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Betterave, l’ITB lance l’OAD « Alerte maladies »

L’Institut technique de la betterave (ITB) lance un nouvel OAD, « Alerte Maladies ». Cet outil propose une carte interactive pour suivre l’évolution de différentes maladies : l’oïdium, la rouille et la ramulariose. Il est mis à jour avec les observations hebdomadaires réalisées par la filière. Chaque site suivi est représenté par un figuré qui synthétise le risque fongique global ainsi que le nombre de traitements réalisés. En complément, l’ITB publie régulièrement les préconisations d’emploi des produits disponibles pour intervenir en cas de seuil d’alerte dépassé. Découvrir « Alerte Maladies ».

24 juin, 2019

Lancement d’un fonds coopératif mondial contre la résistance aux antimicrobiens

L’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), l’Organisation pour la santé animale (OIE) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont annoncé, le 19 juin, lancer conjointement le Fonds fiduciaire coopératif contre la résistance aux antimicrobiens (RAM). Celui-ci bénéficie d’une contribution initiale de 5 millions d’euros de la part du gouvernement néerlandais. Un appel de fonds de 70 millions de dollars a été lancé pour soutenir ce fonds qui doit opérer sur une période 5 ans (2019-2024), dans le cadre de l’approche « One Health ». Les microorganismes résistants aux médicaments sont aujourd’hui responsables de 700 000 décès chaque année. Un chiffre qui pourrait atteindre les 10 millions si le phénomène n’est pas enrayé.

24 juin, 2019

Normandie, NatUp s’intéresse à l’élevage d’insectes

Une unité d’élevage d’insectes devrait voir le jour courant 2020 en Normandie. À l’initiative du projet : la coopérative Natup et Nextalim, spécialisée dans la valorisation industrielle des matières organiques par l’insecte. Cet élevage permettrait de produire entre 10 000 et 15 000 tonnes de larves d’insectes par an – en l’occurrence la mouche Hermetia illucens – et de créer de 20 à 40 emplois en territoire rural. En digérant des biodéchets, les insectes les valorisent sous de multiples formes : des protéines d’insectes prisées en pisciculture mais aussi des fertilisants pour l’agriculture biologique et des dérivés biosourcés à forte valeur ajoutée pour l’industrie. NatUp alimenterait le site par l’apport de déchets organiques issus de ses filières agricoles et agro-alimentaires. « Une partie des produits finis serait ensuite directement utilisée par NatUp sous forme d’engrais et de protéines», précise Jean-Bernard Escoufier, président de NextAlim.

24 juin, 2019

Les autres brèves du 25 juin 2019

Des amendes de 2 000 à 4 300 euros ont été requises le 18 juin à Bayonne contre des éleveurs de canards des Pyrénées-Atlantiques, jugés pour s’être opposés, lors de l’épisode de grippe aviaire de 2017, à l’abattage préventif de leurs canards, ordonné par arrêté préfectoral.

Didier Guillaume, a annoncé que 20 à 25 communes seront reconnues en état de « catastrophe naturelle » après la grêle et les intempéries en Ardèche, dans la Drôme, l’Isère, la Savoie et la Haute-Savoie. Une reconnaissance qui doit permettre de déclencher des indemnisations exceptionnelles.

Le projet Farmyng est sur les rails. De juin 2019 à juillet 2022, il vise à industrialiser l’élevage et la transformation d’un insecte, le Tenebrio Molitor, en protéines haut-de-gamme pour l’alimentation animale et végétale. Il est porté par la société Ynsect et soutenu par l’Union européenne à hauteur de 20 millions d’euros. Situé à Amiens Métropole (Hauts-de-France), Farmyng s’appuie sur un potentiel de production de plus de 200 000 tonnes de protéines.

La Confédération paysanne se mobilise contre le projet SoLarzac, dans l’Hérault. Sur ce domaine de 1000 hectares, actuellement utilisé pour la chasse privée, SoLarzac prévoit notamment une centrale photovoltaïque sur 400 ha. « Des centaines d’hectares de terres agricoles qui seront artificialisées », condamne le syndicat, qui demande l’abandon de ce projet. La concertation publique est ouverte jusqu’au 23 juillet.

