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Le plan bio devrait être présenté en ouverture du Salon de l’agriculture

« Plan Bio » ? « Ambition bio » ? Le nom du plan de développement de la filière bio n’est pas encore connu. L’ouverture du Salon de l’agriculture pourrait être l’occasion d’en savoir plus. Emmanuel Macron a prévu de présenter ce plan lors de sa visite, le samedi 24 février, porte de Versailles. Des mesures pour réduire l’utilisation des produits phytosanitaires pourraient être également annoncées.
Lors de la clôture des États généraux de l’alimentation, le gouvernement s’était engagé à préciser, au cours du SIA, la répartition des cinq milliards d’euros d’investissements d’avenir alloués à l’agriculture et le plan national sur la bioéconomie.

19 février, 2018

Septoriose du blé : l’Inra clone et caractérise le premier gène de résistance

L’Inra a, le 12 février, annoncé avoir identifié et validé comme fonctionnel, un gène de résistance, nommé Stb6, au champignon Zymoseptoria tritici, responsable de la septoriose chez le blé. Ces travaux ont été publiés dans la revue Nature Genetics. 21 gènes majeurs de résistance à Z. tritici (Stb) ont été identifiés chez le blé, mais aucun n’avait été cloné et caractérisé. Ces travaux ouvrent de nouvelles perspectives de lutte durable contre la septoriose, selon l’Inra.

19 février, 2018

L’Agence française de la biodiversité verse 63 M€ aux parcs nationaux

Le montant total des contributions de l’Agence française pour la biodiversité aux ressources budgétaires des dix établissements publics des parcs nationaux est fixé à 63 319 222 euros pour l’année 2018. Les dotations pour les établissements vont de 7,53 M€ pour le parc amazonien de Guyane et 6,9 M€ pour le parc des Ecrins, à 5,25 M€ pour le parc des Calanques.

19 février, 2018

Occitanie : trois GIEE sur les légumineuses

Qualisol, coopérative située dans le Tarn-et-Garonne, soutient la création de trois nouveaux GIEE, les Groupements d’intérêt économique et environnemental. Ils visent le développement des légumineuses et plus particulièrement celui des espèces à destination de l’alimentation humaine : pois chiche, lentille, haricot… Au total, 34 exploitations sont impliquées. La Chambre d’agriculture régionale coordonnera la capitalisation des connaissances produites au sein de ces GIEE dans le but d’une diffusion à plus grande échelle.

19 février, 2018

Les autres brèves du 20 février 2018

Le 15 février, le Conseil d’Etat a rejeté les pourvois en cassation de Dow concernant la suspension des deux insecticides Closer et Transform. La firme avait fait appel de la décision du tribunal de Nice du 24 novembre, qui avait délibéré en faveur de l’ONG Génération Futures. Les deux produits à base de sulfoxaflor restent donc suspendus en attente du jugement sur le fond du dossier, non programmé à ce jour.

Le Gouvernement a publié le 19 février son plan loup 2018 – 2023. Un maximum de 40 loups pourront être abattus en 2018. Des chiffres qui pourront être réactualisés au printemps selon les données sur la population. À partir de 2019, le plafond annuel sera « fixé à 10 % de la population sur la base des recommandations scientifiques », avec possibilité de relèvement de 2 % « en cas d’atteinte du plafond avant la fin de l’année civile et de dommages particulièrement importants ».

Des chercheurs de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et de VetAgro Sup ont publié le 13 février une étude sur les cas d’intoxication d’oiseaux granivores liés à l’ingestion de semences traitées à l’imidaclopride. Entre 1995 à 2014, le réseau Sagir, regroupant l’ONCFS et les fédérations de chasseurs, a enregistré 101 foyers pour lesquels une exposition à l’imidaclopride a été avérée dans un contexte agricole, totalisant au moins 734 animaux morts. L’étude souligne que pour 70% de ces foyers, un lien de causalité a pu être établi entre l’exposition à cette substance en tant que traitement de semences et la mortalité des animaux.

Sur Europe 1, suite à l’affaire Lactalis, Stéphane Travert a indiqué le 18 février que des contrôles sanitaires « sur l’environnement du produit » seront effectués, et pas seulement sur le produit lui-même. Ces dispositions seront contenues dans la loi en préparation suite aux EGA.

