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Se former aux biostimulants avec le site Biostimulant.com d’Italpollina

Avis aux curieux et amateurs de biostimulants : Italpollina lance un site internet, en anglais, dédié à ces produits. Il n’a pas vocation à mettre en avant la gamme du producteur, mais bien de proposer un contenu général, technique, scientifique et réglementaire sur les biostimulants dans le monde. Il s’adresse aux agriculteurs, techniciens du monde agricole, mais aussi aux journalistes, étudiants ou à un public scientifique. L’entreprise mise sur différents formats pour aborder le sujet des biostimulants : infographies, podcasts, articles, vidéo en live, etc. Le premier webinar sera animé en direct le 21 janvier à 16h30 par Giuseppe Colla, professeur à l’université de Tuscia, en Italie. Il présentera les principes généraux relatifs aux biostimulants et leurs actions sur les végétaux. Italpollina s’appuie sur un comité scientifique pour garantir la fiabilité du contenu du site.

Inscription au webinar ici.

20 janvier, 2020

Le Green deal doit traiter les agriculteurs « comme faisant partie de la solution »

Occupant le poste de commissaire européen à l’Agriculture depuis le 10 septembre 2019, Janusz Wojciechowski s’exprimait pour la première fois le 17 janvier, en ouverture de la Semaine verte internationale à Berlin, événement regroupant des acteurs internationaux de la chaîne alimentaire. À cette occasion, le commissaire européen s’est exprimé au sujet du Green Deal, présenté en décembre 2019 par la Commission européenne. « Le Green deal peut être une chance pour les agriculteurs européens, mais à une condition : que les agriculteurs soient traités comme une partie de la solution et non comme un problème. » Janusz Wojciechowski s’est également prononcé sur le sujet controversé des accords internationaux de libre-échange. « Nous devons mieux protéger nos agriculteurs, en imposant les mêmes standards aux produits importés qu’aux producteurs européens. »

20 janvier, 2020

Semaine spéciale SDHI à l’Assemblée, l’Anses et l’Office parlementaire des choix scientifiques

La semaine en cours sera riche en rendez-vous concernant la famille de fongicides SDHI. Ce mardi 21 janvier, les députés de La France insoumise organisent à l’Assemblée nationale une conférence de presse sur le thème « Les SDHI devant la justice ». Le lendemain, 22 janvier, une rencontre est organisée à l’Anses pour les parties prenantes de ce dossier : sous la forme d’un point sur l’expertise en cours. Le 23 janvier, enfin, l’Office parlementaire des choix scientifiques a programmé une audition des experts scientifiques (Anses, Inserm, universitaires…), dont le professeur Pierre Rustin, à l’origine de l’alerte en avril 2018 qui a conduit l’Anses a émettre un avis en janvier 2019 sur la prise en compte des risques.

20 janvier, 2020

Naïo Technologie, une levée de fonds de 14 M€

Naïo Technologie, spécialiste de la robotique en agriculture, se veut ambitieuse après une levée de fonds de 14 M€ annoncée le 9 janvier. Une manne qui doit supporter la montée en puissance de l’entreprise française qui propose trois robots développés depuis sa création : Oz pour le désherbage en maraîchage, les robots enjambeurs Dino (légumes) et Ted (vigne). Le leitmotiv de Naïo Technologie reste de proposer des solutions aux agriculteurs dans le cadre d’une moindre utilisation d’intrants chimiques et de problèmes de main d’œuvre. Les objectifs affichés sont de consolider la présence de la société en Amérique du Nord, avec l’ouverture en 2020 aux États-Unis d’un premier atelier de stockage et d’assemblage. Naïo table également sur la création de 30 à 60 postes dans les trois ans. Dans un registre plus appliqué, c’est l’amélioration de l’autonomie des robots qui est visée.

En France, le déploiement de Naïo continue de passer par des partenariats avec les acteurs de la distribution agricole, comme Oxyane, Valsoleil ou Naturalis (filiale légumière de Dijon céréale).

20 janvier, 2020

Ecophyto, glyphosate, légumineuses… les autres brèves du 21 janvier 2020

Certiphyto : la note de service DGER/SDPFE/2020-22  du 14 janvier 2020, publiée au Bulletin officiel du 16 janvier, vient compléter et modifier la précédente note DGER/SDPFE/2019-745 du 29 octobre 2019 relative à la mise en œuvre des modalités d’accès aux certificats individuels produits phytopharmaceutiques. Ces informations constituent le cahier des charges organisationnel que les organismes de formation doivent respecter afin d’harmoniser cette mise en œuvre des voies d’accès au Certiphyto.

