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Lubrizol, levée des restrictions sur les productions agricoles

Le ministère de l’Agriculture a annoncé le 18 octobre la levée des mesures de restriction sur les productions agricoles mises en place à la suite de l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen. Le 14 octobre, les analyses positives de l’Anses avait permis la reprise de la commercialisation du lait et des produits laitiers. C’est désormais au tour du miel, des œufs, des poissons d’élevage ainsi que des produits végétaux.

Les résultats obtenus sur les œufs, l’ensilage et le mais grains présentent des concentrations supérieures au bruit de fond classiquement retrouvé dans les plans de surveillance et de contrôle conduits chaque année par la DGAL, tout en restant en deçà des seuils réglementaires, indique le ministère de l’Agriculture.
L’Anses confirme également l’importance de maintenir une surveillance au long cours pour assurer la protection des consommateurs.

21 octobre, 2019

Sécheresse, les aides revalorisées de 10 millions d’euros pour l’année 2018

La direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) l’a confirmé : les critères d’accès au fonds national de gestion des risques agricoles (FNGRA) vont bien être modifiés, à titre exceptionnel, pour les demandes d’indemnité sécheresse déposées en 2018. Une décision qui fait suite à l’annonce du président de la République, Emmanuel Macron, lors de son déplacement au Sommet de l’élevage, le 4 octobre. Les exploitants dont le taux de perte de fourrage sur le produit brut se situe entre 11 et 13 % pourront bénéficier de cette modification. Ce qui représente une enveloppe supplémentaire de 10 millions d’euros. Les services du ministère de l’Agriculture n’ont pas encore indiqué si les demandes liées à la sécheresse 2019 seraient aussi concernées.

 

21 octobre, 2019

Biofournil, nouvel adhérent du label Agri-Éthique France

Le label de commerce équitable 100 % origine France, Agri-Éthique, compte depuis le 18 octobre un nouveau partenaire. L’entreprise de boulangerie biologique Biofournil a en effet annoncé avoir rejoint la démarche. Six pains de la marque seront ainsi labellisés. La signature Agri-Éthique regroupe ainsi, actuellement, quinze coopératives, 600 boulangeries et 1000 agriculteurs. Celui-ci repose sur trois engagements : garantir le revenu des agriculteurs, préserver l’emploi local sur le territoire, et soutenir les pratiques d’actions responsables et durables.

21 octobre, 2019

Un partenariat entre le Gnis et l’Interprofession française de l’horticulture

Le Groupement interprofessionnel des semences et plants (Gnis) et l’interprofession française de l’horticulture (Val’Hor) ont signé une convention-cadre le 17 octobre. Les ambitions communes aux deux structures concernent « la promotion du végétal et ses acteurs », en s’appuyant sur leur plan de filière respectif. Cette convention va s’étaler sur 2019-21 et portera notamment sur la valorisation des produits horticoles français et des semences de plantes à gazon, florales ou potagères, la mise en valeur du rôle des pollinisateurs par les végétaux, l’accompagnement du développement de l’agriculture urbaine, ou le végétal dans les politiques publiques.

21 octobre, 2019

L’ensemble du personnel des instituts techniques adhérents de l’Acta recensé dans un annuaire dédié

L’Acta a annoncé, à l’occasion de la remise des prix du concours ITA’Innov, le 15 octobre, le lancement de l’annuaire des instituts techniques, sous la forme d’une plateforme web. Les quelques 1850 collaborateurs des réseaux de l’Acta y sont listés, avec leur poste, la filière dans laquelle ils évoluent et leurs compétences. L’Acta, qui fédère 18 instituts techniques agricoles, revendique un « potentiel scientifique de haut niveau », comptabilisant dans leurs effectifs plus de 1400 docteurs, ingénieurs et techniciens. Et rappelle leur investissement dans des activités qui dépassent largement la production de références technico-économiques, pour aborder le bien-être animal, le numérique, la filière bio et ou encore l’agroécologie.