Le mois de janvier 2018 bat des records : + 3,4 ° par rapport aux moyennes et un excès de pluies de 68 %. Au 1er février, Agreste souligne que l’indice d’humidité des sols est excédentaire sur la majorité du territoire sauf en Corse et dans le Sud-Est où elle reste déficitaire.

La Commission européenne a dévoilé ses propositions pour le budget de la PAC le 14 février. Trois possibilités : budget constant, – 15 % ou – 30 %. Même si une baisse était prévisible, sous la pression du Brexit, l’ampleur des réductions ont très vite fait réagir les syndicats français, demandant le maintien du budget européen. Les chefs d’Etat et de gouvernement européen se réunissent le 23 février pour étudier ces propositions.

L’outil d’aide à la décision Tameo créé par Arvalis-Institut du végétal et Météo France, gagne du terrain auprès des coopératives et négoces agricoles. Le Gouessant le propose depuis janvier à ses adhérents. L’outil est déjà utilisé par 35 agriculteurs. La coopérative bretonne souhaite doubler tous les ans son nombre de contrats auprès de ses 4000 adhérents pour couvrir 30 % de ses surfaces d’ici à trois ou quatre ans.

Cooperl Arc Atlantique (22) vient de débuter les travaux de construction d’une unité de méthanisation pour valoriser en énergie renouvelable les produits organiques des élevages porcins. 16 M€ seront investis pour cette installation, baptisée « Emeraude bio-énergie », de taille gigantesque : deux digesteurs de 5000 m3, soit le plus gros poste d’injection sur le réseau GRDF en France. Mise en service prévue en 2019.

 

Le négoce Bernard vient de lancer Météo Top, un service de stations météos connectées en partenariat avec Weenat. Des démonstrations seront organisées lors de la plateforme blé numérique du 5 juin 2018, journée de rencontre autour des expérimentations menées par le négoce.

19 février, 2018

Économie circulaire : la pré-feuille de route en consultation

La consultation publique sur la « pré-feuille de route » de l’économie circulaire, est ouverte. La secrétaire d’État auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, Brune Poirson, l’a lancée le 6 février. Un document en quatre pans : mieux gérer les déchets, mieux produire, mieux consommer et mieux mobiliser. Acteurs des secteurs concernés et grand public sont invités à se prononcer jusqu’au 25 février.

Si l’agriculture ne fait l’objet d’aucun focus spécifique, elle peut être intégrée dans des thématiques plus globales. Le Comité français des plastiques en agriculture (CPA) a ainsi déjà réagi positivement à l’objectif annoncé de recycler 100 % des plastiques à l’horizon 2025. L’aspect « territoire » étant également mis en avant, le secteur agricole y sera certainement associé au cas par cas.

La feuille de route économie circulaire doit être élaborée avant la fin du premier trimestre 2018.

12 février, 2018

L’Anses devient laboratoire de référence européen pour la fièvre aphteuse

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et le Centre belge d’étude et de recherches vétérinaires et agrochimiques (Cerva) ont été désignés conjointement laboratoire de référence de l’Union européenne pour la fièvre aphteuse. Ce consortium a été sélectionné suite à un appel à candidatures lancé par la Commission européenne en mai 2017. Il prendra effet le 1er janvier 2019 pour prendre la suite de l’Institut Pirbright, au Royaume-Uni.

12 février, 2018

L’ITB renouvèle son statut d’institut technique agricole

Dans un arrêté du 8 février 2018, le ministère de L’Agriculture renouvèle la qualification de l’Institut technique de la betterave (ITB) comme institut technique agricole pour la période 2018-2022. Cette qualification atteste la compétence du personnel de l’ITB, ainsi que la qualité et la portée des travaux menés pour l’amélioration continue de la production de betterave sucrière. « Cela nous engage dans un projet d’envergure pour les cinq prochaines années », commente Vincent Laudinat, directeur général de l’ITB.

