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Etiquetage, l’expérimentation sur l’origine du lait et de la viande est prolongée

Le décret prolongeant jusqu’au 31 décembre 2021 l’obligation d’indiquer l’origine du lait ainsi que du lait et des viandes utilisés en tant qu’ingrédients dans des denrées alimentaires préemballées, est paru au Journal officiel du 29 mars 2020. Les interprofessions d’élevage se félicitent de cette décision. « Il s’agit de répondre à la demande du consommateur qui doit pouvoir connaître l’origine de la viande dans les plats transformés qu’il achète, déclare Dominique Langlois, président d’Interbev. Pour rappel, nous avons démontré à maintes reprises la faisabilité de cette démarche et ce, à des coûts largement supportables. Nous attendons que la Commission légifère afin de pérenniser ces dispositions sur l’ensemble du marché européen. »

30 mars, 2020

CEPP, fin des déclarations reportée au 31 mai 2020

La date de fin de déclaration pour les demandes de délivrance de certificats d’économie de produits phytopharmaceutiques au titre des actions réalisées en 2019 est reportée au 31 mai 2020. Tel est l’objet de la note de service DGAL/SDQSPV/2020-203 du 24 mars 2020, parue au Bulletin officiel du 26 mars 2020. Et ce, en raison des mesures d’urgence liées à l’épidémie de Covid-19 et des difficultés engendrées pour les obligés du dispositif.

30 mars, 2020

MAEC et aides bio, un premier versement de 380 M€ pour la campagne 2019

Le ministère de l’Agriculture a annoncé, le 5 mars, le début des paiements, ce jour même, pour les mesures agro-environnementales et climatiques, ainsi que pour les aides à l’agriculture biologique, au titre de la campagne PAC 2019. Ce premier versement concerne 61 000 dossiers, soit 72 % du total, pour un montant de 380 millions d’euros.
Pour la campagne 2018, 453 millions d’euros ont été versés à près de 73 000 bénéficiaires.

9 mars, 2020

McDonald’s lance des consultations pour accélérer sa stratégie agroécologique 2030

Engagé depuis 2010 dans une stratégie agroécologique, le groupe McDonald’s France affirme avoir réduit de 51 % par hectare le recours aux pesticides dans la filière pomme de terre en douze ans, de 44 % l’utilisation des antibiotiques dans la filière poulet depuis 2012, mais aussi une baisse de 12 % des émissions de gaz à effet de serre par repas servis entre 205 et 2018.

Fort de ces résultats, le groupe a organisé trois tables-rondes, avec l’ensemble des parties prenantes, à l’occasion du Salon de l’agriculture, pour poser les bases de sa feuille de route à l’horizon 2030. Chacune portait sur un des enjeux identifiés par l’entreprise : le climat (ambition de réduire de 35 % les émissions de gaz à effet de serre par repas servis et de 15 % en élevage bovin à cette échéance) la biodiversité (développement de la Haute valeur environnementale), le bien-être animal.

9 mars, 2020

Restauration collective, Didier Guillaume signe une charte d’engagement pour atteindre les objectifs de la loi Egalim

50 % de produits durables et de qualité, dont au moins 20 % de produits bio, d’ici au 1er janvier 2022. Ce sont les objectifs de la loi Egalim pour la restauration collective. Le 25 février, au Salon de l’agriculture, de nombreux acteurs du secteur (1) et le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, ont signé une charte d’engagement pour mutualiser leurs efforts pour atteindre ces objectifs. « La restauration collective est un formidable levier pour garantir l’accès de tous à une alimentation de qualité et accélérer la transition agroécologique. L’Etat s’engage de son côté au travers de ses établissements publics et de ses services de restauration » a déclaré à cette occasion Didier Guillaume.

(1) Le Syndicat national de la restauration collective (SNRC), le Réseau interprofessionnel de la restauration collective en gestion directe (Restau’co), la Confédération française du commerce de gros et international (CGI), l’Association nationale des industries alimentaires (ANIA), la Confédération général de l’alimentation en détail (CGAD), la Coopération agricole, la Fédération des marchés de gros de France, les Grossistes des fruits et légumes, la FEDALIS, et l’Association de coordination du frais alimentaire (Acofal).

9 mars, 2020

Métamorphose du monde rural, agriculture et agriculteurs dans la France actuelle

L’ouvrage « Métamorphose du monde rural, agriculture et agriculteurs dans la France actuelle », qui retrace en cartes et en graphiques les transformations de l’agriculture et du monde rural au cours du dernier demi-siècle, vient de paraître aux éditions Quæ. Les deux auteurs, Hervé Le bras, directeur de recherche à l’Institut national d’études démographiques (Ined), et Bertrand Schmitt, directeur de recherche en économie à l’Institut national de la recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) apportent leurs expertises sur cette métamorphose agricole et rurale. Son prix est de 20 €.