21 octobre, 2019

Maison-Alfort abritera le centre de référence européen pour le bien-être des volailles d’élevage

Le règlement d’exécution de la Commission européenne, publié le 9 octobre au Journal officiel, officialise la création du centre de référence de l’UE pour le bien-être des volailles et autres petits animaux d’élevage. Le consortium, dirigé par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (France), l’Institut de recerca i technologia agroalimentàries (Espagne), l’Université d’Aarhus (Pays-Bas) et l’Istituto zooprofilattico sperimentale della Lombardia e dell’Emilia Romagna (Italie), pilotera ce centre, dont le siège est situé Maison-Alfort. Ces désignations seront réexaminées tous les cinq ans. Le temps que le programme de ce centre soit établi, le règlement l’encadrant prendra acte le 1er janvier 2020. Un premier centre de référence sur le bien-être animal avait été mis en place en 2017, mais ses missions étaient concentrées sur le bien-être des porcs.

14 octobre, 2019

L’outil des chambres d’agriculture MesParcelles fait peau neuve

Logiciel de traçabilité et de gestion technique des cultures, MesParcelles évolue. Les chambres d’agricultures, qui propose cet outil, annoncent le 14 octobre un nouveau portail web et des interfaces utilisateurs retravaillées pour une utilisation qui se veut « plus intuitive, ergonomique, ludique et simplifiée ». MesParcelles s’adresse aussi bien aux agriculteurs qu’aux coopératives, négoces et entrepreneurs de travaux agricoles. Cet OAD est accessible sous forme d’appli pour iOS et android sur Google Play et App Store. Parmi les fonctionnalités mises en avant : la commande d’imagerie aérienne, gestion de la protection des cultures, solution de traçabilité automatique ou encore liaison console-tracteur.

14 octobre, 2019

Occitanie, l’Inra investit dans des infrastructures pour une recherche agronomique « innovante »

L’Inra a inauguré deux nouveaux bâtiments, le 8 octobre, sur son site d’Auzeville-Tolosane. Dans le laboratoire de recherche Génétique physiologie et systèmes d’élevage (GenPhySE), dix équipes de recherche étudient la structure et le fonctionnement du génome des petits ruminants, porcs, lapins et palmipèdes gras, dans le but d’améliorer leurs caractères d’intérêt agronomique. De son côté, la halle technique d’agroécologie vise la valorisation, la mutualisation ainsi que l’adaptation de locaux pour la préparation d’échantillons (sols, végétaux, bois…) avant analyse en laboratoire. Quatre unités de recherche profiteront de cette installation : Agroécologie, innovation et territoires (Agir), Dynamiques et écologie des paysages agriforestiers (Dynafor), Laboratoire interactions plantes-microorganismes (LIPM) et l’unité expérimentale grandes cultures d’Auzeville (UE GCA). Premier financeur de l’opération, la Région Occitanie a investi 2,1 M€, l’État ayant pour sa part mobilisé 1,8 M€.

14 octobre, 2019

Le Conseil constitutionnel confirme la suppression des avantages fiscaux pour l’huile de palme

C’est la société Total qui avait pris l’initiative d’un recours auprès du Conseil constitutionnel. Le groupe pétrolier protestait contre l’exclusion de l’huile de palme de la liste des biocarburants au 1er janvier 2020. L’Assemblée nationale avait entériné cette décision fin 2018. En n’étant plus considéré comme biocarburant, l’huile de palme perd les avantages fiscaux qui vont avec ce statut. Le Conseil constitutionnel a tranché, le 11 octobre, en validant le choix des députés, au grand dam de Total, qui perdrait ainsi 70 à 80 M€ en continuant à s’approvisionner en huile de palme.

Le choix du Conseil constitutionnel est accueilli positivement par les filières d’agrocarburant français, qui se réjouissent de voir un débouché s’ouvrir : avec ses avantages fiscaux, l’huile de palme représentaient pour elles un concurrent particulièrement compétitif. Si le Réseau action climat (Rac) se félicite également de cette décision, le raisonnement est bien différent… Selon Rac, le gouvernement doit maintenant s’attaquer à l’ensemble des agrocarburants de première génération.

