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Le recyclage des déchets s’invite dans les programmes de l’enseignement agricole privé

Les quelque 190 établissements fédérés par le Conseil national de l’enseignement agricole privé (Cneap) vont intégrer le recyclage des déchets d’exploitations. C’est le sens du partenariat entre cette structure et Adivalor, officialisé le 5 décembre. L’un des objectifs annoncés est de mettre en place un projet pilote de sensibilisation sur le recyclage des déchets d’activité agricole intitulé « Moi je recycle ! » au sein des établissements du Cneap. Pour Adivalor, cette collaboration vient compléter l’accord-cadre signé avec le ministre de l’Agriculture lors du Salon de l’agriculture, le 26 février 2018. Cet accord engageait la Direction générale de l’enseignement et de la recherche (DGER) du ministère dans la dynamique de recyclage portée par Adivalor. La structure précise à Référence environnement que la distribution de kits pédagogiques destinés aux enseignants, et de panneaux dédiés aux fermes des établissement, est en cours dans les établissements publics.

20 décembre, 2018

Biocontrôle : Andermatt France obtient l’autorisation de mettre en marché son insecticide Neemazal-T/S

Andermatt France a obtenu l’autorisation de mise sur le marché de Neemazal-T/S, un insecticide composé de 9,8 g/l d’azadirachtine A, matière active issue des amandes du margousier. Le produit, utilisable en agriculture biologique, est autorisé, sous abri uniquement, sur tomate, aubergine, concombre, courgette et autres cucurbitacées à peau comestible, ainsi que sur cultures florales et plantes vertes. Et ce, pour lutter contre les aleurodes, chenilles phytophages, mouches, pucerons et thrips. « Une précieuse opportunité pour les producteurs et les horticulteurs », affirme la société, qui voit en son produit une alternative aux néonicotinoïdes.

Objectif : obtenir l’autorisation pour l’arboriculture

Le produit a obtenu, depuis 2014, plusieurs dérogations de 120 jours sur pommier, poirier, clémentines et pomelos. Mais les usages en plein champ demandés par Andermatt n’ont, pour l’instant, pas reçu l’aval de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). La société annonce poursuivre les discussions avec les filières et les autorités nationales, avec l’objectif de mettre le produit à disposition des arboriculteurs au printemps 2019.

20 décembre, 2018

Les autres brèves du 21 décembre 2018

Jouffray-Drillaud informe que son anti-oïdium et anti-mildiou vigne de biocontrôle Messager, à base de COS-OGA, est dorénavant utilisable en agriculture biologique. L’objectif de la société est de dépasser les 50 000 ha couverts en 2019.

Les Ateliers Dorez (10) présenteront au Mondial des fournisseurs de l’agriculture et de l’élevage, en février 2019, une station rotative permettant de diviser une récolte jusqu’en cinq fractions. L’entreprise souhaite ainsi répondre à une demande croissante des agriculteurs pour une solution de triage « clé en main ».

20 décembre, 2018

La Nasa et la FAO lancent un outil géospatial sur l’utilisation des sols

En partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la Nasa lance un outil géospatial de nouvelle génération, « Collect Earth on Line », pour suivre l’évolution de l’utilisation des sols et du paysage. Pour la FAO, la surveillance des dynamiques forestières et agricoles est un enjeu important notamment pour évaluer le stockage de carbone atmosphérique par les plantes. Collect Earth on Line est accessible gratuitement, en s’inscrivant sur une plateforme web.

17 décembre, 2018

Pays de la Loire : la Cavac vise 75 000 tonnes de collecte en bio en 2019

L’engagement de la coopérative vendéenne Cavac dans l’agriculture biologique s’intensifie. Sur l’exercice 17/18, le groupe a franchi le cap des 10 % de son chiffre d’affaires en lien avec la bio, selon les chiffres présentés à l’assemblée générale du groupe, le 14 décembre aux Sables d’Olonne (85). La structure vise 75 000 t de collecte en bio pour la récolte 2019, contre 36 781 tonnes en 2017 et 44 000 t en 2018. Aujourd’hui, la Cavac représente 10 % de la production française en bio. En 2020, ce chiffre devrait avoisiner les 12 à 15 %. Pour soutenir ce développement, le groupe mise sur les contrats avec ses adhérents, pour cinq ans, sur la diversification des cultures et n’hésite pas à investir dans des outils de stockage.