2 mars, 2020

+137 % de fermes HVE sur le second semestre 2019

La France compte, au 1er janvier 2020, 5399 fermes labellisées HVE. Le ministère de l’Agriculture annonce ce chiffre le 26 février. En juillet 2019, le dernier comptage s’arrêtait à 2272 unités, soit une augmentation de 137 % en six mois. Au 1er janvier 2019, ce chiffre se limitait à 1518. L’année 2020 aura donc vu le nombre d’exploitations HVE plus que tripler ! Une dynamique bienvenue, compte tenu des objectifs ambitieux fixés par le gouvernement à travers son plan « Biodiversité » de 2018 : atteindre 15 000 exploitations certifiées HVE en 2022, puis 50 000 en 2030.

27 février, 2020

Sia 2020, le Conseil départemental et la Chambre d’agriculture de Haute-Garonne signent un partenariat

Georges Méric, président du Conseil départemental de la Haute-Garonne, et Serge Bouscatel, président de la Chambre d’agriculture du département, ont signé un partenariat le 24 février, lors du Salon de l’agriculture. L’ambition ? « Développer une agriculture durable forte en Haute-Garonne, en accompagnant les agricultrices et les agriculteurs dans la transition agroécologique », explique un communiqué daté du jour même. Ce partenariat repose sur les thématiques de l’eau, l’innovation, l’agro-pastoralisme et l’agro-tourisme. Le déploiement des circuits courts est également un axe stratégique commun, tout comme la coordination du conseil agricole de terrain. Le développement « d’une agriculture d’avenir au modèle économique conforté » est au cœur du dispositif, dont les modalités ne sont pas encore précisées.

26 février, 2020

Sia 2020, Contrat de solutions, la quatrième édition compte 76 fiches

Lors du lancement officiel de la campagne de prévention EPI, le 24 février 2020, au Salon international de l’agriculture, Éric Thirouin a fait un point sur le Contrat de solutions : « La quatrième édition est parue, elle comporte désormais 76 fiches. » Le président du comité de pilotage de ce projet, lancé en novembre 2017 et structuré sous forme d’association depuis juillet 2019, a insisté sur l’aspect collectif de la démarche : « 42 partenaires sont aujourd’hui engagés dans la durée. » L’heure est aujourd’hui au déploiement des solutions proposées et visant une protection intégrée des cultures.

26 février, 2020

Sia 2020, 140 000 euros pour la cinquième édition du concours Agriculteurs d’avenir

La cinquième édition d’Agriculteurs d’avenir a été lancée le 24 février lors du Salon de l’agriculture. Ce concours récompense les systèmes agricoles durables, avec l’objectif de générer des vocations et de créer du lien entre des agriculteurs mettant en place des systèmes innovants, aussi bien techniquement que dans leur organisation pratique. Une enveloppe de 140 000 euros a été débloquée. De plus, suite à l’annonce des lauréats à la fin du mois de juin, des campagnes de financements participatifs sur la plateforme BlueBees permettront de soutenir les projets sélectionnés. « Ces financements doivent montrer que la société reconnaît les efforts engagés par les agriculteurs et qu’elle prend en charge, en retour, une partie de leurs investissements, indique Jean-Pierre Pasquet, co-président de l’association Bleu-Blanc-Cœur, partenaire du concours. Cela donne envie d’aller plus loin. » Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 24 avril. Depuis le lancement du concours, 180 fermes ont été soutenues, pour un financement total de 1,7 million d’euros.

26 février, 2020

Validation de plusieurs projets « Bas-Carbone » agricoles dans le cadre du Salon de l’agriculture

Présente au Salon de l’agriculture le 23 février, la ministre de la Transition écologique et solidaire Élisabeth Borne a participé au lancement des premiers projets labellisés « Bas-Carbone ». Ils mobilisent 391 éleveurs autour de la méthodologie Carbon Agri. Les pratiques culturales concernées sont diverses : couverts végétaux, alimentation du bétail, réduction des intrants… Le stockage de carbone qui en résulte est désormais considéré comme un service rendu, donnant lieu à des crédits carbone qui peuvent être cédés à des institutions, collectivités ou entreprises soucieuses de compenser leurs propres émissions. « D’autres labels Bas-Carbone sont en cours de finalisation avec les professionnels et les scientifiques dans le domaine des haies et des grandes cultures, affirme la ministre. Ils seront opérationnels avant la fin de l’année. »

24 février, 2020

Le label « Zéro résidu de pesticide » teste sa notoriété au Salon de l’agriculture

Le Salon de l’agriculture est une occasion privilégiée, pour les démarches participant à une agriculture durable, de mettre en avant leur dynamique. Le collectif Nouveaux Champs a commencé, dès le 22 février sur son stand (hall 2.2, stand B029), à présenter les chiffres forts de sa marque « Zéro Résidu de Pesticides ». Celle-ci s’appuie sur les productions de quelque 6000 agriculteurs, deux ans après son lancement. Le nombre de cultures concernées continue d’augmenter : il atteint les 36 au moment du Salon, contre 31 début décembre, quand nous interrogions le président du collectif Gilles Bertrandias. Le tout, grâce à 64 entreprises adhérentes (contre 61 en décembre). Le label ZRP bénéficie d’un indice de notoriété de 16 %, se félicite encore le collectif. La HVE est l’une des certifications qui monte au sein de l’association : en 2019, 54 % des producteurs sont déjà engagés dans la démarche de certification environnementale et 25 % sont certifiés HVE, ce qui représente plus de 100 producteurs.

