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Séparation vente et conseil : ordonnance prise avant avril 2019

Lors de leur audition, le 8 novembre, par les députés de la mission glyphosate, les ministres de la Transition écologique et de l’Agriculture ont également fait le point sur plusieurs mesures visant l’objectif global de réduction de l’usage des produits phytosanitaires. François de Rugy et Didier Guillaume ont ainsi précisé que le projet du plan Écophyto 2+ sera mis en consultation publique mi-novembre 2018. Quant à l’ordonnance relative à la séparation des activités de conseil et de vente de produits, elle sera prise avant avril 2019.

Enfin, les ministres ont rappelé que la hausse de la redevance pour pollutions diffuses, prévue pour 2019, incitera à une moindre utilisation de produits au profil toxicologique et écotoxicologique peu favorable. Reste que le projet d’arrêté classant les substances actives dans chaque catégorie définie dans le projet de loi de finances, pour 2019, n’est pas encore dévoilé : sa mise en consultation publique, qui avait été annoncée pour le 12 octobre, est toujours attendue

12 novembre, 2018

Metam-Sodium : son interdiction inquiète la profession

Suite à la décision d’arrêté le métam-sodium, les Maraichers nantais regrettent, dans un communiqué, de ne pas avoir été associés aux expertises. Pour la fédération, « ce produit de désinfection des sols constitue à ce jour l’une des meilleures solutions techniques lorsqu’elle est mise en œuvre dans les conditions adaptées ». Sans alternatives équivalentes, les professionnels s’inquiètent « de cette décision couperet qui mettrait gravement en péril la filière ». Et de rappeler que le métam-sodium « n’est pas utilisé sur cultures mais sur sol nu, n’entrainant aucun résidu au niveau des cultures ni aucun risque pour les consommateurs ».
L’eurodéputé Eric Andrieu (PS) a adressé le 6 novembre une requête à la Commission européenne pour interdire sans délai toutes les dérogations relatives au métam-sodium, « afin de garantir une uniformisation du principe de précaution à l’échelle européenne pour l’ensemble des 500 millions de citoyens ». L’Eurodéputé craint des conséquences en termes de distorsion de concurrence pour les producteurs français.

12 novembre, 2018

Deux coopératives finalistes des « Excellences » du forum Open AgriFood

Le forum professionnel de l’agro-alimentaire, Open Agrifood, se tient les 21 et 22 novembre 2018 à Orléans. L’évènement est appelé à jouer le rôle de vitrine pour les démarches durables. C’est notamment le rôle du concours des « Excellences ». Les organisateurs ont évalué près de 150 dossiers candidats, pour définir les finalistes de chaque catégorie. Dans le registre « Distributeurs », la coopérative Cavac (Vendée) est dans la course, pour son site internet de vente directe www.produitici.fr. Dans la catégorie « Producteurs », la démarche de certification en agriculture durable CultivUp de la coopérative Axéréal (Loiret) est en lice.

D’ores et déjà classée comme « lauréates » ces initiatives seront départagées le 22 novembre à 16 heures, au Centre de Conférences d’Orléans.

12 novembre, 2018

Loi de finance 2019 : FNH veut y voir figurer 330 M€ pour les cantines

Comment, pour la restauration collective, servir au moins 50 % de produits sous signes de qualité dont 20 % de produits bio, d’ici à 2022 ? Quels moyens pour mettre en place un repas végétarien hebdomadaire dès 2019, et un plan pluriannuel de diversification de protéines pour certains établissements de restauration collective ? Pour atteindre ces objectifs fixés par la loi Égalim, la Fondation pour la nature et l’Homme (FNH) milite pour un fonds de 330 millions d’euros à débloquer pour les acteurs de la restauration collective. Un « Bonus cantine bio » que FNH voudrait voir intégré au projet de loi de finances 2019. Cette aide ne se cantonnerait pas à l’évolution des approvisionnements, mais concernerait d’autres actions, comme la formation des personnels à la lutte contre le gaspillage alimentaire. Selon FNH, il conviendrait de cibler prioritairement les territoires « les plus fragiles où le repas en restauration collective est souvent le seul repas équilibré de la journée », afin d’éviter de faire payer cette montée en gamme par le citoyen.