Le Luxembourg s’engage à en finir avec le glyphosate d’ici à la fin d’année 2020, selon un communiqué de son ministère de l’Agriculture daté du 16 janvier. L’interdiction doit intervenir en trois temps : retrait de l’AMM le 1er février, un délai d’écoulement des stocks jusqu’au 30 juin, puis « délai de grâce » pour l’utilisation de ces produits fixé au 31 décembre 2020. 60 % des agriculteurs luxembourgeois travaillent déjà sans la molécule. Il s’agit du premier membre de l’UE à formaliser ce choix.

Certis commercialise Cidetrak-CM Meso, un diffuseur composé de 1100 mg de phéromones de lépidoptères à chaîne linéaire, sous forme de (E,E)-8,10-dodécadien-1-ol. Le produit est autorisé sur fruits à pépins et sur noyer pour lutter contre le carpocapse. « Avec Cidetrak-CM Meso, la pose présente l’avantage d’être plus pratique et plus rapide », avance la firme. Pour protéger le verger, 80 diffuseurs à l’hectare suffisent, contre 500 pour la majorité des solutions. « Le gain de temps à la pose est de 30 à 50 % », précise Pedro Michelin, chef marché cultures spécialisées. En outre, un seul passage est nécessaire pour toute la saison. Le produit est disponible en carton de 2 sacs de 40 diffuseurs chacun.

Terres Inovia organise plusieurs sessions de son « Carrefour Pois & Féverole », sous forme de webinaires, les 23 janvier (« Des améliorations possibles pour les pratiques culturales »), le 10 février (« Protéger les cultures de pois et féverole contre les bioagresseurs : quoi de neuf ? ») et le 18 février (« Un progrès génétique et un choix variétal adapté aux régions »). Inscriptions ici.

Les eurodéputés ont adopté une résolution le 15 janvier, à travers laquelle ils saluent le fait que le Green deal vise la neutralité carbone d’ici à 2050. Ils estiment toutefois que cet objectif passe par des paliers intermédiaires plus ambitieux que ceux fixés par Bruxelles. Le Parlement souhaiterait qu’une baisse de 55 % des émissions carbones soit l’objectif pour 2030, au lieu « d’au moins 50 % », comme le préconise la Commission.

 

20 janvier, 2020

Les revenus agricoles en baisse menacent la transition agroécologique, alerte l’APCA

À l’occasion de la Commission des comptes de l’agriculture nationale (CCAN), l’Insee a présenté, le 10 janvier, le compte prévisionnel de l’agriculture nationale. Les résultats économiques affichés sont en baisse : – 7,8 % pour la valeur ajoutée par actif et – 10,6 % pour la branche agricole par actif non-salarié. Les difficultés du secteur viticole expliquent en grande partie ce repli, les vendanges 2019 ayant connu une baisse historique. Les résultats ne sont pas non plus au rendez-vous en ce qui concerne les retraites des agriculteurs, sujet brûlant de l’actualité. Depuis 2010, les allocations vieillesse versées aux chefs d’exploitations retraités ont fortement baissé : 6,3 milliards d’euros en 2010 contre 4,9 milliards d’euros en 2019. Pour les chambres d’agriculture, ce rapport doit être pris « très au sérieux ». « Sans ressources financières adéquates, c’est la capacité des agriculteurs à poursuivre leurs transitions qui est mise en péril. »

13 janvier, 2020

Pesticides, chlorpyrifos, chlorpyrifos-methyl et thiaclopride vont être interdits en Europe

La Commission européenne a adopté le 10 janvier la fin de l’approbation pour le marché européen des pesticides chlorpyrifos et chlorpyrifos-methyl, suite à la confirmation, par l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa), d’effets nocifs sur la santé humaine. L’Agence souligne en particulier la génotoxicité et des effets neurotoxiques pour le développement de ces molécules insecticides. Les règlements vont être publiés dans le Journal officiel dans les prochains jours, indique la Commission européenne.

Par ailleurs, la Commission a décidé, le 13 janvier, de ne pas renouveler l’approbation du néonicotinoïde thiaclopride.

13 janvier, 2020

Le projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire passe le cap de la CMP

Le projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire sera formellement adopté le 20 janvier 2020. Le texte a passé avec succès son examen par la commission mixte paritaire, le 8 janvier. Il comprend plus de 130 articles abordant le gaspillage alimentaire, la lutte contre le suremballage, l’amélioration de l’information du consommateur, la création d’un fonds de réemploi et d’un fonds de réparation, la réduction de la production des plastiques à usage unique, ou encore l’exemplarité de l’État en matière d’économie circulaire. Une définition du concept de gaspillage alimentaire est inscrite dans le texte : « toute nourriture destinée à la consommation humaine qui, à une étape de la chaîne alimentaire, est perdue, jetée, dégradée ».