17 décembre, 2018

Abeille : vers un vaccin contre les maladies bactériennes ?

Une équipe de chercheurs de l’Université d’Helsinki revendique la découverte d’un vaccin contre les maladies bactériennes des abeilles. Concrètement, c’est un vaccin contre la loque américaine, la plus répandue des maladies bactériennes de l’abeille, qui a été conçu, mais le mécanisme pourrait être décliné à d’autres maladies. Le traitement est administré à la reine des abeilles par l’intermédiaire d’un sucre en morceau. La reine transmet ensuite l’immunité à sa progéniture. Pour les concepteurs du vaccin, des abeilles plus robustes face aux maladies, résisteraient mieux aux autres facteurs de mortalité. L’équipe de chercheurs estime toutefois que la mise en marché d’un tel produit ne pourrait pas aboutir avant quatre à cinq ans, dans le meilleur des cas.

17 décembre, 2018

Smartfoil, le premier biostimulant d’Agrauxine pour le marché français

Agrauxine vient d’obtenir sa première homologation française pour un biostimulant, avec son produit Smartfoil, une formulation à base de métabolites de fermentation de levure. Déjà commercialisé depuis six ans en Amérique du Sud, il le sera à partir de janvier 2019 auprès de la distribution française. Smartfoil se destine principalement aux cultures de colza et protéagineux, dont le soja, à raison de 2 litres par hectare.

17 décembre, 2018

Les autres brèves du 18 décembre 2018

Alors que le ministère de l’Agriculture vient d’annoncer de nouveaux délais pour le versement des aides à l’agriculture bio et celles liées aux Mesures agroécologiques et climatiques (MAEc), la FNSEA et les JA déplorent, dans un communiqué du 14 décembre, une situation « insupportable », qui se prolongent depuis la campagne 2016 et met « en danger la survie d’exploitations engagées dans la transition écologique. »

17 décembre, 2018

Pour l’AGPB, l’AGPM, la CGB et la Fop, « l’écologie punitive, cela suffit ! »

Conseil stratégique obligatoire, séparation du conseil et de la vente, suppression des 3R (rabais, ristourne, réduction), interdiction de produits sans solution, plateforme sur la sortie du glyphosate, augmentation de la RPD… N’en jetez plus. Pour les agriculteurs regroupés au sein des Assemblées générales des producteurs de blé (AGPB) et maïs (AGPM), la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) et Fédération Française des Producteurs d’Oléagineux et de Protéagineux (Fop), la coupe est pleine. « Les Pouvoirs publics savent-ils qu’une exploitation de grandes cultures dont le revenu moyen par actif est, sur les cinq dernières années, de l’ordre de 2500 € par an, va subir un surcoût de plus de 1500 € ? Soit potentiellement le tiers de son résultat ! Cela montre une nouvelle fois le décalage de nos dirigeants avec la réalité du terrain et leur dramatique méconnaissance de la situation économique de la ferme France. » Tous appellent, dans un communiqué commun daté du 5 décembre, à « refonder un dialogue constructif pour accompagner la transition agroécologique dans laquelle les producteurs de grandes cultures sont résolument engagés au travers des plans de transformation de filière. »

10 décembre, 2018

Lancement des trophées de l’excellence bio

L’Agence BIO et Crédit Agricole lancent une nouvelle édition des Trophées de l’Excellence Bio. Destiné à tous les acteurs professionnels et à toutes les entreprises des filières biologiques, ce concours permet de soutenir des initiatives exemplaires, innovantes et reproductibles des filières biologiques. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 18 janvier 2019.

10 décembre, 2018

Greenpeace s’excuse après la publication de sa carte des « fermes-usines »

Suite à la publication, le 26 novembre, d’une carte répertoriant 4413 fermes-usines, Greenpeace France a présenté ses excuses, le 4 décembre, aux agriculteurs et agricultrices dont la ferme y aurait été incluse à tort. L’association, qui s’est basée sur des données du ministère de la Transition écologique et solidaire, reconnaît « des erreurs » tout en déplorant l’absence d’un « état des lieux fiable » sur la question. Mais le mal est fait. La carte a suscité l’émoi du secteur agricole, la FNSEA déplorant un nouvel exemple « d’agribashing ». La fédération de l’Ain du syndicat, ainsi que les Jeunes Agriculteurs ont incité les exploitants à porter plainte. Rappelant son engagement contre l’industrialisation de l’agriculture, la Confédération paysanne a regretté une cartographie présentant « une réalité partielle et déconnectée de la réalité des fermes-usines en France. »

10 décembre, 2018

De l’ester de colza dans les chaudières dès 2019 ?

