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Réduction des normes : le Sénat adopte la proposition de résolution

Le 6 décembre 2016, le Sénat a adopté, par 208 voix contre 11, la proposition de résolution en faveur de la réduction des normes applicables à l’agriculture présentée par Daniel DUBOIS (UDI-UC – Somme), Gérard BAILLY (Les Républicains – Jura) ainsi que plusieurs de leurs collègues. Le rapport contient une liste de 16 mesures parmi lesquelles : assouplir l’application du verdissement de la Pac, alléger le droit européen sur les installations classées et les plans d’épandage, ou encore faciliter la création de retenues d’eau et le retournement des prairies.

12 décembre, 2016

Santé et environnement : sept centres scientifiques ouvrent leurs travaux à la société

L’Anses, le BRGM, l’Ifsttar, l’Ineris, l’IRSN, Irtea et Santé publique de France* ont signé le 9 décembre une charte d’ouverture à la société. Ces sept établissements publics remplissent une mission d’intérêt général commune : évaluer les risques dans les domaines de la santé et de l’environnement et les moyens de les réduire, dans une perspective d’aide à la décision. Par cette charte, ils affirment leur volonté commune de dialogue avec les acteurs de la société civile dans le cadre de leurs activités d’expertise et/ou de recherche.

*Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail
Bureau de recherches géologiques et minières
Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux
Institut national de l’environnement industriel et des risques
Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire
Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture
Santé publique France

12 décembre, 2016

50 % d’œufs issus d’élevages alternatifs : un coût estimé à 500 M€

500 millions d’euros et une large mobilisation des acteurs et partenaires de la filière œuf. Ce sont les conditions nécessaires, selon le Comité national pour la promotion de l’œuf (CNPO) pour atteindre 50 % de poules en systèmes alternatifs en 2022. Cet objectif, fixé par le « contrat sociétal d’avenir » créé cet automne par le CNPO, doit permettre de répondre aux attentes sociétales concernant les œufs issus d’élevages alternatifs à la batterie, c’est-à-dire « bio », « plein air », ou « au sol ». 32 % des œufs étaient issus de telles exploitations en 2015.

12 décembre, 2016

Les autres brèves du 13 décembre 2016

 
Une nouvelle liste des équipements de limitation de la dérive de pulvérisation de produits phytopharmaceutiques est parue au Bulletin officiel du 8 décembre 2016 . Ces derniers permettent de réduire la largeur des zones non traitées en bordures des points d’eau (de 20 ou 50 m à 5 m), conformément à l’arrêté du 12 septembre 2006. De nouveaux équipements viennent s’ajouter pour la viticulture, l’arboriculture et les cultures basses.

L’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) devient membre fondateur de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB). Cet engagement traduit la volonté de l’Institut de partager sa connaissance des polluants environnementaux et son expertise en écotoxicologie avec la communauté de recherche sur la biodiversité animée par la FRB.

La FAO lance un « centre de connaissances sur l’agro-écologie ». Le but est de conserver et de promouvoir toute l’information existante et les nouveautés au sujet de l’agro-écologie, en provenance de la FAO ou de ses partenaires, mais également de renforcer le réseau.

Agrauxine-Lesaffre Plant Care a obtenu l’homologation de Tri-Soil, un biofongicide composé du champignon Trichoderma atroviride souche I-1237. Le produit est autorisé pour une application par an sur pomme de terre (pour lutter contre les champignons autres que Pythiacées), laitue et autres salades (maladie des taches brunes, champignons autres que Pythiacées), carotte (Pythiacées) et cultures ornementales (champignons autres que Pythiacées).

Le laboratoire de l’Anses de Sophia Antipolis a fêté ses quarante ans le décembre. Un laboratoire devenu une référence aux niveaux national et international dans les domaines de la santé des abeilles et des ruminants.

La Commission européenne a confirmé le 7 décembre que les directives Oiseaux et Habitats ne seront ni réécrites, ni affaiblies. WWF, LPO et France nature environnement saluent cette décision, dans un communiqué commun du 8 décembre, et demandent le renforcement de leur déploiement sur tout le territoire.

Une étude conduite par des chercheurs de l’IRD, de l’Inserm et de l’Université de Bournemouth, précise les liens entre la déforestation et l’émergence de nouvelles maladies infectieuses. Les chercheurs montrent que la déforestation provoque une réduction des chaînes alimentaires en eaux douces, qui favorise le développement d’agents infectieux. Ces résultats ont été publiés le 7 décembre dans le journal Science Advances.