13 janvier, 2020

RHD, les restaurants peuvent désormais être certifiés bio

Mis en place depuis 2012, le cahier des charges français relatif à la restauration hors foyer à caractère commercial en agriculture biologique a été modifié par un arrêté ministériel, entrant en vigueur au 1er janvier 2020. La certification des restaurants sera basée sur les « quantités produits » achetées en bio, en valeur. Trois catégories ont été créées : de 50 à 75 % d’ingrédients bio achetés, de 75 à 95 %, et au moins 95 %. Cette évolution a deux objectifs : simplifier l’accès à la certification pour des restaurants utilisant en majorité des produits bio, et clarifier auprès des consommateurs le concept de restauration bio. Cette possibilité ouverte aux trois catégories est assortie de l’obligation d’affichage d’une liste des ingrédients et denrées biologiques ou non biologiques disponibles, afin d’apporter une information transparente au convive.

13 janvier, 2020

OAD betterave, apiculture, peste porcine africaine… les autres brèves du 14 janvier 2020

Les adhérents de la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) peuvent désormais compter sur un outil d’aide à la décision spécifiquement conçu pour éclairer leur choix de variétés. Il prend la forme d’un site internet, cgb-graines.fr. Réalisé à partir de la dernière liste de variétés publiée par Institut technique de la betterave (ITB), il recoupe différents critères : conditions locales, risques sanitaires dominants, dates de semis et de récolte, pratiques agronomiques…

Dans un communiqué, le Réseau biodiversité pour les abeilles rappelle que 2019 a été marquée par une production de miel « historiquement faible », inférieure à 10 000 tonnes. Elle s’explique selon RBA par les conditions climatiques : sécheresse automnale, froid printanier avant un double épisode de canicule. Autre facteur défavorable : la perte de ressources florales. Avec 1,1 million d’hectares contre 1,5 en année normale, les surfaces de colza ont reculé. RBA prône donc, pour 2020, des mesures politiques pour soutenir cette culture, et plus largement l’implantation de couverts mellifères.

Depuis le 1er janvier 2019, plus de 1000 sangliers ont été éliminés au sein de la zone blanche, créée à la frontière belge, pour prévenir toute entrée de la peste porcine africaine sur le territoire français, a annoncé l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), le 23 décembre. Cette zone de 3000 km² a été progressivement mise en place depuis la déclaration d’un foyer de PPA en Belgique en septembre 2018.

Après plusieurs mois de préparation, la Fédération des viandes d’appellation d’origine (Fevao) a officiellement été créée le 5 décembre. Celle-ci regroupe les onze AOP de la filière viande, qui veulent « mieux se faire connaître et défendre leurs intérêts communs ». Le président de l’AOP porc Kintoa, Michel Ocafrain, a pris la tête de la nouvelle structure.

Une ordonnance publiée en octobre 2019 au JO est entrée en vigueur le 1er janvier 2020, rappelle le ministre de l’Agriculture dans un communiqué. Elle étend à l’ensemble des opérateurs de la restauration collective privée, l’obligation de lutte contre le gaspillage alimentaire, déjà imposée à l’État, aux établissements publics et aux collectivités territoriales pour leurs services de restauration collective.

Une nouvelle réglementation européenne relative à la santé des végétaux est en vigueur depuis le 14 décembre 2019. Son objectif : renforcer la protection du territoire européen des organismes nuisibles aux végétaux et de donner une responsabilité accrue aux acteurs professionnels dans cette mission. Dans ce cadre, FranceAgriMer a été désigné autorité compétente en matière de matériels de multiplication viticoles, les bois et plants de vigne, pour la France.

13 janvier, 2020

RHD, les restaurants peuvent désormais être certifiés bio

Mis en place depuis 2012, le cahier des charges français relatif à la restauration hors foyer à caractère commercial en agriculture biologique a été modifié par un arrêté ministériel, entrant en vigueur au 1er janvier 2020. La certification des restaurants sera basée sur les « quantités produits » achetées en bio, en valeur. Trois catégories ont été créées : de 50 à 75 % d’ingrédients bio achetés, de 75 à 95 %, et au moins 95 %. Cette évolution a deux objectifs : simplifier l’accès à la certification pour des restaurants utilisant en majorité des produits bio, et clarifier auprès des consommateurs le concept de restauration bio. Cette possibilité ouverte aux trois catégories est assortie de l’obligation d’affichage d’une liste des ingrédients et denrées biologiques ou non biologiques disponibles, afin d’apporter une information transparente au convive.