12 novembre, 2018

Les autres brèves du 13 novembre 2018

Alors que les institutions européennes travaillent à la révision des règlements européens relatifs aux émissions de CO2 des véhicules légers et à la création d’un règlement européen relatif aux émissions de CO2 des poids lourds, EsteriFance, la FNSEA, les JA, le Syndicat des énergies renouvelables (Ser) et le Syndicat national des producteurs d’alcool agricole (SNPAA) militent pour que la méthodologie évolue. Les cinq structures se prononcent pour que la Commission travaille à une nouvelle méthode qui puisse inclure un facteur de correction pour les émissions des biocarburants, qu’ils soient liquides (biodiésel, bioéthanol) ou gazeux (BioGNV).

Le 6 novembre, l’enseigne Prise Direct’, portée par Unéal, a inauguré son 5è magasin près de Valenciennes. Ce magasin propose des produits locaux, frais, de saison et au juste prix. L’enseigne annonce le déploiement de 15 magasins au nord de Paris d’ici à 2020.

Cavac présente « La French Angus », une filière de viande durable, locale et qualitative. La race à viande « Aberdeen-Angus », sera produite par les éleveurs de Bovineo, la branche bovine du groupe.

Entre le 20 septembre et le 20 octobre 2018, la sécheresse a empêché la reprise automnale de la pousse d’herbe. Le déficit atteint 23 % par rapport à la pousse de référence à la même période. Les régions les plus touchées : le Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes et Hauts de France.

Suite à une plainte déposée par l’UIPP, le décret du 30 juillet 2018 listant les molécules néonicotinoïdes concernées par l’interdiction en France serait susceptible d’être annulé par le Conseil d’État. L’Union nationale de l’apiculture française s’inquiète. L’UIPP dénonce une distorsion de concurrence : la France interdit totalement 5 substances alors que l’UE n’a fait que restreindre l’usage de 3 molécules.

Bruxelles pourrait envisager de rendre obligatoire, sur tous les produits alimentaires, de pictogrammes indiquant s’ils sont non végétariens, végétariens ou végétaliens. Sollicitée par les organisateurs d’une initiative citoyenne réclamant un tel étiquetage, la Commission européenne estime cette demande « recevable » sur le principe, qui doit désormais être analysée sur le fond.

Le dossier du retard des aides bio et des Mesures agro-environnementales et climatiques traine en longueur. Le syndicat Coordination rurale s’impatiente et évoque « l’hypocrisie » des sphères politiques qui affichent leurs intentions « durables » sans se donner le moyen d’instruire des dossiers datant de 2016. La CR dit ne plus croire à une mise à jour d’ici à la fin 2018. Et réitère sa demande d’un retour des aides bio et MAEc dans le pilier de la Pac.

12 novembre, 2018

Sécheresse : la pousse cumulée des prairies permanentes en baisse de 23 %

La pousse d’herbe est fortement déficitaire en 2018, indique une note du ministère de l’Agriculture du 30 octobre. Entre le 20 septembre et le 20 octobre 2018, la sécheresse a empêché la reprise automnale. Résultat : la pousse cumulée des prairies permanentes est en baisse de 23 % par rapport à la pousse de référence à la même période. Seules les régions Occitanie, Pays de la Loire et Paca sont dans une situation proche de la normale. Le déficit s’avère particulièrement important dans les régions Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes et Hauts de France.

5 novembre, 2018

Le Conseil national de l’alimentation et l’Académie d’agriculture de France coordonnent leur communication

Guillaume Garot, président du Conseil national de l’alimentation (CNA) et Bertrand Hervieu, président de l’Académie d’agriculture de France (AAF), ont signé le 30 octobre 2018 une convention de partenariat « Communication et événementiel ». Elle prévoit, notamment, que les deux institutions « potentialisent respectivement » leur présence sur les réseaux sociaux et partagent leurs relations avec la presse. La convention entend aussi favoriser les participations croisées de membres aux travaux de chacune des deux institutions et l’organisation de colloque sur des thématiques communes, comme celui de « l’accessibilité pour toutes et tous à une alimentation de qualité ».