« Les agriculteurs dans le mouvement de numérisation du monde ». C’est le titre de l’ouvrage corédigé par Karine Daniel et Nicolas Courtade aux éditions Educagri. Il aborde le changement à l’échelle de l’exploitation, l’impact du développement du numérique sur la profession agricole et la question de la circulation des données agricoles. Disponible en version numérique, 224 pages – 20 €.

Tradecorp complète sa gamme de solutions biostimulantes à base d’algues Ascophyllum nodosum avec Phylgreen. Ce produit est un extrait liquide, naturel et pur de cette algue. « La formulation unique de Phylgreen permet de mieux gérer les stress abiotiques et d’améliorer la qualité et le rendement des cultures », précise la société. La spécialité, utilisable en agriculture biologique, vient renforcer la stratégie Bioxtimulation 360° lancée en début d’année par Tradecorp. Objectif : couvrir pleinement les besoins en biostimulation du semis à la récolte et des racines aux fruits.

24 juin, 2019

Le ministère annoncera les 40 premiers Contrats de transition écologique le 9 juillet

Le ministère de la Transition écologique et solidaire a reçu 127 candidatures dans le cadre de l’appel à candidature des Contrats de transition écologique (CTE) lancé le 2 avril dernier. La quarantaine de CTE retenus, co-construits entre l’État et des collectivités, en lien avec des acteurs publics et privés s’étalent sur 3 à 4 ans. L’agriculture est l’un des secteurs concernés par ces contrats, tout comme la protection de l’eau et des sols, la lutte contre l’artificialisation, la réhabilitation des friches ou encore le développement des énergies renouvelables. Les résultats seront communiqués le 9 juillet 2019 par le ministère.

Cet appel à projets est le premier du genre, après que 19 territoires ont participé à une expérimentation des CTE entre février 2018 et juin 2019.

17 juin, 2019

Demain la Terre lance ses premiers fruits et légumes « sans résidu » et « cultivés sans pesticides »

Le lancement de deux signatures « sans résidu de pesticides » et « cultivé sans pesticides », par l’association Demain la terre, avait été annoncé en marge du SIA 2019. Deux premières entreprises adhérentes communiquent, le 17 juin, sur le début de la commercialisation de leurs produits sur ces gammes. Après audit, Le Jardin de Rabelais a validé le critère « cultivé sans résidu de pesticide de synthèse », qui représente un engagement sur le moyen de production. De son côté, Fruits Rouges & Co. a validé celui « sans résidu de pesticide détecté », qui permet de valoriser les produits dans lesquels aucun résidu de pesticide n’a été détecté lors des contrôles. Les produits des deux entreprises, avec leur nouvelle étiquette, sont d’ores et déjà commercialisés.

17 juin, 2019

Protection contre la carie en AB, Certis propose le TS Copseed

Pour la prochaine campagne, Certis met à son catalogue le traitement de semences (TS) fongicide Copseed, à base de sulfate de cuivre tribasique. Autorisé en agriculture biologique, le produit est homologué pour lutter contre la carie des céréales, maladie majeure et en recrudescence en AB. Certis rappelle que les spores de Tilletia caries peuvent se conserver durant 5 à 8 ans dans le sol et jusqu’à 12 ans sur le matériel ou les locaux de stockage. La maladie, elle, est susceptible d’entraîner des baisses de rendement allant jusqu’à 20 q/ha. « CopSeed permet la protection contre les contaminations par les grains eux-mêmes (100 % d’efficacité) et de la contamination par le sol (90 % d’efficacité) », avance Certis.