6 janvier, 2020

Séparation vente conseil, un délai supplémentaire de six mois ?

Alors que l’arrêté d’application de l’ordonnance sur la séparation de la vente et du conseil phyto aux agriculteurs n’est pas encore paru et que les stratégies ne sont pas complétement calées pour nombre de distributeurs, Dominique Chargé, président de Coop de France, a interpellé le ministre de l’Agriculture en clôture du congrès de Coop de France, le 18 décembre à Paris. Le président a rappelé le désaccord sur le fond de cette mesure : « On n’est pas convaincu que cela réduira les usages, mais on prend acte. » Il a aussi insisté sur le délai trop court laissé aux structures pour être opérationnelles au 1er janvier 2021. « Donnez-nous six mois de plus ! » a-t-il demandé au ministre. Didier Guillaume n’a pas fermé la porte : « Pourquoi pas ?, a-t-il répondu. Réfléchissons y ensemble dans le cadre de la coconstruction globale ». Mettant en avant une volonté d’aller vers plus de pragmatisme sur les dossiers en cours et donnant rendez-vous au Salon de l’agriculture.

20 décembre, 2019

Aides directes et ICHN, 7,3 milliards d’euros versés par le ministère de l’Agriculture sur 2019

Le ministère de l’Agriculture indique, le 19 décembre, avoir opéré deux versements consécutifs dans le cadre du paiement des aides directes et l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) de la campagne 2019. Le versement du 12 décembre est le plus conséquent, à hauteur de 2 milliards d’euros, celui du 18 s’élevant à 40 M€. Tous deux concernent les aides découplées (paiement de base, paiement redistributif, paiement vert et paiement en faveur des jeunes agriculteurs), les aides couplées animales (aide ovine et aide caprine) et l’ICHN. Ces paiements portent à 7,3 milliards le montant d’aides versées au titre de la campagne 2019. 304 500 agriculteurs, soit 99,5 % des bénéficiaires, ont reçu le solde du paiement de base et du paiement redistributif. « Les prochains versements interviendront début 2020, à l’issue de la finalisation des contrôles pour les dossiers restants », conclut le ministère.

20 décembre, 2019

Une étude apporte des éléments sur la transmissibilité de l’ESB

Des chercheurs de l’Inra et de l’École nationale vétérinaire de Toulouse ont contribué à une étude d’ampleur européenne, publiée dans PNAS  le 16 décembre 2019. Son objet : la transmissibilité des maladies à prions. Ce travail montre que le prion responsable de la tremblante atypique, qui affecte les petits ruminants (ovins, carpins) a la capacité de franchir la barrière d’espèce qui limite naturellement sa propagation aux bovins. Cette propriété explique, pour la première fois, comment ce type de maladie a pu toucher les bovins en Grande-Bretagne, dans les années 80, sous la forme de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), provoquant plus tard la crise de la « vache folle ». L’exposition de consommateurs à des produits issus de bovins infectés par l’ESB a été à l’origine de l’émergence du variant de la maladie de Creutzfeldt Jakob. Ces travaux donnent des éléments pour éviter la réémergence de l’ESB à partir de cas de tremblante atypique des petits ruminants.

20 décembre, 2019

Autorisation environnementale, un décret vient fluidifier le dispositif

La procédure d’autorisation environnementale évolue. Un décret publié au Journal officiel du 14 décembre 2019, vise à simplifier ce dispositif, fruit de la fusion des procédures liées aux Installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) et aux projets soumis à autorisation dans le cadre de la loi sur l’eau. Le texte transforme notamment certaines consultations obligatoires en consultations facultatives, fluidifie la fin de la procédure d’autorisation environnementale et prévoit des possibilités de dématérialisation du dossier de demande d’autorisation environnementale. Enfin, il corrige « diverses imperfections et erreurs matérielles », selon le texte introductif du décret.

19 décembre, 2019

Pesticides, biocontrôle… les autres brèves du 20 décembre 2019

Une nouvelle liste des produits de biocontrôle est parue au Bulletin officiel du 19 décembre 2019, dans la note de service DGAL/SDQSPV/2019-826 du 11 décembre.

Le Parlement a adopté, le 18 décembre, une résolution proposée par sa commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire, prônant un coup de frein sur les pesticides et l’agriculture intensive pour protéger les abeilles et les pollinisateurs. Par ce vote, les eurodéputés exhortent la Commission à présenter un programme d’action complet doté de ressources suffisantes sur ce dossier.

19 décembre, 2019