14 octobre, 2019

OGM, pesticides, recherche, biocontrôle, …. les autres brèves du 15 octobre 2019

Le 10 octobre, Les députés européens se sont opposés aux projets de la Commission européenne d’importer des produits contenant trois OGM (maïs MZHG0JG, maïs MON 89034 et soja A2704-12) résistants au glyphosate et au glufosinate d’ammonium, dans des résolutions non contraignantes.

L’Inra et l’IRD sont liés par un accord-cadre de partenariat depuis le 10 octobre, pour cinq ans. Parmi les thématiques communes des deux structures : les sols et notamment le stockage de carbone, les maladies infectieuses animales et zoonotiques, l’insécurité alimentaire en lien avec des scénarios de changement climatique ou encore l’étude du cycle hydrologique en interaction avec le climat.

Le micro-organisme Verticillium albo-atrum, souche WCS850 a vu son autorisation renouvelée au niveau européen en tant que substance à faible risque (règlement d’exécution (UE) 2019/1675 paru au JO de l’UE du 8 octobre 2019).

Les signatures lancées par Demain la Terre lors du Salon de l’agriculture gagnent du terrain. Un troisième adhérent de l’association vient d’obtenir le label « cultivé sans pesticide de synthèse ». Il s’agit du Verger de la Blottière, dont 600 tonnes de pommes sont concernées pour 2019. Le label « Sans résidu de pesticides », a été obtenu par deux autres adhérents.

 

14 octobre, 2019

L’ADN de trois souches de la rouille du soja est décryptée

L’Institut national de la recherche agronomique (Inra) annonce, le 30 septembre 2019, le séquençage de l’ADN de trois souches de champignons responsables de la rouille, maladie touchant le soja. Le pathogène montre une forte capacité d’adaptation et le nombre de solutions pratiques pour contrôler la maladie est limité. Ce séquençage ouvre « des perspectives prometteuses pour mieux comprendre l’adaptabilité, l’évolution et la diversité génétique » du pathogène, et proposer des stratégies de défense durables.

7 octobre, 2019

La baisse du budget de la répression des fraudes inquiète l’Association de défense des consommateurs

La période est aux annonces budgétaires pour les ministères. Si Didier Guillaume a présenté une enveloppe en hausse pour l’agriculture sur 2020, c’est l’une des lignes budgétaires du ministère de l’Économie qui inquiète l’Association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV). En l’occurrence, les moyens alloués à la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF), en baisse de 13,4 % en 2020 par rapport à 2019, soit une baisse de 30 % en trois ans, relève le CLCV. « Moins de moyens, c’est moins de contrôles, déplore l’association dans un communiqué daté du 1er octobre 2019. Au moment où nous constatons un développement inquiétant des alertes sanitaires sur les produits alimentaires, c’est la sécurité des consommateurs qui n’est plus assurée. »

7 octobre, 2019

Agreen Startup, le Conseil national de l’enseignement agricole privé devient partenaire

Le Conseil national de l’enseignement agricole privé (Cneap), qui fédère près de 200 établissements de formation et 53 000 élèves, devient partenaire d’Agreen Startup. Ce concours de startups innovantes au service de l’agriculture est organisé par les chambres d’agriculture. Le concept : rassembler, lors de salons professionnels, des équipes de candidats et leur donner deux jours pour dessiner les contours de leur projet. Les plus convaincants bénéficient d’aides pour concrétiser leurs idées. En tant que partenaire, le Cneap s’engage à apporter une récompense monétaire au gagnant du concours, et à lui offrir une résidence dans l’établissement de son choix où l’équipe pédagogique et les apprenants l’accompagneront dans la création et la mise en œuvre de sa start-up. L’objectif est également d’encourager les étudiants des établissements du Cneap à devenir porteur de projets ou équipiers des porteurs de projets.