24 février, 2020

Le Baromètre de la consommation bio 2019 révèle une légère inflexion de la confiance dans le label

À la veille du Salon de l’agriculture, l’Agence bio a révélé les grands enseignements de son baromètre 2019 « Les Français et le bio », le 20 février. Les consommateurs « quotidiens » représentent 12 % de l’échantillon interrogé. 71 % des Français mangent bio au moins une fois par mois, quand les « réfractaires » n’en consommant jamais s’établissent 11 %. Des chiffres très proches de ceux de 2018. L’enquête confirme par ailleurs la prégnance des motivations « santé » (59 %) et gustatives (45 %), devant l’environnement (45 %), au moment de l’acte d’achat. Les freins les plus fréquents se situent du côté du prix (80 %) et des doutes sur le fait que les produits présentant l’étiquette AB soient véritablement bio (66 %). L’indice de confiance des Français dans le bio recule ainsi de 6,1/10 en 2018 à 5,9/10 en 2019. Les consommateurs sont en demande de plus d’informations sur la réglementation (62 %), les modalités de contrôle (60 %), l’impact du bio sur la santé et l’environnement (50 %) ou encore l’origine des produits (48 %).

24 février, 2020

Limagrain lance FiLIT, son premier concours d’innovation

Avis aux start-up et entreprises porteuses de solutions innovantes pour l’agriculture. Limagrain, en collaboration avec le Laboratoire d’innovation territorial (LIT) grandes cultures en Auvergne et Le Bivouac, organise la première édition du FiLIT, son forum d’innovation. Les entreprises ont jusqu’au 4 mars candidater et proposer un projet répondant aux trois besoins identifiés par la coopérative : la conservation et la fertilité des sols, le rendement et la gestion des engrais, et enfin, la lutte contre les ravageurs en intégrant la réduction des produits phytosanitaires. Les candidatures seront étudiées par un jury composé d’agriculteurs et d’experts. Les candidats retenus seront conviés à une journée de sélection au cours de laquelle ils rencontreront des agriculteurs de Limagrain. Ces derniers voteront pour déterminer les trois gagnants. Limagrain mettra à disposition des trois lauréats un montant total de 15 000 € pour mener des expérimentations directement sur les exploitations des agriculteurs.

Pour candidater, rendez-vous sur la plateforme FiLIT.

24 février, 2020

La filière élevage et viande publie son premier rapport de responsabilité sociétale

Engagée depuis 2017 dans une démarche de responsabilité sociétale, la filière élevage et viande (Interbev) fait le point à l’occasion du Salon de l’agriculture. Un rapport est publié le 24 février, détaillant l’engagement d’Interbev dans un « Pacte pour un Engagement sociétal ». La structure est labellisée « Engagé RSE » de niveau 3 sur 4 (niveau « confirmé ») par AFNOR Certification. Ce document est le fruit, aussi, de concertations avec les pouvoirs publics, le monde scientifique, les ONG de protection environnementale et de protection animale. Il a vocation à accompagner l’ouverture du dialogue entre la filière et la société autour du « Mieux Manger », la campagne lancée début 2019, « Aimez la viande, mangez-en mieux » et la signature « Naturellement Flexitariens ». Ce rapport est disponible auprès d’Interbev.

Un tableau des indicateurs de RSE au sein de la filière est accessible ici.

24 février, 2020

Publication au JO de la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire

La loi « relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire » est parue au journal officiel le 11 février 2020. Elle avait passé le cap de la commission mixte paritaire courant janvier. Ses 130 articles portent différentes mesures liées à la consigne et au recyclage, à la lutte contre les déchets et aux dépôts sauvages, à la réduction d’usage des plastiques et au suremballage, à la lutte contre le gaspillage, et enfin à l’information et la sensibilisation du consommateur. Sur ces aspects, l’agriculture est moins concernée que l’aval des filières (transformateurs, distributeurs, restaurateurs…). La définition du gaspillage alimentaire est inscrite dans le texte : « Toute nourriture destinée à la consommation humaine qui, à une étape de la chaîne alimentaire, est perdue, jetée, dégradée. »

Au niveau agricole, la loi programme la mise à jour des normes d’épandage des boues sur les parcelles, « afin de tenir compte des évolutions scientifiques intervenues ces dernières années », d’ici au 1er juillet 2021. Lire ici l’article portant sur l’épandage des boues.

17 février, 2020