Brèves

Derniers articles

Le vinaigre peut désormais être utilisé comme herbicide

Le vinaigre, qui avait été autorisé au niveau européen en tant que substance de base en protection des plantes mais seulement comme fongicide et bactéricide, n’est désormais plus restreint dans ses utilisations (règlement d’exécution (UE) 2019/149 paru au JO de l’UE du 31 janvier). Il peut être entre autres appliqué comme herbicide.

4 février, 2019

Le groupe Bernard et la minoterie Forest rejoignent la démarche Agri-Ethique

Le 29 janvier, deux nouveaux partenaires ont rejoint la démarche Agri-Ethique, filiale de la Cavac : le groupe Bernard et la minoterie Forest. Agri-Ethique rassemble désormais 1 130 agriculteurs et éleveurs pour 45 références alimentaires issues de blé, lait, œufs et porc, soit plus de 173 M€ générés par les ventes des produits labellisés AE.

4 février, 2019

Les autres brèves du 5 Février 2019

La plateforme de financement participatif dédiée aux projets agricoles MiiMOSA lance « MiiMOSA transition », une déclinaison exclusivement focalisée aux projets de transition agricole, alimentaire et énergétique. Danone, Herta, D’aucy, Les Paysans de Rougeline et Carrefour se sont d’ores et déjà posés en partenaires, afin de financer, aux côtés des citoyens, les projets retenus par MiiMOSA, dans une fourchette de 50 000 à 1 million d’euros. 

Éditrice de solutions digitales à destination du secteur agricole, la société Smag annonce son adhésion au collectif La Ferme Digitale. « Cette adhésion confirme la volonté de Smag de jouer pleinement son rôle au sein de l’écosystème AgTech français, pour promouvoir l’innovation numérique et soutenir l’agriculture dans son évolution technologique », précise un communiqué daté du 31 janvier. 

Bonduelle, en ce début d’année 2019, lance une nouvelle offre de références Bio 100 % français aux rayons légumes en conserves et légumes surgelés, qui connaît une véritable dynamique. Haricots verts et petits pois ouvrent la marche. Le groupe propose un emballage « plus cohérent avec l’esprit du bio », composé à 45 % de matériau bio-sourcé à base de canne à sucre. E.P.

Cousin du groupe de travail dédié à la méthanisation qui avait abouti en mars 2018, le groupe de travail mis en place par le ministère de la Transition écologique afin d’accélérer le développement de la filière, a clôturé ses travaux le 31 janvier. Retrouvez ses conclusions ici.

Ovalie Innovation, la filiale R&D de Maïsadour et Vivadour, vient de signer un contrat pour fournir, en huile de coriandre, Seppic, une entreprise spécialisée dans le développement et la commercialisation d’ingrédients dédiés à la santé et à la beauté. L’extraction de cette huile est basée sur un nouveau process, green label, sans solvants ni additifs. 25 ha de coriandre ont été cultivés en 2018 par des adhérents des deux coopératives. Cette culture, peu gourmande en intrants, permet de diversifier les assolements.

Les marques Savéol, Prince de Bretagne et Solarenn viennent de s’associer pour proposer des tomates « cultivées sans pesticides de la fleur à l’assiette », sans pour autant être bio. En clair, la graine ou le plant auront pu être traités, mais pas la tomate. Tous les maraîchers ont reçu des formations. Les trois structures visent rapidement, avec ce nouveau mode de production, atteindre 30 à 40 % de leurs ventes de tomates.

FNSEA et JA dénoncent une nouvelle fois le retard « inacceptable » du versement des aides bio. Fin 2018 deux tiers seulement des dossiers bio 2016 avaient reçu le solde des aides attendues. Pour les dossiers 2017, cette part tombe à seulement 30 %.

L’acquisition d’Arysta LifeScience, l’activité agricole de Platform Specialty Products Corporation, par UPL, United Phosphorus Ltd., a bien été finalisée le 31 janvier 2019 comme prévu.

4 février, 2019

Un site pour lutter contre les infox alimentaires

L’Association nationale des industries alimentaires (Ania), lance un site internet pour répondre aux attaques sur la malbouffe et à ce qu’elles qualifient de « fausses informations » circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux. La plateforme alimentation-info-intox.fr a été conçue comme « une nouvelle arme face à la désinformation sur notre alimentation », dixit Richard Girardot président de l’Ania, dans un communiqué du 17 janvier. Le site sera alimenté au fur et à mesure, le choix des sujets se fera en fonction de l’actualité et des attaques relevées. Les internautes auront la possibilité de proposer des sujets qu’ils souhaitent voir aborder.

28 janvier, 2019

Agtech : Sencrop lève 10 M$ pour son développement international

L’entreprise Sencrop, spécialisée dans la commercialisation de stations météo connectées, vient de procéder à une levée de fonds de 10 M$ (8,8 M€) menéz par Bpifrance, via le fonds Ecotechnologies dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir. « Cette levée de fonds va permettre à Sencrop de se renforcer à l’international tout en continuant de développer sa R&D sur la donnée », explique Martin Ducroquet, son co-fondateur. Les solutions de Sencrop sont utilisées par plus de 5000 agriculteurs dans 10 pays. L’entreprise vient par ailleurs de lancer Leafcrop, un capteur d’humectation de lutte contre le gel destiné aux viticulteurs et arboriculteurs, lors du Sival de Nantes qui s’est tenu du 15 au 17 janvier.