12 février, 2018

Les aliments voyagent et les cultures s’hybrident avec la Chaire Alimentations du monde

Pour son septième rendez-vous annuel, la Chaire Unesco Alimentations du monde a réuni près de 400 personnes autour du thème des « Aliments voyageurs », le 2 février à Montpellier. Du commerce des plantes à travers l’Histoire, entre les grands continents du Sud (Amérique latine, Afrique et Asie), à la logistique du dernier kilomètre – enjeu crucial sur lequel La Poste s’engage avec son offre ChronoFresh – en passant par la transmission intergénérationnelle de la culture alimentaire et des traditions, la circulation des aliments se fait dans l’espace et dans le temps. Avec eux, des pratiques et des cultures culinaires qui se recomposent, se réinventent et s’hybrident. Toutes les présentations sont disponibles sur www.chaireunesco-adm.com.

 

12 février, 2018

Les autres brèves du 13 février 2018

Selon un rapport de l’ONG Pesticide action network europe, en collaboration avec Générations futures, « 92 % des méthodes européennes servant à l’évaluation des pesticides sont conçues ou encouragées par l’industrie elle-même ». Coïncidence ? Le rapport a été publié le jour même du vote visant la constitution d’une commission spéciale sur l’évaluation des pesticides au Parlement européen.

À l’heure où 75% de l’alimentation mondiale est générée par seulement 12 plantes et 5 espèces animales, l’association Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF) tire la sonnette d’alarme. L’ONG lance une campagne pour sensibiliser le public, intitulée #CultivonsLaBiodiversité.

Intermarché a, le 6 février, présenté sa nouvelle marque de lait « Les éleveurs vous disent merci ». Sur les 0,88 cts payés par le consommateur, la moitié revient à l’éleveur. Ces 0,44 cts sont écrits sur la brique, à côté de la photo de l’éleveur.

Leclerc a, le 7 février, annoncé la création d’un réseau de 200 magasins E.Leclerc bio. L’idée assure le patron de l’enseigne, c’est de garantir aux fournisseurs du bio la garantie d’une autre culture d’achat d’une négociation séparée de celle des grandes marques.

La société Proagrica, spécialisée dans la gestion de données agricoles et la création d’outils d’aide à la décision, est sur le point de finaliser l’acquisition de l’entreprise américaine SST Software. Celle-ci fournit des solutions d’agriculture de précision ainsi que des outils d’aide à la décision (OAD), pour les agriculteurs et les conseillers. Ses services couvrent 40 Mha dans 23 pays. Cette acquisition va renforcer les positions de Proagrica sur l’Amérique du Nord.

Déposée le 24 janvier 2018 à l’Assemblée nationale, une proposition de loi rédigée par des députés de la Gauche démocrate et républicaine, porte l’obligation d’apposer l’origine de tous les miels, même mélangés. Les parlementaires suggèrent le 1er janvier 2019 comme date d’application. Ils attendent, d’ici là, que le gouvernement rédige un rapport sur la mise en œuvre de cette loi, ses incidences pour la filière, et les nouveaux moyens nécessaires au renforcement des contrôles.

12 février, 2018

Biocontrôle : actualisation de la liste officielle de produits

Une nouvelle liste des produits de biocontrôle est parue au Bulletin officiel du 25 janvier 2018. La DGAL précise que la prochaine actualisation interviendra en mars 2018 sur la base des produits autorisés au 28 février 2018.

5 février, 2018

400 agriculteurs s’engagent pour une farine responsable

Le Groupe Soufflet (51) lance le 2 février une nouvelle gamme de farines en boulangerie artisanale, « Baguépi Farine Responsable ». 400 agriculteurs s’engagent auprès des Moulins Soufflet pour produire une farine issue de blés 100 % français. Qualité et traçabilité sont au cœur de la démarche. Les producteurs s’engagent à respecter un cahier des charges exigeant, contrôlé par un organisme indépendant. Le groupe poursuit ainsi le développement d’une agriculture plus durable avec, notamment, l’arrêt des traitements sur blé après récolte et durant la conservation. Cinq types de farine seront produits pour répondre aux différents goûts des consommateurs. Ces farines sont des assemblages uniques de variétés pures de blés sélectionnées pour leurs qualités panifiables et organoleptiques.