5 novembre, 2018

Viticulture : une solution biologique pour lutter contre le ver de la grappe récompensée

Lors du salon Med – agri, spécialisé sur l’agriculture méditerranéenne et qui s’est déroulé du 16 au 18 octobre à Avignon, une solution de lutte biologique par phéromone pulvérisable contre le ver de la grappe en viticulture a été primée. Elle est portée par la société M2i. La phéromone naturelle désoriente les papillons mâles, les empêche de localiser les femelles et donc de s’accoupler. L’intérêt de l’innovation, nommée Lobesia pro spray, par rapport aux autres phéromones utilisées ? Elle exploite une technologie brevetée de micro encapsulation avec une formulation sous forme liquide qui préserve les propriétés de diffusion sur la durée. Des essais pour les cultures maraîchères sont en cours.

5 novembre, 2018

Agri Confiance : cinq coopératives au niveau 2 de la certification environnementale

Cinq coopératives, adhérentes à la démarche Agri Confiance, ont reçu un avis favorable pour recevoir l’équivalence au niveau 2 de la certification environnementale. La Commission nationale de la certification environnementale (CNCE), réunie le 19 octobre 2018, estime ainsi que Cave Anne de Joyeuse, Le cercle des Vignerons de Provence, Alliance Aquitaine, Uni-médoc et Union de Guyenne remplissent les bons critères. Agri Confiance compte désormais 21 coopératives cultivant cette équivalence, dont 17 pour la filière vin, trois pour la filière céréale, une pour la filière volaille.

L’association Agri Confiance compte, en tout, 60 coopératives adhérentes.

29 octobre, 2018

Une marque « produit en Île-de-France » annoncée au Sial 2018

La vice-présidente de la région Ile-de-France, Alexandra Dublanche, a annoncé le 22 octobre, lors du Salon international de l’alimentation (Sial), la création d’une marque « produit en Ile-de-France ». Dédiée au marché français, elle sera dénommée « made in Paris Region » pour l’export et les lieux touristiques. Cette initiative s’inscrit dans le plan régional pour l’alimentation d’origine francilienne, en cours d’élaboration par la région. L’agriculture est au cœur de cette stratégie, avec une forte volonté de « territorialiser l’offre » agricole. Sont ainsi prévus l’accompagnement à l’installation de 200 agriculteurs par an, la diversification vers les circuits courts et des ateliers de rencontre entre les agriculteurs et la dizaine de millions de consommateurs résidant dans le bassin francilien.

29 octobre, 2018

Paca : Vivéa dresse un premier bilan de ses formations pour professionnaliser la vente directe

Lancé en 2015 pour trois ans, un programme de formations portant sur l’activité agro-touristique pour les agriculteurs, initié par des élus de Vivéa de Provence-Alpes-Côte-D’azur, fait l’objet d’un premier bilan. Une étude, publiée dans le numéro d’octobre 2018 du magazine de la structure, propose une analyse de l’opinion de 30 des 205 bénéficiaires de ces formations. Décidée en 2017, cette évaluation de la plus-value de ces dispositifs devrait aboutir à l’élaboration d’un nouveau cahier des charges début 2019. Celui-ci devra inclure plusieurs préconisations formulées à la suite de cette étude, parmi lesquelles une exigence renouvelée concernant le partenariat avec des collectivités touristiques, des organismes de formation et des structures agro-touristiques.

29 octobre, 2018

Evalio Insect Tracker, pour rester informé des pressions parasitaires

Partager la situation parasitaire des blés et colzas, tel est l’objectif de l’application mobile collaborative Evalio Insect Tracker que lance FMC. Cet outil de signalement en temps réel est destiné à l’ensemble de la communauté agricole : distributeur, filière, agriculteur… Il permet, à la manière de Waze qui informe sur la circulation, de rester alerté de l’évolution parasitaire et de prendre ainsi les bonnes décisions pour protéger ses cultures. L’application est disponible sur Android et Apple store.