28 janvier, 2019

Axéréal mise sur ses filières intégrées

Bien que très présent sur l’export de céréales, le groupe Axéréal souhaite renforcer son ancrage dans les filières intégrées. « Cette année, un seuil significatif est franchi, car les volumes engagés dans les filières industrielles dépassent les commodités », souligne Paul-Yves L’Anthoën, le directeur général d’Axéréal, à l’occasion d’une conférence de presse le 10 janvier, à Paris. Le groupe collecte actuellement 4,6 Mt de céréales, dont 40 % exportées. D’ici à 2022, la coopérative vise un triplement de ses productions bio pour atteindre 80 000 tonnes collectées. En culture de spécialités, comme le soja ou les lentilles, Axéréal espère doubler ses volumes sur le même pas de temps, pour produire 120 000 tonnes par an. Depuis 2017, la coopérative a aussi lancé la démarche Cultiv’Up.

28 janvier, 2019

Retards des aides bio : FNSEA et JA s’impatientent

C’est un serpent de mer dont les agriculteurs bio se seraient bien passés… Le versement des aides bio accumule les retards depuis 2016. Régulièrement, les syndicats s’alarment de la latence de ce dossier. Dans un communiqué, daté du 25 janvier, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et Jeunes agriculteurs (JA) estiment la situation intenable. « Fin 2018, deux tiers seulement des dossiers bio 2016 avaient reçu le solde des aides attendues. Pour les dossiers 2017, cette part tombe à seulement 30 % », affirment les deux syndicats. Des chiffres jugés « inacceptables », tout comme l’absence de réponse du ministère de l’Agriculture, que la FNSEA et JA ont contacté par courrier début décembre 2018.

28 janvier, 2019

Les autres brèves du 29 janvier 2019

La gamme de tomates « sans pesticides » de la marque Savéol a été élu produit de l’année 2019. Ce marquage, dont le rayonnement s’étend sur près de 40 pays, est la plus grande organisation de logo exprimant le vote de consommateurs pour des innovations produits.

Le ministère chargé de l’Agriculture a actualisé, le 24 janvier 2019, la liste des produits phytosanitaires restant autorisés pour les amateurs depuis le 1er janvier 2019. G.G.

Une nouvelle liste des produits de biocontrôle est parue au Bulletin officiel du 24 janvier 2019, dans la note de service DGAL/SDQSPV/2019-48 du 18 janvier. La DGAL précise que la liste sera désormais actualisée mensuellement. G.G.

Près de 60 % des maladies infectieuses émergentes sont classées comme zoonotiques, c’est-à-dire transmises aux animaux par l’homme, comme la grippe aviaire. La Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) a publié un article scientifique dédié à cette thématique, le 17 janvier 2019.

Près de 40 millions de dispositifs d’agriculture intelligents émergeront d’ici à 2025, selon le pronostic de Idate Digiworld. Selon ce thinktank européen, « l’adoption de ce type de dispositifs reste assez faible aujourd’hui », notamment à cause des barrières à l’investissement. Le principal moteur de ce secteur réside ainsi dans l’amélioration de la productivité des agriculteurs.

28 janvier, 2019

Carrefour lance un audit sur les abattoirs de ses marques propres

Le distributeur Carrefour a annoncé, le 16 janvier, que les 84 abattoirs approvisionnant en viande les marques Carrefour, Carrefour Bio, Reflets de France et les filières qualité Carrefour allaient être audités. Et ce, d’ici la fin de l’année 2019. À cette fin, une convention tripartite a été signé par l’entreprise avec l’association Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs, chargée de rédiger un cahier des charges, et le Bureau Veritas, qui conduira les audits. Carrefour a également annoncé réaliser un test, dans trois abattoirs de la coopérative Cooperl, pour l’installation de caméras. Leur présence pourrait par la suite être intégrée au cahier des charges liant Carrefour à ses fournisseurs.

21 janvier, 2019

InVivo Wine s’empare de la biodynamie avec Château Maris

InVivo Wine a signé avec Château Maris un accord de distribution mondiale, à partir de janvier. Château Maris dispose d’un domaine de 50 hectares dans le Languedoc, certifiés biodynamiques depuis 2004. L’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 2 M€ sur 2018, dont 85 % à l’export. « En nous appuyant sur l’expertise de Château Maris, nous allons pouvoir accélérer notre développement sur le bio, promouvoir une viticulture durable et bâtir une offre structurée sur le segment bio premium », estiment Frédéric Noyère, directeur général d’InVivo Wine et Bruno Kessler, chief winemaker.

En 2017-2018, InVivo Wine a réalisé un chiffre d’affaires de 237 millions d’euros.

