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Une enquête mondiale pour mesurer l’impact des maladies et des ravageurs sur cinq cultures

Constatés au cas par cas, les dégâts causés par les insectes et les maladies sur les cultures peuvent être appréhendées de manière plus généralisée, et mondialisée. Une équipe de chercheurs internationale a mené une vaste enquête, basée sur près de 1000 réponses de 219 spécialistes de la santé végétale. Le blé, le riz, le maïs, le soja et la pomme de terre intègrent cette étude, sur 67 pays représentant 87 % de la production mondiale de ces cinq cultures. Les pertes associées à 137 agents pathogènes et ravageurs sont détaillées. Les ordres de grandeurs des pertes estimées sont :
– de 10,1 à 28,1 % pour le blé,
– 24,6 à 40,9 % pour le riz,
– 19,5 à 41,1 % pour le maïs,
– 8,1 à 21,0 % pour la pomme de terre
– et 11,0 à 32,4 % pour le soja.

Consulter l’article, publié dans Nature Ecology & Evolution le 4 février 2019.

25 février, 2019

Colzas contaminés aux OGM : des garanties renforcées pour les producteurs

Depuis la découverte de colza contaminés aux OGM, la Fop, la FNSEA et JA ont multiplié les échanges entre Bayer, le semencier qui a commercialisé la variété DK Exception, et l’interprofession Terres Univia. Tous ont validé un nouveau protocole pour répondre aux préjudices subis par les 700 producteurs concernés et préserver leurs intérêts futurs. Ainsi, les indemnisations, fixées à l’origine à 2000 €/ha, pourront être augmentées si « des conséquences ultérieures pourraient survenir ». Le contexte de chaque producteur sera pris en compte avec notamment « une indemnisation en cas de perte de la prime Pac ou des primes MAEc ». Un protocole tripartite (producteurs, distributeurs, Dekalb) qui rassure les syndicats.

25 février, 2019

Une piste de recherche pour rendre les plantes plus résistantes aux stress

Une étude, publiée dans la revue Science, le 22 février, fait état de la découverte d’une nouvelle « voie métabolique » qui pourrait aider au développement de plantes plus résilientes. Cet ensemble de réactions chimiques, identifié par des chercheurs de l’Université d’Oxford, a été nommé Chlorad. Grâce à ce dernier, les scientifiques affirment pouvoir modifier la manière dont une plante réagit à son environnement. Ce qui pourrait permettre d’améliorer sa capacité à tolérer des événements stressants comme les variations de température, la sécheresse, la salinité du sol ou la carence en nutriments. Rappelant qu’en 2050, le niveau de production alimentaire devra avoir augmenté d’au moins 70 %, et que les stress abiotiques pèsent lourdement sur les rendements, les chercheurs soulignent la nécessité de rendre les cultures plus résilientes à ces facteurs.

25 février, 2019

Les autres brèves du 26 février 2019

La coopérative viticole Rhônea, implantée dans le Vaucluse, annonce le 18 septembre s’équiper de stations météo connectées et prédictives sur plus de 1380 hectares. Les sept stations couvrent 4800 parcelles, afin d’anticiper les risques de maladie sur et optimiser le calendrier de traitement au plus juste.

Comme prévu, la DGAL a démarré l’actualisation mensuelle de la liste des produits de biocontrôle. Une nouvelle liste est parue au Bulletin officiel du 21 février 2019, dans la note de service DGAL/SDQSPV/2019-144 du 13 février.

La proposition de loi du groupe La France insoumise demandant l’interdiction de l’utilisation de produits à base de glyphosate à compter du 27 novembre 2020 n’a pas reçu le feu vert de l’Assemblée nationale le 21 février 2019. Une motion de renvoi en commission, déposée par le groupe la République en marche, a été adoptée. « Nous ne nous interdisons pas […] d’inscrire, à terme, l’interdiction du glyphosate dans la loi, mais ce temps n’est pas encore venu », a déclaré le député Jean-Baptiste Moreau.

Plus que quelques jours pour participer à l’appel à idées (AAI) Animaux x Systèmes d’élevage x Territoires, lancé par le groupement d’intérêt scientifique (GIS) Avenir Élevages. L’objectif est de faire émerger des pistes de recherches innovantes sur l’élevage durable. Un séminaire, ouvert aux contributeurs, aura lieu le 4 juin, pour faire un premier bilan. La date limite de réponse est le 1er mars.

