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Un modélisateur de serres primé aux GreenTech Innovation Award 2019

GreenTech, salon international du secteur horticole se déroule du 11 au 13 juin aux Pays-Bas. Mais les lauréats GreenTech Innovation Award 2019 sont déjà connus. Dans la catégorie « durable », c’est l’outil d’aide à la décision Hortinergy, de Agrithermic, qui est récompensé. Cet OAD en ligne de conception de serre agricole permet de simuler la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre de la future serre, tout en évaluant le déficit hydrique ou encore la lumière artificielle nécessaire pour les cultures. Hortinergy est développé en partenariat avec le Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (CTIFL), l’Association nationale des structures d’expérimentation et de démonstration en horticulture (Astredhor), Agrocampus Ouest et le Centre de formation pour la promotion agricole (CFPPA) de la Cote Saint-André.

 

3 juin, 2019

Première levée pour le Natexbio Challenge, dédié aux entreprises de l’aval des filière bio

Natexbio rend public les lauréats de son premier Challenge, visant à soutenir les projets bio en matière de produits et de distribution. La fédération des entreprises de transformation et de distribution de produits biologiques et écologiques espère donner de la visibilité aux projets participant à l’essor du bio en aval de l’agriculture. Natexbio évalue à +17 % l’augmentation du nombre d’entreprises de transformation, de distribution et d’importation entre 2016 et 2017. Les start-up récompensées ont été gratifiées respectivement de 15 000 euros, 6 000 euros et 4000 euros. Il s’agit de l’entreprise Intelligence Culinaire, pour sa marque de crackers bio « Résurrection », de l’entreprise de cosmétiques bio CoZie jouant la carte de la consigne pour ses flacons de verre, facilitant le service « en vrac », et le Labo du Moulin, brasseur d’un Kéfir bio.

3 juin, 2019

La confédération paysanne s’inquiète des conséquences des mesures contre la peste porcine africaine pour les élevages de plein air

Dans un communiqué du 24 mai, la Confédération paysanne s’inquiète de l’instruction du ministère de l’Agriculture sur le renforcement des mesures de protection contre la peste porcine africaine pour les élevages de plein air. Une alerte qui concerne la pose de clôtures. « Cette instruction ne prévoit pas d’alternative au grillage fixe, explique le syndicat. Elle est inadaptée à la particularité des élevages porcins de plein air en rotation parcellaire, extensifs ou présents dans des zones difficiles. Comment planter des clôtures fixes de 1m30 sur des terrains montagneux, calcaires et pour des exploitations de plusieurs dizaines d’hectares ? » Lors de la réunion du Conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (Cnopsav), le 24 mai à la DGAL, la Confédération paysanne a réitéré sa proposition de mener une expérimentation afin de valider des moyens de protection adaptés à ces modes de production. « Cette possibilité a été rejetée sans aucune explication », ajoute-t-elle.

 

 

27 mai, 2019

La filière de recyclage des plastiques agricoles se dévoile au grand public

Le tri sélectif des déchets agricoles s’expose ! La Bergerie nationale de Rambouillet propose désormais un espace dédié, développé en partenariat avec Adivalor, afin de présenter les démarches réalisées par la Bergerie, mais aussi la filière dans son ensemble. Cette plateforme pourrait être mise à profit auprès du public scolaire. En parallèle, à Brest, l’exposition photo Re-cyclage a été inaugurée le 10 mai. Ouverte jusqu’au 11 juin 2019, elle présente l’engagement de dix filières en charge de la collecte et du traitement des déchets. La filière agricole y est représentée, également via Adivalor.

 

 

27 mai, 2019

La BEI investit 5 à 10 M€ pour la méthanisation en France

La société Rgreen Invest et la Banque européenne d’investissement (BEI) annoncent, le 20 mai, une prise de participation de 5 millions d’euros – qui pourrait monter jusqu’à 10 M€ – dans l’entreprise Méthajoule, implantée en région Auvergne Rhône Alpes. Cet investissement passe par le fonds Infragreen III géré par Rgreen Invest et dans lequel la BEI a injecté 50 millions d’euros. Cette opération doit permettre de porter des projets de méthanisation situés en France à travers Méthajoule. Le premier projet présenté est une unité agricole en cogénération de 500 kW électriques pour 400 kW thermique, en cours de construction. Le site est situé sur la commune de Sainte-Eulalie, dans le Cantal et produira de l’électricité qui sera vendue à EDF. L’énergie thermique sera valorisée par un réseau de chaleur desservant une zone d’activités. Une partie du biogaz sera également valorisée en bioGNV pour l’avitaillement des camions de collecte d’ordures ménagères de la communauté de communes du Pays de Salers.