17 juin, 2019

L’Inra veut connaître les interactions entre plantes pour guider les associations de cultures

L’association de culture est l’une des pistes agronomiques qui a le vent en poupe. Sur le stand de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), aux Culturales 2019, les 5 et 6 juin dans la Vienne, cette thématique était à l’honneur. Grâce à un outil de modélisation, l’Inra a réussi à analyser la réaction d’un plant en présence d’une autre culture : « Une plante en détecte une autre, via le rayonnement de la lumière du soleil sur la végétation. Dans ces conditions, certaines sont susceptibles de brider leur propre croissance. » Cet outil n’est pour le moment pas destiné à la production d’un OAD, mais plutôt considéré comme « un moyen d’orienter les mélanges, en privilégiant l’association d’espèces et de variétés dont le génotype est le plus adapté à la compétition », notamment au sein des programmes de recherche de l’Inra.

17 juin, 2019

Les autres brèves du 18 juin 2019

Des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et l’École nationale vétérinaire d’Alfort publient, dans la revue Journal of Virology, une étude centrée sur le fonctionnement de la réplication du virus de la fièvre catarrhale ovine (FCO). Des résultats qui pourraient permettre de prédire la virulence, simuler l’évolution virale et établir des mesures efficaces, notamment au travers du développement de molécules antivirales à large spectre et de nouvelles souches vaccinales. Lire l’étude ici (en anglais).

La pétition Miel in France s’adresse à Bruno Le Maire et Didier Guillaume, leur demandant d’adopter un décret garantissant la précision de la quantité de miel d’origine européenne dans un mélange. La règlementation permet actuellement une mention « Origine UE/non UE » permettant un affichage « France, Chine » dans le cas d’un mélange contenant 99 % de miel chinois et 1 % de miel français.

Deinove, société de biotechnologie française, et le groupe Avril, annoncent le 11 juin la bonne avancée de leur projet commun de développer un ingrédient naturel pour l’alimentation animale, à base d’ingrédient produits par fermentation bactérienne. Les tests ont validé l’efficacité de cet ingrédient à un dosage compétitif. Les étapes réglementaires et industrielles sont enclenchées en vue d’une potentielle commercialisation pour la fin 2020. Les deux partenaires y voient « une alternative biosourcée sur un marché aujourd’hui encore largement dominé par des produits issus de la pétrochimie ».

 

17 juin, 2019

D’Aucy vise 50 % de ses producteurs certifiés pour leurs pratiques agroécologiques

La marque de coopérative d’Aucy se donne l’objectif de compter 50 % de ses 1500 producteurs « officiellement certifiés pour leurs pratiques agroécologiques ». Elle compte sur sa propre charte, listant 44 caractères d’exigence, pour jouer le rôle de tremplin, notamment vers le bio ou la certification Haute valeur environnementale (HVE). Pour cette dernière d’Aucy construit un plan d’action visant la certification d’une trentaine d’exploitations.

7 juin, 2019

Grippe aviaire, des éleveurs jugés pour avoir refusé l’abattage préventif

Des éleveurs basques qui avaient refusé l’abattage préventif de leurs canards lors de l’épizootie de grippe aviaire en 2017 devront s’en expliquer devant le tribunal correctionnel de Bayonne le 18 juin 2019. Ces élevages de palmipèdes étaient concernés par un « vide sanitaire obligatoire » imposé par les autorités. Après les blocages, la préfecture des Pyrénées-Atlantiques avait saisi le parquet pour « entrave à une disposition réglementaire ».

7 juin, 2019

Macro-organismes, huit nouvelles autorisations d’entrée sur le territoire

Huit arrêtés du 29 avril 2019, publiés au BO du 30 mai, autorisent différentes structures à faire entrer sur les territoires de la France métropolitaine continentale et de la Corse et à introduire dans l’environnement divers macro-organismes : Bioplanet SRL reçoit l’autorisation pour Eretmocerus eremicus, Aphidoletes aphidimyza, Anagyrus pseudococci et Adalia bipunctata ; Agrobio SL pour Encarsia formosa, Eretmocerus eremicus et Amblyselus andersoni ; l’Inra d’Avignon pour Trichogramma dendrolimi. Ces autorisations sont valables cinq ans.