L’interprofession du bétail et de la viande (Interbev) a lancé, en amont du Salon de l’Agriculture, une campagne de communication prônant le flexitarisme. Intitulée « Aimez-la viande, mangez-en mieux ! », celle-ci invite les consommateurs à privilégier des viandes de « qualité » comprenant une production respectueuse de l’environnement.

L’entreprise française spécialisée dans l’élevage et la transformation d’insectes, Ÿnsect, a annoncé, le 21 février, avoir levé 125 millions de dollars, dans le but de « devenir le leader mondial des protéines alternatives ». Cette somme servira notamment à la structure de financer son nouveau site de production à Poulainville (Hauts-de-France). L.H.

Dans la nuit du 21 au 22 février, les députés ont adopté à 49 voix contre 1, un amendement rendant obligatoire l’affichage du Nutri-Score sur l’ensemble des publicités pour des produits alimentaires. Cette étiquette indique, grâce à une note de A à E, la qualité nutritionnelle d’un aliment.

85 % des Français ont une bonne opinion du métier de paysan. C’est le chiffre-fort d’un sondage commandé au Figaro à Odoxa en amont du Salon de l’agriculture. Un pourcentage sensiblement identique à celui de 2017 (87 %) et 2015 (82 %). Si les agriculteurs sont jugés « passionnés » (88 %), « courageux » (92 %) ou encore « utiles » (93 %), le sondage montre aussi des critiques à l’égard de certaines pratiques : souffrance animale, glyphosate et pesticides étant notamment pointés du doigt.

La Fédération française des producteurs d’oléagineux et de protéagineux (Fop) commente, dans un communiqué daté du 22 février, le montant des aides couplées attribuées pour la campagne 2018. La tonalité est positive pour les protéagineux (35,8 €/ha), la Fop saluant la « nette revalorisation du soutien aux producteurs », tout en notant qu’elle résulte essentiellement de l’important recul de la production intervenu en 2018, en raison de l’interdiction d’utiliser des pesticides sur les surfaces d’intérêt écologique (SIE). Concernant le soja (170 €/ha), le montant est considéré comme « consternant, au moment où la filière tente de structurer durablement. »

La Fop réitère son souhait de politiques ambitieuses concernant l’accompagnement des productions de protéines végétales. Des plans « protéines » ont été annoncés, en France et en Europe.

25 février, 2019

Jouffray-Drillaud commercialise le premier conditionneur de sol

Jouffray-Drillaud, en collaboration avec la société Oro Agri, lance Transformer, le premier conditionneur de sol homologué en agriculture, améliorant les fonctionnalités physico-chimiques des sols, permettant une meilleure disponibilité de l’eau pour les cultures sensibles au stress hydrique, comme les pommes de terre, les carottes, les oignons ou les choux fleurs. « Les essais ont montré de réels bénéfices en termes de gain de rendement : 5 à 10 % supplémentaires en carotte et en pomme de terre, par exemple et un gain en homogénéité de calibre. Des travaux sont déjà en cours pour étendre l’utilisation sur d’autres cultures, notamment le maïs, grain ou semence et la vigne », indique Freddy Pierrard, responsable cellule innovation/projets chez Jouffray-Drillaud. Le fabriquant préconise Transformer sur sols hydrophobes, des sols de limons battants ou sableux, ou sur tout type de profil pour lequel l’agriculteur souhaite valoriser l’apport d’eau.

18 février, 2019

Bien-être animal et transport : le Parlement adopte une résolution pour plus de fermeté

Des contrôles plus stricts et des sanctions plus fermes. C’est la posture du Parlement européen, pour ce qui touche au bien-être du bétail lors du transport des animaux d’élevage. Une résolution a été adoptée, le 14 février, pour aller plus loin que la réglementation existante. Les souhaits des eurodéputés vont vers une diminution des durées de transports et l’utilisation de systèmes de géolocalisation, pour suivre les trajets en temps réel. Ils demandent également des pénalités plus fortes pour décourager les mauvaises pratiques, incluant des sanctions pour les États membres qui n’appliquent pas correctement les règles, et un regard plus appuyé sur les pratiques dans les pays hors UE dont les produits sont importés en Europe. La résolution recommande la mise en place d’une commission d’enquête sur le bien-être des animaux transportés au sein et en dehors de l’UE au début de la prochaine législature.