Créé en 2007 et présent dans en Aquitaine depuis 2012, Agri Sud-Ouest Innovation, pôle de compétitivité agricole et agro-industriel, offrira dès le 1er Janvier 2017 ses services aux entreprises et aux centres de recherche des anciennes régions Limousin et Poitou-Charentes.

400 poissons et 800 kg de légumes. C’est ce que devraient récolter chaque année les résidents du «Toit solid’air », à Reims. Achevé au cours de l’automne 2016, ce centre d’hébergement d’urgence accueille 21 personnes en difficulté d’insertion sociale. Et inclut la « première ferme urbaine du grand Est », inaugurée le 21 novembre par l’Armée du Salut et Plurial Novilia, premier bailleur à soutenir ce projet par un investissement de 15 000 €.

« C’son bio », la marque dédiée à la nutrition animale bio de la société Sud-Ouest Aliment a lancé son site internet ((()), le vendredi 9 décembre. Un espace en ligne pour découvrir la marque et ses engagements.

Le 3 novembre 2016, Sébastien Abis, chercheur associé au Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM), et Mohammed Saliki, secrétaire général du ministère de l’Agriculture marocain, ont présenté leur ouvrage « Agriculture et climat, du blé par tous les temps ». Il traite du double enjeu de sécurité alimentaire et de changements climatiques auxquels se confronte l’agriculture, en particulier dans le bassin méditerranéen. Les auteurs font un focus sur la production de blé. Le livre de 157 pages est disponible à 17 € aux éditions IRIS ou Max Milo.

12 décembre, 2016

Loi biodiversité : le ministère de l’Environnement a bouclé tous ses décrets

 

Dans un communiqué du 30 novembre, Ségolène Royal et Barbara Pompili ont annoncé avoir transmis au Conseil d’État la totalité des décrets correspondants à la loi sur la biodiversité, dont le ministère de l’Environnement a la charge, « afin d’assurer l’application de la loi le plus rapidement possible. »

5 décembre, 2016

Polluants de l’air : un objectif européen de réduction pour l’ammoniac, pas pour le méthane

 

L’Union européenne se dote de normes concernant les polluants atmosphériques. Un vote au Parlement, validé le 23 novembre, vise à diminuer de moitié l’impact des polluants sur la santé d’ici à 2030. Deux polluants concernent l’agriculture. Pour l’ammoniac, notamment émis par les engrais et l’élevage, la baisse d’émissions visée est de 19 %. En revanche, pas d’objectif pour le méthane. Si les élus écologistes s’en sont plaints, les eurodéputés ont globalement jugé que de tels objectifs seraient avant tout vecteurs de complications supplémentaires pour l’agriculture.  Les émissions d’oxydes d’azote devront baisser de 63 % d’ici à 2030, le dioxyde de soufre de 79 %, et les particules de 49 %.

5 décembre, 2016

En 2017, un concours jeune des prairies fleuries

 

Le 22 novembre 2016, lors d’une mobilisation en faveur des pollinisateurs à Paris, Thierry Mougey, chargé de mission à la fédération des Parcs naturels régionaux (PNR), a annoncé le lancement du « concours jeune des prairies fleuries » en 2017. Le principe d’évaluation de prairies permanentes reste le même, mais ce sont des jeunes qui composent le jury. L’exercice consiste à les faire réfléchir aux critères de qualité des prairies – richesses faunistique, floristique, qualité future des fourrages, capacité d’accueil des pollinisateurs, etc. Eux-mêmes seront évalués sur la pertinence de leur notation.

5 décembre, 2016

Des faucheurs volontaires détruisent des plantes obtenues par mutagénèse

 

Environ 70 faucheurs volontaires se sont introduits sur deux parcelles du groupe Dijon céréales (21) le 28 novembre, dans le but d’y détruire des plants de colza Clearfield. Ces plants sont obtenus par le processus de mutagénèse. La directive européenne 2001/18, qui donne la définition d’un OGM, a explicitement exclu ces plantes de son champ d’application. La direction du groupe Dijon céréales a tenu à rappeler, dans un communiqué, que le groupe respectait la réglementation française et européenne, et que par conséquent, elle ne commercialisait ni ne produisait d’OGM. Elle a souligné que cette destruction ne contribuait qu’à freiner la R&D en matière de développement agricole.

5 décembre, 2016

Les autres brèves du 6 décembre 2016

 

 

Les exploitations agricoles ayant atteint la Haute certification environnementale (HVE) ont fortement progressé depuis le début de l’année, surtout en viticulture. Leur nombre est passé de 286 au 1er janvier 2016 à 471 en septembre.