27 mai, 2019

Les protéines consommées par les élevages européens passées au crible (étude)

C’est un document qui doit orienter les réflexions engagées concernant la construction d’un plan protéines au niveau européen. Le « Bilan protéique de l’alimentation animale pour l’UE », édition 2017-18, est publié par la Commission européenne le 20 mai 2019. Cet état des lieux offre aux instances européennes des repères pour se diriger vers une plus grande autonomie protéique, et une agriculture plus résiliente. 85 Mt de protéines brutes ont été consommées par les animaux sur la période considérée. Les fourrages grossiers constituent, précisément, la principale source de protéines fourragères, représentant 45 % de l’utilisation alimentaire totale de l’UE en élevage. Les tourteaux de graines oléagineuses fournissent près du quart des protéines alimentaires (24 %). Les cultures, consommées directement, représentent 22 % du total.

 

 

27 mai, 2019

Les autres brèves du 28 mai 2019

Le député Dominique Potier annonce avoir déposé un recours en Conseil d’État contre l’ordonnance de la loi Égalim qui supprime, pour les distributeurs, les pénalités par CEPP manquant. Selon lui, cette ordonnance, « en supprimant toute sanction, renonce de fait aux CEPP, sans que cela ait fait l’objet d’un débat par le Parlement ». Elle représente donc à son sens « un excès de pouvoir du Gouvernement sur les délibérations du Parlement ».

 

Après le parlement et la Commission européenne, le Conseil de l’Europe a validé le 21 mai le règlement européen harmonisé sur toutes les matières fertilisantes et supports de culture, y compris les biostimulants. Le texte doit désormais paraitre au bulletin officiel. Les premiers marquages CE issus de ce règlement devraient voir le jour dès 2022.

 

L’arrêté du 23 mai 2019, paru au JO du 26 mai, actualise les limites maximales applicables aux résidus de chlordécone que ne doivent pas dépasser certaines denrées alimentaires d’origine végétale et animale pour être reconnues propres à la consommation humaine.

 

Le 22 mai, le Copernicus climate change service (C3S), mis en œuvre par le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) au nom de l’Union européenne, a annoncé un projet d’aide à la surveillance des effets du changement climatique sur la biodiversité. Les informations seront utilisées dans le cadre d’un contrat de deux ans entre le C3S et l’Institut flamand de recherche technologique (Vito). Lequel devrait créer une plateforme en ligne sur le sujet.

 

 

27 mai, 2019

L’Association chimie du végétal propose une carte détaillant le maillage territorial en France

Laboratoires de R&D, biotechnologies, bioraffineries, usines de transformation… la France compte près de 200 sites d’activité liée à la chimie du végétal. L’Association chimie du végétal en a dressé une carte, afin de valoriser le maillage territorial de ce secteur d’activité « contribuant à la réindustrialisation et donc à la revitalisation économique et sociale de la France. » Ce document sera largement mis en avant les 22 et 23 mai prochains à Lyon, lors du Plant Based Summit, évènement réunissant les acteurs nationaux et internationaux de la filière des matériaux et produits biosourcés. La carte est consultable ici.

 

20 mai, 2019

Bioéconomie, BASF partenaire d’une entreprise ligérienne produisant des films biodégradables

Pour BASF, le développement durable se joue à plusieurs niveaux. C’est ce que la firme explique dans un communiqué du 15 mai 2019. Elle annonce la signature d’un contrat d’exclusivité avec l’entreprise Lactips, située dans la Loire. Cette dernière commercialise des films alimentaires biodégradables à base de protéine du lait, dont la vocation est de remplacer les films en alcool polyvinylique dans les produits détergents pour les particuliers, les industriels et les collectivités. Alors que Lactips développe cette technologie, BASF apporte son expertise en réseau et chaîne d’approvisionnement pour commercialiser le produit. La durée d’engagement des deux entreprises, qualifiée de « long terme », n’est pas précisée.