7 juin, 2019

Culturales 2019, les nouvelles fonctionnalités du site web Terres Inovia exposées

Lancé fin avril, le nouveau site internet de Terres Inovia bénéficiait d’un coup de projecteur sur le stand de l’institut technique des huiles et protéines végétales, lors des Culturales 2019. Les 5 et 6 juin, les visiteurs ont pu découvrir le site, organisé par culture avec une nouvelle approche, par stade, suivant la croissance des cultures tout au long de l’année, et mettant en avant les actualités et informations importantes au fil des mois.

Christiane Gigandon, directrice de la communication de l’institut technique, précise : « Il est proposé aux agriculteurs de créer un profil gratuitement pour bénéficier d’un suivi de campagne individuel, entrer ses propres parcelles pour avoir accès à des conseils issues d’OAD et de modèles développés par Terres Inovia. » L’institut technique souhaite aussi être mieux connu : l’espace « institutionnel » a été revu en ce sens, pour expliquer le rôle et les métiers aux sein de la structure.

7 juin, 2019

Les autres brèves du 11 juin 2019

Le gouvernement a rendu public le Projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire. L’Institut national de l’économie circulaire (INEC) se réjouit de constater qu’elle comprend sa proposition visant à interdire la destruction des invendus non-alimentaires a été retenue. « Elle nécessitera d’être clarifiée pour garantir l’atteinte de l’objectif de respecter les ressources utilisées en exploitant les produits neufs et non en les détruisant », précise la structure dans un communiqué daté du 7 juin 2019.

Alors que l’interdiction, ou non, des serres chauffées en bio fait débat, la pétition lancée par la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) contre cette pratique a atteint les 40 000 signatures le 5 juin. Greenpeace, la Fondation Nicolas Hulot et le Réseau Action Climat ont été rejoint, dans le soutien de cette initiative, par Commerce équitable France, WECF, Bioconsom’acteurs, Justice Pesticides, la Communauté Ecotable et Bon pour le climat.

Le guide de culture du lupin blanc doux d’hiver et de printemps proposé par Terres Inovia, édition 2019, est disponible. Il aborde différentes thématiques : variétés, inoculation, implantation, fertilisation, désherbage, récolte et stockage. Le guide présente les atouts de cette culture-clef qui contribue à la souveraineté en protéines végétales, notamment vis-à-vis de l’environnement.

7 juin, 2019

Devant l’OIE, Didier Guillaume se prononce en faveur de la reconnaissance du zonage des maladies animales

Intervenant en ouverture de la 87e session générale de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), se tenant du 26 au 31 mai à Paris, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume a plaidé pour la reconnaissance du zonage des maladies animales. Et ce, afin d’éviter la mise en place de barrières commerciales injustifiées. Celui-ci a également souligné la position de la France pour un « multilatéralisme qui préfère le dialogue au rapport de force », pour aller vers des systèmes agricoles et alimentaires durables. En écho aux conclusions de la réunion des Chefs des services vétérinaires (CVO) du 24 mai sur la peste porcine africaine, le ministre a insisté sur la nécessité de préserver le commerce de la viande porcine à partir de zones indemnes délimitées au sein d’un pays touché. Didier Guillaume a enfin rappelé l’urgence de la lutte contre l’antibiorésistance.

 

3 juin, 2019

L’initiative citoyenne européenne contre l’élevage en cage sera étudiée par Bruxelles

Lancée en septembre 2018 par 170 organisations de défense des animaux, de l’environnement et des consommateurs européens, l’initiative citoyenne européenne (ICE) contre l’élevage en cage a passé le cap du million de signatures, a annoncé l’association CIWF le 30 mai dans un communiqué. Une étape importante : pour que le dispositif soit pris en compte par les autorités européennes, un million de signatures, émanant de sept pays en moins d’un an, doivent être comptabilisées. CIWF regrette cependant un nombre de signatures françaises encore trop bas. En Europe, plus de 300 millions de porcs, de poules, de lapins, de canards et de cailles sont élevés en cage rappelle l’association.

 

 

3 juin, 2019