 

Bioline AgroSciences vient d’acquérir le Certirol de Certis Europe. Le Certirol est un procédé de libération d’acariens prédateurs utilisé pour lutter contre les insectes nuisibles, principalement les thrips.

La 1ère chaire industrielle en agronomie pour lutter contre les maladies du bois de la vigne vient d’être lancée. Financée par l’agence nationale de la recherche, elle implique l’Inra et le leader mondial du cognac, Jac hennessy&Co.

L’outil de conseil agro-météo en temps réel Taméo, qui provient de la fusion des expertises agronomiques et météorologiques d’Arvalis de Météo France, a été cité par le jury des Sima Innovation Awards.
 

La pollinisation serait le socle de plus de quelques 1,4 milliard d’emplois agricoles. C’est ce qu’établit un rapport publié le 28 novembre 2016 dans la revue Nature.

Le ministère de l’Environnement annoncé, le 28 novembre 2016, le raccordement au réseau électrique de 53 nouvelles installations de biogaz au cours des trois premiers trimestres. Portant, à la fin septembre 2016, à 478 le nombre d’installations produisant de l’électricité à partir de biogaz.

La France figure à la première place mondiale du Food Sustainability Index, qui évalue le système alimentaire de 25 pays autour de trois piliers : les pertes et le gaspillage d’aliments, l’agriculture durable et la nutrition. Le FSI établit notamment que la France présente la plus faible proportion d’enfants en surpoids parmi les pays développés, et que ses politiques pour lutter contre le gaspillage alimentaire constituent un modèle à suivre.

Vie de dinde. C’est le nom du site internet lancé par Welfarm le 22 novembre pour dénoncer les conditions de l’élevage intensif des dindes. L’association de protection des animaux de ferme critique par exemple la saleté des bâtiments, le manque d’espace des dindes et les inséminations artificielles hebdomadaires en tant que sources de stress. Sans inciter au boycott de la filière, elle promeut la consommation de dindes élevées en plein air sous les mentions Fermier, Label rouge et Biologique.

5 décembre, 2016

Dix actions pour réduire le gaspillage alimentaire en grande distribution

 

En France, les supermarchés pourraient améliorer leur bilan « gaspillage » de 300 000 tonnes par an, et économiser 700 M€ chaque année. C’est ce qu’estime l’Ademe, suite à un travail mené avec 10 magasins pendant trois mois et rendu public le 10 novembre. L’Ademe propose sur son site les dix fiches actions déployées. Et annonce le lancement prochain de deux autres études sur le sujet dans l’industrie agroalimentaire et le monde agricole.

28 novembre, 2016

Perturbateurs endocriniens : la Commission européenne y travaille

 

A l’occasion du conseil des ministres européens de l’Agriculture le 15 novembre, la Commission a été invitée à créer un groupe de travail chargé d’élaborer des orientations qui permettront aux autorités compétentes d’évaluer les risques liés aux perturbateurs endocriniens de manière harmonisée. Certaines délégations ont formulé des observations sur les critères proposés pour définir ces spécialités. La Commission a par ailleurs assuré qu’elle travaillait déjà à l’élaboration de lignes directrices, pour le premier semestre de 2017, en concertation avec les États membres et différents organes, notamment l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), en vue d’établir un premier projet durant le premier semestre de 2017.

28 novembre, 2016

Le numérique, à l’honneur des Sima Innovation Awards 2017

 

Les Sima Innovation Awards ont récompensé la start-up Sencrop pour la mise au point d’une station agro-météo connectée qui permet à chaque agriculteur de mesurer, au sein de ses parcelles des données telles que la température, l’hygrométrie, la pluviométrie ou la vitesse du vent.

WeFarmUp a également obtenu un pirx. Cette plateforme numérique permet à l’instant T de connaitre toutes les machines agricoles disponibles dans un rayon de 20 km autour d’une exploitation agricole, soit à moins d’une heure de tracteur.

Smag s’est vu remettre une citation pour sa nouvelle application mobile Iota (Internet of things for agriculture) permettant de centraliser et contrôler les objets connectés disponibles au sein d’une exploitation agricole.

28 novembre, 2016

FCO : renforcement du réseau de surveillance

 

Suite à la détection de foyers de Fièvre catarrhale ovine (FCO) de sérotype 8 en septembre 2015, un réseau de surveillance entomologique a été remis en place sur le territoire national jusqu’à mai 2017. Il est renforcé par rapport au dispositif de l’été, mais simplifié par rapport à l’an dernier, avec 24 pièges au lieu de 49.