29 octobre, 2018

Les autres brèves du 30 octobre 2018

Le SP95-E10, première essence de France depuis 2017, confirme son envol et sa bonne santé à la pompe. En septembre 2018, le biocarburant, composé jusqu’à 10 % d’éthanol, représentait une part de marché de 42,7 %, soit dix points de plus que le SP95, à 32,3 %.

Selon le Canard Enchaîné, la firme Lactalis aurait vendu 8 000 tonnes de lait en poudre, issus de son usine à Craon en Mayenne, présentant un risque de contamination à la salmonelle. Le site mayennais avait déjà été l’épicentre du scandale du lait infantile contaminé, fin 2017. Dans communiqué daté du 24 octobre, l’eurodéputé Éric Andrieu met en cause la capacité du gouvernement à protéger les citoyens français, et demande à la firme, si les faits sont avérés, de rembourser les aides Pac qu’elle a pu percevoir.

29 octobre, 2018

Belgique : 89 cas de peste porcine africaine détectés

89 cas de peste porcine africaine (PPA) ont été détectés chez des sangliers retrouvés morts dans la région d’Étalle au Sud-Est du pays (province de Luxembourg) depuis le 13 septembre, indique la plateforme d’épidémiosurveillance en santé animale (Esa), le 15 octobre. En Belgique, les mesures mises en place le 14 septembre suite à la détection des premiers cas ont été modifiées par les arrêtés du 12 octobre 2018. Elles sont effectives jusqu’au 14 novembre et visent, selon les autorités Wallonnes, à préciser les modalités de sortie des cadavres de la zone, qui sont autant de foyers de contamination. Autres objectifs : freiner la propagation du virus par l’installation stratégique de clôtures et réduire drastiquement la densité de sangliers pour éradiquer le virus.

22 octobre, 2018

Plan Loup : le plafond d’abattage relevé pour l’année 2018

Pilote du Plan Loup au niveau national, la préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé, le 19 octobre, que le nombre d’abattages de loups autorisés serait revalorisé pour l’année 2018, passant de 43 à 51 spécimens, via un arrêté daté du 16 octobre. Soit une hausse de 2 % de l’effectif moyen estimé de 430 loups sur le territoire français. Le précédent plafond avait été atteint en juin dernier.

Dans un communiqué daté du 18 octobre, la Confédération paysanne appelait les ministres de l’Agriculture et de l’Écologie à « signer en urgence un nouvel arrêté », pour mettre fin à une « situation insupportable », mettant « hors la loi » les éleveurs « qui seraient contraints de défendre leurs troupeaux contre le loup. » Une requête qui faisait suite à l’annonce, la veille, par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), de « la suspension de tous les tirs jusqu’à nouvel ordre ». Stéphane Bouillon, l’ancien préfet coordonnateur du Plan Loups, s’était engagé à relever ce plafond de 2 %, avant d’être nommé place Beauvau suite au remaniement ministériel du 16 octobre dernier.

22 octobre, 2018

Recherche de biofongicides : BASF renouvelle son partenariat avec PAT

BASF et la PME française Plant advanced technologies (PAT) ont annoncé le 15 octobre 2018 avoir signé un nouvel accord de partenariat pour le développement de molécules naturelles au service de l’agriculture. Un premier accord avait été conclu en 2016. Objectif : intensifier la recherche pour la découverte de biofongicides en s’inspirant des défenses naturelles des plantes. PAT s’appuie sur des technologies inédites permettant « de stimuler le potentiel naturel des plantes dans le but de produire des biomolécules jusqu’à présent considérées comme inaccessibles », précise un communiqué commun des deux sociétés. Les molécules identifiées comme efficaces contre les champignons seront développées, homologuées et commercialisées par BASF.

22 octobre, 2018