvier). Il peut être entre autres appliqué comme herbicide.

4 février, 2019

Le groupe Bernard et la minoterie Forest rejoignent la démarche Agri-Ethique

Le 29 janvier, deux nouveaux partenaires ont rejoint la démarche Agri-Ethique, filiale de la Cavac : le groupe Bernard et la minoterie Forest. Agri-Ethique rassemble désormais 1 130 agriculteurs et éleveurs pour 45 références alimentaires issues de blé, lait, œufs et porc, soit plus de 173 M€ générés par les ventes des produits labellisés AE.

4 février, 2019

Les autres brèves du 5 Février 2019

La plateforme de financement participatif dédiée aux projets agricoles MiiMOSA lance « MiiMOSA transition », une déclinaison exclusivement focalisée aux projets de transition agricole, alimentaire et énergétique. Danone, Herta, D’aucy, Les Paysans de Rougeline et Carrefour se sont d’ores et déjà posés en partenaires, afin de financer, aux côtés des citoyens, les projets retenus par MiiMOSA, dans une fourchette de 50 000 à 1 million d’euros. 

Éditrice de solutions digitales à destination du secteur agricole, la société Smag annonce son adhésion au collectif La Ferme Digitale. « Cette adhésion confirme la volonté de Smag de jouer pleinement son rôle au sein de l’écosystème AgTech français, pour promouvoir l’innovation numérique et soutenir l’agriculture dans son évolution technologique », précise un communiqué daté du 31 janvier. 

Bonduelle, en ce début d’année 2019, lance une nouvelle offre de références Bio 100 % français aux rayons légumes en conserves et légumes surgelés, qui connaît une véritable dynamique. Haricots verts et petits pois ouvrent la marche. Le groupe propose un emballage « plus cohérent avec l’esprit du bio », composé à 45 % de matériau bio-sourcé à base de canne à sucre. E.P.

Cousin du groupe de travail dédié à la méthanisation qui avait abouti en mars 2018, le groupe de travail mis en place par le ministère de la Transition écologique afin d’accélérer le développement de la filière, a clôturé ses travaux le 31 janvier. Retrouvez ses conclusions ici.

Ovalie Innovation, la filiale R&D de Maïsadour et Vivadour, vient de signer un contrat pour fournir, en huile de coriandre, Seppic, une entreprise spécialisée dans le développement et la commercialisation d’ingrédients dédiés à la santé et à la beauté. L’extraction de cette huile est basée sur un nouveau process, green label, sans solvants ni additifs. 25 ha de coriandre ont été cultivés en 2018 par des adhérents des deux coopératives. Cette culture, peu gourmande en intrants, permet de diversifier les assolements.

Les marques Savéol, Prince de Bretagne et Solarenn viennent de s’associer pour proposer des tomates « cultivées sans pesticides de la fleur à l’assiette », sans pour autant être bio. En clair, la graine ou le plant auront pu être traités, mais pas la tomate. Tous les maraîchers ont reçu des formations. Les trois structures visent rapidement, avec ce nouveau mode de production, atteindre 30 à 40 % de leurs ventes de tomates.

FNSEA et JA dénoncent une nouvelle fois le retard « inacceptable » du versement des aides bio. Fin 2018 deux tiers seulement des dossiers bio 2016 avaient reçu le solde des aides attendues. Pour les dossiers 2017, cette part tombe à seulement 30 %.

L’acquisition d’Arysta LifeScience, l’activité agricole de Platform Specialty Products Corporation, par UPL, United Phosphorus Ltd., a bien été finalisée le 31 janvier 2019 comme prévu.

4 février, 2019

Un site pour lutter contre les infox alimentaires

L’Association nationale des industries alimentaires (Ania), lance un site internet pour répondre aux attaques sur la malbouffe et à ce qu’elles qualifient de « fausses informations » circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux. La plateforme alimentation-info-intox.fr a été conçue comme « une nouvelle arme face à la désinformation sur notre alimentation », dixit Richard Girardot président de l’Ania, dans un communiqué du 17 janvier. Le site sera alimenté au fur et à mesure, le choix des sujets se fera en fonction de l’actualité et des attaques relevées. Les internautes auront la possibilité de proposer des sujets qu’ils souhaitent voir aborder.

28 janvier, 2019

Agtech : Sencrop lève 10 M$ pour son développement international

L’entreprise Sencrop, spécialisée dans la commercialisation de stations météo connectées, vient de procéder à une levée de fonds de 10 M$ (8,8 M€) menéz par Bpifrance, via le fonds Ecotechnologies dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir. « Cette levée de fonds va permettre à Sencrop de se renforcer à l’international tout en continuant de développer sa R&D sur la donnée », explique Martin Ducroquet, son co-fondateur. Les solutions de Sencrop sont utilisées par plus de 5000 agriculteurs dans 10 pays. L’entreprise vient par ailleurs de lancer Leafcrop, un capteur d’humectation de lutte contre le gel destiné aux viticulteurs et arboriculteurs, lors du Sival de Nantes qui s’est tenu du 15 au 17 janvier.

28 janvier, 2019

Axéréal mise sur ses filières intégrées

Bien que très présent sur l’export de céréales, le groupe Axéréal souhaite renforcer son ancrage dans les filières intégrées. « Cette année, un seuil significatif est franchi, car les volumes engagés dans les filières industrielles dépassent les commodités », souligne Paul-Yves L’Anthoën, le directeur général d’Axéréal, à l’occasion d’une conférence de presse le 10 janvier, à Paris. Le groupe collecte actuellement 4,6 Mt de céréales, dont 40 % exportées. D’ici à 2022, la coopérative vise un triplement de ses productions bio pour atteindre 80 000 tonnes collectées. En culture de spécialités, comme le soja ou les lentilles, Axéréal espère doubler ses volumes sur le même pas de temps, pour produire 120 000 tonnes par an. Depuis 2017, la coopérative a aussi lancé la démarche Cultiv’Up.

28 janvier, 2019

Retards des aides bio : FNSEA et JA s’impatientent

C’est un serpent de mer dont les agriculteurs bio se seraient bien passés… Le versement des aides bio accumule les retards depuis 2016. Régulièrement, les syndicats s’alarment de la latence de ce dossier. Dans un communiqué, daté du 25 janvier, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et Jeunes agriculteurs (JA) estiment la situation intenable. « Fin 2018, deux tiers seulement des dossiers bio 2016 avaient reçu le solde des aides attendues. Pour les dossiers 2017, cette part tombe à seulement 30 % », affirment les deux syndicats. Des chiffres jugés « inacceptables », tout comme l’absence de réponse du ministère de l’Agriculture, que la FNSEA et JA ont contacté par courrier début décembre 2018.

28 janvier, 2019