 

7 octobre, 2019

Vignes, BASF propose un outil de simulation des pertes liées aux maladies du bois

BASF annonce, le 3 octobre, le lancement d’un simulateur pour mesurer les pertes liées aux maladies du bois sur vigne. Sur la base de quelques données telles que la densité de plantation, le taux de pieds à remplacer et coûts liés à leur remplacement, l’outil calcule à la fois l’investissement à consentir et le manque à gagner lié aux pertes de production. Cet OAD intègre également un module centré sur l’innovation Tessior, nouveau moyen de lutte contre l’esca, le BDA et l’eutypiose. Il évalue ainsi le coût engendré par une stratégie articulée autour de Tessior pour jauger l’intérêt économique d’une telle stratégie par rapport à l’arrachage et au remplacement des ceps malades.

 

7 octobre, 2019

Biocontrôle, protéines, alimentation animale,…les autres brèves du 8 octobre 2019

Une nouvelle liste des produits de biocontrôle est parue au Bulletin officiel du 3 octobre 2019, dans la note de service DGAL/SDQSPV/2019-677 du 26 septembre.

Une convention-cadre de partenariat a été signée entre Coop de France Auvergne-Rhône-Alpes (ARA) et l’institut d’enseignement supérieur VetAgro Sup, le 2 octobre à l’occasion du Sommet de l’élevage ((https://www.reference-environnement.com/secheresse-ceta-un-climat-tendu-au-sommet-de-lelevage/)). L’objectif de cette convention est de structurer les échanges de compétences des deux structures dans les activités d’enseignement, de recherche et de développement.

Bacillus subtilis, souche IAB/BS03 vient d’être approuvé en tant que substance à faible risque au niveau européen, sur la demande présentée par la société Investigaciones y Aplicaciones Biotecnológicas S.L (règlement d’exécution (UE) 2019/1605 paru au JO de l’UE du 30 septembre 2019).

La troisième édition des European Plant based Protein Awards a livré son verdict le 2 octobre, en ouverture du salon Plant-based Foods Summit, à Lille. Il vise à mettre en avant l’innovation autour de la protéine végétale. Plus de cent start-ups ont candidaté, sept ont été récompensées. Les lauréats se voient offrir un accompagnement personnalisé par les différents partenaires du concours. Si les projets sont très « en aval » de l’agriculture, ils ouvrent des débouchés pour les plantes protéiques.

L’institut national de la recherche agronomique (Inra) et Phileo, le spécialiste de l’alimentation animale, annoncent le 3 octobre la signature d’un accord cadre. Les deux structures renforcent ainsi un partenariat d’une quinzaine d’année autour de la nutrition et de la santé animale, dans l’objectif « d’inscrire les systèmes agricoles et alimentaires dans un développement durable et économiquement viable ».

Dans un communiqué du 3 octobre, FNSEA, JA et les chambres d’agriculture appellent le Parlement à refuser, dans le cadre de la loi de finances 2020, tant le projet de baisse de 15 % des ressources spécifiques des chambres d’agriculture que la proposition de collecter régionalement ces ressources.

Philagro commercialise dès cette campagne, sous le nom de Perf’Win, une solution mixte fongicide céréales qui combine le produit conventionnel Djembe, à base de bromuconazole et de tébuconazole, et le produit de biocontrôle Sitia d’Action Pin, à base de soufre. Ce partenariat entre les deux sociétés a pour objectif de proposer de nouvelles solutions de biocontrôle aux agriculteurs, dans un contexte où le marché de protection précoce des blés subit entre autres le retrait de molécules comme le chlorothalonil et des triazoles.

7 octobre, 2019

ZNT, Agir pour l’environnement demande Un « Plan Marshall » pour l’agriculture

Un « Plan Marshall » pour l’agriculture. C’est ce que réclame Agir pour l’environnement, dont les représentants ont été reçus au ministère de l’Agriculture le 24 septembre. Selon eux, une ZNT de 150 mètres autour des habitations est indispensable, et les effets d’une telle mesure pour l’agriculture sont conséquents et nécessitent donc un accompagnement, notamment financier. Si l’ONG n’évoque pas l’ampleur du budget nécessaire, elle estime qu’un tel plan pourrait être efficace en cinq ans.

30 septembre, 2019