18 février, 2019

Une étude analyse le lien entre alimentation bio et présence de pesticides dans les urines

Une étude américaine, publiée en février dans la revue Environmental Research, conclut au fait que l’adoption d’un régime bio conduirait à une réduction rapide et significative de la présence de pesticides dans les urines. Les réductions les plus conséquentes concernent notamment l’insecticide neurotoxique malathion (-95 %). Seize personnes ont envoyé un échantillon d’urine pendant les douze jours de l’expérimentation. Le basculement vers un régime bio intervenait au milieu de la phase de test. Les auteurs de l’étude soulignent cependant plusieurs limites de leur expérimentation : le faible nombre de participants, le fait qu’aucun d’entre eux n’ait été en mesure de déterminer s’ils avaient été exposés à des pesticides hors de chez eux, ou encore que les taux de spinosad, seul pesticide approuvé pour la production biologique aux États-Unis n’aient été mesurés.

18 février, 2019

La Confédération paysanne dénonce le Contrat de solutions

Pour la Confédération paysanne, le Contrat de solutions porté par 42 partenaires agricoles, FNSEA en tête, représente un « redoutable outil de promotion » de l’industrie phytopharmaceutique, des industriels de l’agroéquipement et des entreprises du biocontrôle. Dans un communiqué en date du 13 février, le syndicat dénonce non seulement le contrat qui va « à l’encontre de l’autonomie des paysan-ne-s », mais également « la captation des financements que le tampon officiel du gouvernement sur ce contrat pourra permettre ». Le ministre chargé de l’Agriculture s’apprête en effet à signer le contrat au Salon de l’agriculture. La Confédération paysanne attend plutôt du Gouvernement « qu’il mette en place des politiques publiques qui accompagnent les paysan-ne-s vers une nécessaire sortie des pesticides ». Selon le syndicat, de « vraies solutions » existent déjà et d’autres ne demandent qu’à être déployées.

18 février, 2019

Les autres brèves du 19 février 2019

Le Labo des territoires alimentaires Méditerranéens, FAB’LIM, dévoile son programme de formation pour 2019, en partenariat avec la FRCivam Occitanie. Six thématiques sont abordées :
mesurer l’impact de son projet d’utilité sociale (lien), mobiliser et accompagner des collectifs de projets agricoles et ruraux (lien), appuyer l’élaboration du modèle économique d’un projet d’entrepreneuriat collectif agricole et alimentaire (lien), appuyer l’élaboration du modèle économique d’un projet d’entrepreneuriat collectif agricole et alimentaire (lien), travailler en collectif grâce aux enseignements de la sociocratie (lien) et renforcer le modèle économique de son association (lien). Chaque fiche présente les dates, contenus pédagogiques et modalités pratiques d’inscription.

Le parquet de Paris a requis, le 12 février, trois ans de prison, dont deux avec sursis, contre Jacques Poujol, l’ancien directeur de l’entreprise Spanghero, poursuivi pour escroquerie en bande organisée et tromperie. L’entreprise avait été au cœur, en 2013, dub scandale des lasagnes à la viande de cheval.

Certis Europe a signé un accord exclusif avec la société portugaise CEV pour le développement et la vente d’un biofongicide dont la matière active, appelée Blad, est extraite des graines de lupin en germination. Protéine naturelle, cette dernière est efficace pour lutter contre le botrytis et l’oïdium de la vigne, de la tomate et des framboisiers, et contre la moniliose des fruits à noyaux. La mise en marché du fongicide, déjà commercialisé aux États-Unis et au Canada entre autres, est prévu en France à compter de 2022.

La présence d’un spécimen, le 14 février 2019 dans un camping sur la commune de Bormes-les-Mimosas (Var), est la preuve que « l’État ne contrôle plus les populations de loups, à peine un an après la sortie de son plan loup 2018-2023 ». C’est l’avis de la FNSEA, des JA, de l’APCA et des Fédérations nationales ovine et bovine, qui réclament dans un communiqué commun du 15 février une simplification de tirs de défense et de prélèvement.