5 février, 2018

Méthanisation : le groupe de travail sur la simplification des démarches est lancé

Le groupe de travail sur la méthanisation annoncé par Nicolas Hulot en décembre s’est réuni pour la première fois le 1er février. Présidé par le secrétaire d’État auprès du ministre de la transition écologique et solidaire Sébastien Lecornu, ce groupe de travail doit orienter les politiques publiques concernant la simplification de la réglementation, les financements, le raccordement au réseau de gaz et bioGNV. Des mesures pourraient être annoncées avant le salon de l’agriculture.

5 février, 2018

Biocontrôle : le conseil d’administration d’IBMA renouvelé

Le conseil d’administration de l’association française des fabricants de produits de biocontrôle, IBMA, a été renouvelé le 29 janvier. Ronan Goff, directeur général de la société Certis, a été nommé trésorier et vice-président. Il remplace Marie-Claire Grosjean, directrice des affaires scientifiques chez Bayer. Certis réalise un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros dont un tiers sur le biocontrôle.

Frédéric Favrot, directeur de Koppert France, dont les 15 millions d’euros d’activité sont issus des biosolutions, a été reconduit dans ses fonctions de vice-président.

Antoine Meyer, président de Sumi Agro France, reste président d’IBMA.

5 février, 2018

Les autres brèves du 6 février 2018

La Commission européenne a annoncé le 29 janvier qu’elle repoussait au 12 mars la date limite pour rendre sa décision sur le projet d’acquisition de Monsanto par Bayer. Les raisons ne sont pas avancées. Bayer, de son côté, souhaite conclure l’acquisition au premier trimestre 2018.

Les pouvoirs publics souhaitent atteindre 100 % de recyclage des plastiques usages à l’horizon 2025, indique le Comité des plastiques agricoles, CPA, le 31 janvier dans un communiqué. Un objectif bien sûr soutenu par le CPA.

La conférence organisée le 1er février par l’Association pour la promotion d’une agriculture durable (Apad) a été l’occasion de présenter les premiers éléments d’un rapport attendu pour le mois de juin, et commandité par le ministère de l’Agriculture. L’idée est d’imaginer la création d’une filière spécifique « agriculture de conservation des sols », éventuellement cadrée par un label.

Interrogé dans les Échos, le PDG de Lactalis Emmanuel Besnier affirme qu’il est trop tôt pour chiffrer les pertes du groupe suite au scandale du lait infantile contaminé. Il évoque toutefois « plusieurs centaines de millions d’euros », et potentiellement la perte de l’agrément à l’exportation « sur une période qu’on ne peut pas estimer. »

Nicolas Hulot annonce, le 23 janvier, le renouvellement du label « Grand Site de France » pour le syndicat mixte du parc régional du Marais poitevin, et à la communauté de communes de la Vallée de l’Hérault.

La campagne télévisuelle « En route vers demain » est lancée depuis le 31 janvier. Elle met en avant la démarche de l’enseigne Lidl autour d’une gestion raisonnée des ressources. Et notamment dans le fonctionnement des entrepôts et magasins, l’optimisation des déchets et la rationalisation des transports.

5 février, 2018

14 milliards d’euros nécessaires pour moderniser la filière céréalière

Pour redonner à la filière céréalière de la compétitivité, l’AGPB, l’Association générale des producteurs de blé, estime qu’il faudrait sur 15 ans un investissement de 14 milliards d’euros. L’organisation estime que 150 €/ha sur cinq ans seraient nécessaires à chaque exploitation afin de se doter des outils de production adéquat : OAD, pulvérisateurs, robotique, produits de biocontrôle, etc. Les agriculteurs français investissent chaque année entre 10 et 12 milliards d’euros, et les industries agro-alimentaires, avec les coopératives et les négoces, aux alentours de cinq à six milliards. « S’il y avait un milliard d’euros par an pendant cinq ans pour les grandes cultures, de la part de l’État, ce serait bien », souligne Philippe Pinta, à l’occasion d’une conférence de presse le 23 janvier à Paris. Un souhait qui paraît difficilement réalisable, sachant que l’enveloppe totale du grand plan d’investissement de l’État s’élève à cinq milliards d’euros pour toutes les filières.

29 janvier, 2018