28 novembre, 2016

Les autres brèves du 29 novembre 2016

 

 

La possibilité d’action de groupe vient d’être autorisée pour les sujets environnementaux et sanitaires par la loi de modernisation de la justice du XXIe siècle, publiée le 19 novembre au Journal officiel.

Ségolène Royal a lancé la 32e campagne nationale de collecte de dons des Banques alimentaires, le 24 novembre.
Arysta Life Science vient d’obtenir une AMM pour GoActiv, en tant qu’additif agronomique. Il est composé de filtrat d’algues et rentre dans la composition des biostimulants Goëmar en mélange avec des engrais inorganiques en solution conformes au règlement (CE) n° 2003/2003. La mise en marché de ces produits est autorisée sur grandes cultures, cultures légumières, arboriculture fruitière et vigne.

 

Miimosa, la plateforme de financement participatif dédiée à l’agriculture et à l’alimentation, est à présent déclinée en Belgique via le site www.miimosa.com/be. Une quinzaine de projets y sont déjà soutenus, parmi lesquels une ferme-boulangerie, une savonnerie liégeoise alternative, une champignonnière éco-pédagogique… Lancée en France en 2014, Miimosa y a accompagné 400 projets pour un total de 2M € collectés. Objectif actuel de la plateforme : collecter 8M€ de plus auprès du grand public dans l’année.

 

73 % des Français sont attachés à ce que les engagements pris dans le cadre de la Cop 21 soient respectés, et 83 % soutiennent l’ensemble des dispositions contenues dans la loi pour la transition énergétique pour la croissance verte. Ils marquent leur forte adhésion à l’interdiction de la production d’OGM (84 %). Ce son les résultats d’un sondage commandé par le WWF.

Un « livre noir des bioénergies ». C’est le travail proposé les ONG européennes Bird-life et T&E. Le document se veut à charge concernant l’impact sur le climat de la politique européenne en ce qui concerne les bioénergies, qui représentent 65 % des énergies renouvelables en Europe.

La Région Ile-de-France a décidé de contribuer financièrement au Canal Seine-Nord Europe, à hauteur de 110 M€, répondant ainsi à la demande de la Région Hauts-de-France.

Certis se félicite d’avoir vendu en 2015/2016, 2 600 t de Sluxx HP, son molluscicide de biocontrôle à base de phosphate ferrique. Efficacité de la spécialité et accompagnement des distributeurs sont mis en avant pour expliquer cette progression de 15 % par rapport à la précédente campagne.

InVivo a apporté son soutien à Créalia, un fonds spécialisé dans l’accompagnement des porteurs de projets innovants de la région Occitanie, au travers d’une convention signée le 21 novembre à Montpellier. Le groupe coopératif s’est engagé à hauteur de 30 000 euros. Parmi les initiatives déjà soutenues par Créalia : Matahi, entreprise créatrice d’une boisson bio à base de fruit de baobab ou encore Valhoriz, spécialiste de solutions innovantes pour le diagnostic fonctionnel, le traitement biologique et le monitoring des sols.

 

28 novembre, 2016

Flosul SC de Vivagro, une solution de biocontrôle contre l’oïdium

Vivagro propose en exclusivité en France une nouvelle solution de biocontrôle anti-oïdium : Flosul SC, composé de 800 g/l de soufre. Le produit est autorisé sur vigne, cultures légumières, vergers, grandes cultures dont betteraves et blé. « La particularité de cette nouvelle spécialité tient à la qualité du soufre et à sa co-formulation unique, très haut de gamme, précise Maxime Le Moing, responsable technique national chez Vivagro. Les particules de matière active en suspension dans la solution sont très fines, pour une meilleure homogénéité de la concentration du soufre dans la bouillie et une adhérence accrue du traitement sur la feuille. » Le produit est disponible en bidon de 10 litre et est autorisé en agriculture biologique.

21 novembre, 2016

Partenariat Itab-Idele sur l’élevage bio de ruminants

Le président de l’Institut technique de l’agriculture biologique (Itab) Thierry Mercier et son homologue de l’Institut de l’élevage (Idele) Martial Marguet, ont cosigné, le 15 novembre, une convention de partenariat. « Une démarche en adéquation avec le souhait du ministère de l’Agriculture, qui incite le réseau des instituts techniques agricoles à s’engager de manière significative à soutenir le développement de la recherche et développement de l’agriculture biologique », comme le souligne un communiqué commun.

Constatant un fort mouvement de conversions à l’agriculture biologique d’élevages de ruminants, les deux partenaires entendent collaborer sur l’acquisition de références, la recherche-expérimentation, la valorisation des connaissances et la communication.

21 novembre, 2016