18 février, 2019

Une instruction précise la bonne utilisation des antiparasitaires sur petits ruminants

Une note du ministère de l’Agriculture du 29 janvier précise les modalités, pour la campagne 2019/2020, de bonnes utilisations des antiparasitaires lors des visites sanitaires sur petits ruminants. Ces dernières sont obligatoires dans tous les élevages de plus de 50 brebis ou de plus de 25 chèvres, selon un arrêté du 24 septembre 2015. Deux objectifs sont visés : inciter les éleveurs à mettre en place un diagnostic préalable avant d’administrer un antiparasitaire, et sensibiliser aux conséquences de ces traitements sur l’environnement et le risque d’apparition de résistances. Cette campagne débutera le 1er mars 2019.

 

 

11 février, 2019

Contrats de transition écologique : dernières expérimentations avant le déploiement national

Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique, a engagé le 6 février la seconde phase d’expérimentation des Contrats de transition écologique (CTE), forme de partenariat entre l’État et les collectivités locales. Les objectifs visés ? Le développement des énergies renouvelables, la mise en œuvre de circuits courts et de mécanismes d’économie circulaire ou encore la promotion des métiers verts. Huit nouveaux territoires ont été retenus* pour cette deuxième phase de l’expérimentation des CTE, qui permettra de finaliser les outils du dispositif, afin de faciliter son déploiement national à partir de l’été 2019, pour l’ensemble des territoires intéressés par cette démarche.

* Communauté de communes du Trièves et Grenoble-Alpes Métropole (38), Pays Vendômois (41) Pays Terres de Lorraine (54), communauté d’agglomération Grand Paris Sud (91), communauté de communes Coutances Mer et Bocage (50), communauté d’agglomération Rochefort Océan (17), groupement d’action locale Sud Mayenne-Pays de Craon, Pays de Château-Gontier, Pays de Meslay-Grez (53), centre Morbihan Communauté et Pontivy Communauté (56).

11 février, 2019

Machinisme : accord entre la FAO et le Réseau de l’agriculture de conservation africain

La FAO et le Réseau de l’agriculture de conservation africain ont signé le 7 février un protocole d’accord visant à encourager les petits agriculteurs à améliorer leur accès à une mécanisation agricole durable. Outre l’amélioration du confort de travail, ce partenariat vise à encourager l’agriculture de conservation, un système favorisant une perturbation minimale du sol et la plantation d’espèces végétales complémentaires pour améliorer la biodiversité et les processus biologiques naturels. Le partenariat rassemble les parties prenantes du secteur privé, des groupes d’agriculteurs, de la société civile, des ministères de l’Agriculture, etc.

11 février, 2019

Alimentation et agriculture durables: une approche intégrée (FAO)

La FAO annonce le 5 février une nouvelle publication, « Alimentation et agriculture durables : une approche intégrée » (lien en anglais), qui vise à présenter des données modernes sur la manière dont une agriculture durable peut être « continuellement améliorée à différentes échelles ». Des problèmes à examiner désormais de manières globales, et non plus traditionnelles ou locales, souligne la FAO. L’ouvrage de 585 pages rassemble les travaux de 78 experts de la FAO et d’un large éventail d’universités et d’organisations du monde entier. Les analyses proposées ont pour objectif d’éclairer les arbitrages politiques, mais aussi les scientifiques, la société civile et le secteur privé.

11 février, 2019

Les autres brèves du 12 février 2019

Un cas de forme atypique d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) a été découverte en Pologne. Selon l’Organisation mondiale de la santé animale, OIE, cette ESB n’affecte pas le statut de la Pologne en tant que pays à risque négligeable d’ESB. La vache porteuse, découverte près des frontières tchèque et allemande, a été abattue.

Le quatrième procès opposant Paul François à Monsanto pour une intoxication à l’herbicide Lasso en avril 2004 s’est tenu le 6 février à la Cour d’Appel de Lyon. L’agriculteur, qui a depuis converti ses 200 ha en bio, demande plus d’un million d’euros au titre des troubles neurologiques qu’il subit. Le délibéré a été fixé au 11 avril.

Le ministère chargé de l’Agriculture a actualisé, le 30 janvier 2019, la liste des produits phytosanitaires non autorisés pour les amateurs depuis le 1er janvier 2019.

Le Conseil d’État a suspendu, le 6 février, un arrêté gouvernemental autorisant la poursuite de la chasse aux oies en février et prévoyant un quota de 4 000 animaux pour ce mois-ci. Il donne ainsi raisons aux quatre associations (FNE, Humanité & Biodiversité, LPO et One Voice) qui avaient attaqué cet arrêté.