20 mai, 2019

Les accords commerciaux européens empêchent la construction d’un Plan protéine selon la Coordination rurale

La Coordination rurale (CR) et France grandes cultures (FGC) expriment, le 13 mai, leur conviction « qu’aucun plan protéine n’est possible en Europe avec les actuels accords commerciaux », qui forment selon elles « un verrou qui empêche tout développement sérieux et tout objectif d’amélioration de la sécurité alimentaire. » Les deux structures épinglent les « nombreux opérateurs qui se complaisent dans la situation actuelle, […] des géants du grain qui font un lobbying redoutable à… nos coopératives agricoles qui ne pensent plus à leurs adhérents ! » Et Bernard Lannes, président de la CR, de préciser : « C’est le fameux « libérer pour protéger » du président Macron ; en libérant le commerce des céréales en France, on freinera les importations de tourteaux de soja OGM ou de tournesol d’Ukraine. »
 

20 mai, 2019

Bruxelles supprime les droits européens antidumping sur le bioéthanol américain

La Commission européenne a annoncé le 14 mai sa décision de supprimer le droit anti-dumping appliqué depuis 2013 pour se protéger des exportations « subventionnées » de bioéthanol américain. Un choix que regrette la Confédération européenne de la production de maïs (CEPM). Dans un communiqué, elle affirme craindre un retour à la situation de 2011, « où le bioéthanol américain avait pris 21 % du marché européen ». Daniel Peyraube, président de la CEPM, condamne ce choix et invite l’Europe à « cesser ce double discours mortifère du mieux disant écologique chez nous tout en ouvrant les portes aux importations de produits ne respectant pas les mêmes normes, et bénéficiant, qui plus est, de larges soutiens de leurs États ».

20 mai, 2019

Les autres brèves du 21 mai 2019

Monsanto a perdu un 3e procès aux États-Unis, le 13 mai 2019 : le jury du tribunal d’Oakland (Californie) lui demande de verser 2,05 milliards de dollars de dommages et intérêts à Alberta et Alva Pilliod. Ces époux estiment que le Roundup pulvérisé sur leurs différentes propriétés est responsable de leur lymphome non hodgkinien. Comme pour les 2 premiers procès, Bayer a indiqué faire appel.

À l’occasion de la Journée mondiale des abeilles, le 20 mai 2019, l’Union nationale de l’apiculture française lance une campagne nationale pour la protection des abeilles contre l’utilisation de pesticides en période de floraison. « Plus de la moitié de leurs usages bénéficient toujours de dérogations », indique l’Unaf dans un communiqué du 16 mai.

Les dérogations à l’interdiction d’utilisation des néonicotinoïdes ne portent que sur les spécialités à base d’acétamipride, comme Suprême 20 SG de Certis, pour lutter contre le balanin de la noisette, les mouches du figuier et les pucerons du navet. L’arrêté du 7 mai 2019 paru au JO du 15 mai ne diffère pas du projet mis en consultation fin mars

Un avis paru au JO du 11 mai 2019 vient compléter l’arrêté du 18 avril 2019 suspendant l’importation en France de cerises fraîches en provenance d’États membres de l’UE ou de pays tiers où l’utilisation de produits phytosanitaires contenant du diméthoate est autorisée en traitement des cerisiers. Il précise les pays d’où les importations sont acceptées ou non.

Le renouvellement de l’approbation du glyphosate sera étudié non pas par un État membre rapporteur et un État membre corapporteur, comme toutes les molécules, mais conjointement par un groupe d’États membres : France, Hongrie, Pays-Bas et Suède (règlement d’exécution (UE) 2019/724). L’approbation actuelle expire au 15 décembre 2022.

Afin de lutter contre la la chenille processionnaire du pin, l’arrêté du 25 avril 2019 autorise par dérogation la mise à disposition sur le marché et l’utilisation du produit biocide « PHERO-BALL PIN », également appelé « PINE T PRO BALL », pour une période de 180 jours.