Du colza dans la chaudière ? C’est une hypothèse que défend Esterifrance, structure représentant les industriels de la filière française du biodiesel. L’idée serait de substituer progressivement le fioul domestique fossile standard par un bioliquide renouvelable, en y incorporant de l’ester méthylique de colza français, à hauteur de 10 % (F10) ou 30 % (F30). Kristell Guizouarn, présidente d’Esterifrance, espère que la loi de finance 2019, actuellement en débat, instaurera des conditions fiscales à même de favoriser ce virage.

10 décembre, 2018

Les autres brèves du 11 décembre 2018

La firme BASF et la société néerlandaise VanderSat annoncent, le 7 décembre, une collaboration pour proposer des recommandations de haute précision pour l’application d’intrants. Au centre de ce partenariat : l’outil Xarvio™ Field Manager, qui s’appuie sur les données satellitaires de VanderSat, dont la technologie mesure, grâce à des micro-ondes, l’humidité du sol et les températures de surface de chaque parcelle. Des paramètres intégrés pour calculer le risque d’apparition de maladies, fournir aux agriculteurs des cartes intraparcellaires personnalisées, et un calendrier optimisé d’application pour la protection des cultures.

La Confédération paysanne s’associait, le 8 décembre, à la Marche pour le Climat. « La COP 24 s’est ouverte dans une terrible indifférence », regrette le syndicat dans un communiqué daté du 7 décembre. Et de rappeler : « Les paysans sont les premières victimes du dérèglement climatique et nombre d’entre eux se trouvent déjà dans une situation très critique. »

10 décembre, 2018

Ouverture de la COP 24 à Katowice en Pologne

La 24e édition de la Conférence mondiale sur le climat (COP) s’est ouverte le 2 décembre à Katowice, en Pologne. Les négociations s’y tiendront jusqu’au 14 décembre. Les enjeux sont forts : les 196 États-membres de la convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (Ccnucc) doivent se mettre d’accord sur les règles d’application de l’Accord de Paris, afin de contenir le réchauffement climatique sous les 2° C d’ici la fin du siècle. La trajectoire actuelle, découlant des contributions nationales, amènerait à un réchauffement de 3,2 °C à cette échéance. Ultime défi à relever : la relève des ambitions nationales dès 2020, date d’entrée en vigueur du texte, alors même que les États-Unis se sont retirés de l’Accord de Paris en 2017 et que le Brésil menace de les suivre.

3 décembre, 2018

Propiconazole : autorisation non renouvelée

La demande de renouvellement de l’approbation du propiconazole a été rejetée. Selon l’Efsa, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, cette molécule, classée comme substance toxique pour la reproduction de catégorie 1B et faisant partie de la liste des substances dont on envisage la substitution, suscite de nombreuses préoccupations, tant pour la santé humaine que pour l’environnement. Les autorisations des produits phytosanitaires contenant du propiconazole doivent être retirées dans tous les États membres avant le 19 juin 2019, avec un délai de grâce expirant au plus tard le 19 mars 2020.

3 décembre, 2018

La Dauphinoise accueille son premier Frais d’Ici

Un huitième magasin Frais d’Ici a ouvert ses portes le 22 novembre à Éveux, dans le Rhône, au sein du Gamm Vert de la coopérative Dauphinoise (38). Il s’agit du premier Frais d’Ici en Auvergne-Rhône-Alpes. La Dauphinoise a investi un montant avoisinant les 500 000 euros pour ce magasin de 275 m². « À l’échelle du groupe Dauphinoise, l’ambition est d’ouvrir d’ici à trois à cinq ans d’autres magasins Frais d’Ici ou Bio and Co, adossés à des Gamm Vert », explique Jean-Philippe Bernard, directeur adjoint du pôle grand public de la Dauphinoise.

Le magasin a vocation à s’approvisionner entre 70 à 80 % en produits locaux et circuits courts, en privilégiant, quand c’est possible, ceux des adhérents de la coopérative. Plusieurs visites sur les fermes des agriculteurs de la Dauphinoise sont prévues dans l’année pour les clients du magasin. L’ouverture du magasin a généré l’embauche de 3,5 ETP.

3 décembre, 2018