Le Conseil national de l’alimentation (CNA) a adopté, en janvier 2019, un avis du Comité national d’éthique des abattoirs. Celui-ci formule 53 recommandations poursuivant 5 ambitions, visant notamment l’amélioration des bonnes pratiques, de l’information du consommateur et de la qualité de vie au travail.

Smag rejoint la ferme Digitale, le collectif regroupant les entreprises intervenant dans le domaine de l’AgTech français, dont la mission consiste à promouvoir l’innovation et le numérique pour une agriculture performante et durable. Son adhésion sera officialisée le 23 février lors du Salon de l’Agriculture, aux côtés de trois autres nouveaux membres : Linkinfarm, Poiscaille, Promus.

La plate-forme Api-Agro annonce, le 31 janvier, présenter une réponse à un appel à manifestation d’intérêt lancé par FranceAgriMer. Objectif : définir les conditions optimales de la diffusion de différentes solutions numériques interopérables permettant d’atteindre une traçabilité complète du produit et des pratiques jusqu’au consommateur. Api-Agro agira dans un consortium porté par l’interprofession Interfel et soutenu par le Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (CTIFL).

Le fabricant de robots agricoles Naïo technologies et l’entreprise de partage de matériel WeFarmUp ont lancé un service d’achat partagé, CoInvest. Selon les deux partenaires, plus de 1000 agriculteurs auraient manifesté leur intérêt. L’idée est de faciliter l’accès aux robots désherbeurs en limitant les frais, notamment pour des maraîchers travaillant différentes cultures, nécessitant des interventions à des moments différents.

L’entreprise Agriloops annonce, le 7 février, avoir levé 1,4 M€ afin de développer la première ferme aquaponique en eau salée européenne. « En produisant ses gambas en France et dans le respect de l’environnement, Agriloops souhaite offrir un produit unique au consommateur : aucune congélation, du goût et un objectif zéro antibiotique », affirme un communiqué de la start-up rennaise. E.P.

L’île d’Ouessant lance un appel à candidatures pour la création d’élevages. L’objectif est de créer une filière laitière de proximité, souhaitée par les quelque 800 consommateurs locaux, et valoriser les espaces ouverts menacés d’enfrichement. Une condition toutefois : le mode d’élevage devra être extensif, autrement dit, ne pas chercher la productivité maximale. Cet appel est ouvert jusqu’au 31 mai 2019.

11 février, 2019

Viandes polonaises frauduleuses : les 795 kg vendus en France retrouvés

Le ministère de l’Agriculture a annoncé, le 2 février 2019, que « la totalité » des 795 kg de viande de bœuf frauduleuse en France, originaire de Pologne, avait été retrouvée. 2,7 tonnes avaient été exportées dans 13 pays, sans avoir fait l’objet d’un contrôle officiel par un vétérinaire à l’abattoir. En France, neuf négoces étaient concernés. Sur ces 795 kg, 500 kg ont été bloqués et seront détruits, 150 kg ont été vendus au consommateur via notamment des boucheries. Les 145 kg restants ont été identifiés dans des lots de viande commercialisés par des grossistes, boucheries ou restaurants. Une partie de ces lots a pu être retirée du marché, précise le ministère. Si Didier Guillaume a tenu à féliciter « la réactivité des services » de son ministère, l’ONG Foodwatch dénonce une traçabilité insuffisante des circuits alimentaires.

4 février, 2019

Selon la FNSEA, la PPE n’est pas assez ambitieuse pour la méthanisation

La programmation pluriannuelle de l’énergie, actuellement soumise à plusieurs instances expertes, concerne le secteur agricole. La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricole (FNSEA) s’est penchée sur le document, et ne trouve pas son compte. Notamment pour ce qui concerne la méthanisation. Le syndicat relève que le biogaz ne représenterait que 7 % de la consommation totale de gaz français en 2030, au lieu des 10 % prévus dans la loi de Transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) de 2015. Une trajectoire limitée par un souci de plafonner la dépense publique, et qui « ne laissera aucune chance aux projets agricoles et territoriaux de se développer durablement », selon un communiqué publié le 29 janvier. Selon un pool d’acteurs de la filière gaz, la barre des 30 % serait atteignable en 2030 sur la base du « politique volontariste ».

4 février, 2019