Deux nouvelles exploitations Demain la Terre ont rejoint en 2019 les cinq d’ores et déjà certifiées Haute valeur environnementale (HVE), a annoncé l’association dans un communiqué daté du 17 mai. Il s’agit de la SARL Picvert (salades et jeunes pousses) et l’exploitation Ange Rama (Saveurs des Clos, fruits à noyau).

Comme chaque année, l’Itab publie, en collaboration avec Arvalis, les fiches variétés décrivant les comportements agronomiques et technologiques en AB des variétés de blé tendre. Elles sont disponibles gratuitement sur le site de l’Itab.

Phytocontrol se félicite d’être le premier laboratoire français à proposer une solution inédite et accréditée dans la recherche des dithiocarbamates. Il peut ainsi statuer sur la conformité des échantillons analysés de fruits et légumes vis-à-vis de leur teneur maximale de résidus.

20 mai, 2019

Le Parlement vote le renforcement des pouvoirs des Safer dans les communes littorales

Déjà votée par les sénateurs, une proposition de loi visant la protection des activités agricoles et les cultures marines en zone littorale a été adoptée à l’unanimité par les députés, le 9 mai 2019. Celle-ci permet aux Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural, Safer, d’exercer leur droit de préemption aux biens ayant servi à une activité agricole dans les vingt années précédentes, contre cinq actuellement, dans les communes littorales. Le rapporteur de la loi, Jimmy Pahun (apparenté Modem), élu dans le Morbihan, a ainsi rappelé en commission que « le rythme d’artificialisation des communes littorales est 2,6 fois plus élevé que sur le reste du territoire ». Si la préservation de l’ostréiculture et des marais salants est au cœur de ce texte, celui-ci s’applique néanmoins à toute activité agricole étant située sur une commune littorale.

13 mai, 2019

Irrigation, Irré-Lis s’étend au soja

Pour la première année en 2019, l’outil pilotage de l’irrigation à la parcelle, d’Arvalis-Institut du végétal, Irré-LIS, s’étend au soja. Cet outil, accessible sur abonnement en ligne, permet aux producteurs d’anticiper les tours d’eau à partir de l’état de la réserve en eau du sol et des dates prévisionnelles des stades de la culture. Mais aussi d’exprimer le potentiel de production de chaque parcelle. Les références Terres Inovia montrent un gain de rendement de l’ordre de 10 q/ha avec un apport de 100 mm.

Près de 68 % des surfaces de soja étaient irriguées en 2016 et près de 80 % des surfaces du bassin Sud.

13 mai, 2019

Un élevage intensif de poulets dans le Puy-de-Dôme au cœur de la nouvelle enquête de L214

L’association L214 a dévoilé, le 9 mai, de nouvelles images obtenues au mois d’avril 2019, dans un élevage de 50 000 poulets à Solignat, dans le Puy-de-Dôme. Celles-ci montrent des animaux entassés à plus de 22 par mètre carré. Des poulets morts mais aussi de la poussière et des excréments sont visibles sur les litières où grandissent les poulets, sans possibilité de se déplacer. Le site est associé à la coopérative Axereal, un acteur majeur du secteur agroalimentaire. L’association rappelle cependant que près de huit poulets sur dix sont élevés dans des conditions similaires en France.

13 mai, 2019

Une quatrième biofabrique d’insectes pour Bioline au niveau mondial

Bioline Agrosciences a inauguré le 7 mai une nouvelle unité de production d’insectes auxiliaires dans le Sud de l’Espagne. Un projet mené avec la société espagnole Biocolor. Le site, implanté à El Ejido à quelques kilomètres d’Alméria, s’étale sur 4000 m² et compte « des dizaines de salles climatiques pour la production d’insectes », selon un communiqué daté du jour même. Ces solutions sont amenées à alimenter les marchés de la production légumière sous-serre de la péninsule ibérique. Selon les responsables de la firme, l’idée est de « rapprocher la production et la livraison des insectes auxiliaires pour les agriculteurs et les coopératives utilisatrices ». L’investissement a été porté à 100 % par Bioline Iberia. Cette unité de production d’insectes est la quatrième de Bioline Agrosciences, après celles implantées en Angleterre, en France et en Californie.

13 mai, 2019