21 janvier, 2019

Les faucheurs volontaires relaxés dans le procès intenté par Dijon Céréales

Le tribunal de Grande Instance de Dijon a relaxé, le 17 janvier, les faucheurs volontaires dans le procès intenté contre eux par Dijon Céréales. Une plainte avait été déposée par la coopérative suite à la destruction de parcelles d’essais chez un de ses adhérents et à l’occupation de ses locaux par les militants.

Le tribunal a mis en avant « le défaut de caractérisation des infractions ». « C’est d’autant plus un choc que les faucheurs volontaires ont tous avoué les infractions à la barre ; ils ont admis avoir commis le fauchage des plants visés, ont revendiqué leurs actes et ont largement communiqué sur le sujet sur le plan médiatique », déplore la coopérative.

Dijon Céréales souhaite que le procureur de la République « interjette appel de cette décision ; si c’était le cas, la coopérative Dijon Céréales inscrirait à la suite un appel pour qu’un nouveau procès se tienne ».

21 janvier, 2019

Les jardins résidentiels, refuge des abeilles dans les villes

Une étude, publiée dans le numéro de janvier de la revue Nature Ecology and Evolution, affirme que les jardins urbains sont des « habitats de plus en plus importants pour les abeilles », notamment « face à diverses menaces agricoles ». Les espèces de plantes à fleurs et d’insectes pollinisateurs présentes sur 360 sites, dans quatre villes de Grande Bretagne (Bristol, Leeds, Reading et Édimbourg) ont été enregistrées. Résultat : « jusqu’à 50 fois plus d’abeilles » étaient présentes dans les jardins résidentiels que dans d’autres espaces artificialisés, comme des parkings. Les auteurs encouragent à favoriser le développement de « mauvaises herbes », telles que les pâquerettes communes ou les pissenlits dans les parcs publics, afin de « rendre les communautés de pollinisateurs urbains plus résilientes ».

21 janvier, 2019

Les autres brèves du 22 Janvier 2019

Le producteur de fertilisants et biostimulants Tradecorp vient d’acquérir Microquimica, une société établie au Brésil et spécialisée en particulier dans la vente d’engrais foliaires, d’adjuvants, de traitements des semences et d’inoculants microbiens. L’entreprise compte deux usines à Campinas, au Brésil. « Microquimica s’engage à optimiser la flexibilité et la capacité productive de Sapec Agro Business et à fournir des outils de production aux Amériques », relate un communiqué de Sapec Agro Business, la maison mère de Tradecorp.

Le comité national de gestion des risques en agriculture (CNGRA), réuni le 16 janvier, continue son travail d’évaluation des départements touchés par la sécheresse de 2018. Après les douze départements retenus en décembre 2018, au titre de calamité climatique, liée à la sécheresse, le CNGRA a listé quatorze nouveaux départements pour cette même cause. Après avoir débloqué 101,5 M€ en décembre, le CNGRA fait état de 59 M€ supplémentaires pour ces 14 départements.

21 janvier, 2019

Évaluation des pesticides : le Parlement européen vote le rapport de la Commission PEST le 16 janvier 2019

Le rapport de la commission spéciale du Parlement européen sur la procédure d’autorisation des pesticides dans l’UE, dite commission PEST, sera mis au vote en séance plénière le 16 janvier 2019. Ses 114 recommandations invitent à davantage de transparence et d’indépendance dans les évaluations des pesticides. Une évolution également souhaitée par la Commission européenne dans sa proposition de règlement dédié avec, entre autres, la publication des données et informations relatives aux demandes d’autorisation de mise sur le marché fournies par les industriels à l’Efsa, l’Autorité européenne de sécurité des aliments.

14 janvier, 2019

Le marché végan et végétarien pourrait atteindre un chiffre d’affaires de 600 M€ en 2021

Le chiffre d’affaires du marché des produits végans et végétariens pèse 380 millions d’euros en 2018, soit une augmentation de 24 % par rapport à 2017. Selon une étude publiée le 8 janvier par le cabinet Xerfi, la barre des 600 M€ devrait être dépassée en 2021. Selon cette étude, le principal moteur de cette dynamique est le flexitarisme, végans et végétariens ne représentant qu’une population limitée, respectivement 0,5 et 2 % des consommateurs. Après 2021, Xerfi mise sur un essoufflement progressif de cette tendance.

14 janvier, 2019

Un ancien lobbyiste en charge de l’environnement aux États-Unis

Prévue depuis novembre dernier, la nomination d’Andrew Wheeler, 54 ans, à la tête de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) a été officialisée le 9 janvier par le président des États-Unis Donald Trump. Particularité du principal intéressé : il a par le passé défendu les intérêts des secteurs de la chimie, du charbon et de l’uranium, en tant que lobbyiste. Andrew Wheeler aura à charge de poursuivre le travail de détricotage réglementaire des mesures environnementales mises en œuvre par Barack Obama, au cours de ses deux mandats. L’EPA s’est ainsi prononcée contre une norme limitant le rejet de mercure dans l’air par les centrales thermiques, ou pour un assouplissement de la loi de protection fédérale des cours d’eau. Le Sénat américain doit confirmer cette titularisation par vote.

14 janvier, 2019