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Un accord provisoire sur la réutilisation des eaux usées dans l’Union européenne

Le Parlement européen, le Conseil de l’Union européenne et la Commission européenne ont annoncé avoir trouvé, le 3 décembre, un accord provisoire sur la question de la réutilisation des eaux usées épurées en agriculture. La Commission avait proposé de nouvelles règles en mai 2018, suivie par le Parlement en février 2019. L’ambition est de généraliser ces pratiques, mises en place actuellement par seuls quelques États membres. Ainsi, conformément à la nouvelle législation, les eaux urbaines résiduaires traitées, qui ont déjà subi certains traitements en vertu de la directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires, seront soumises à des traitements supplémentaires afin de respecter les nouveaux paramètres minimaux de qualité et de pouvoir ainsi être utilisées dans l’agriculture. L’accord provisoire doit maintenant être approuvé officiellement par le Parlement européen et le Conseil de l’UE.

9 décembre, 2019

Le Sénat rejette le budget de l’agriculture pour 2020

Le Sénat a rejeté le 3 décembre le projet de budget de l’agriculture pour 2020, dénoncé comme « un mépris du présent, mais aussi une insulte à l’avenir », face au « profond mal-être » du monde agricole. Le budget du ministère de l’agriculture s’élève à 4,760 milliards d’euros, en augmentation de 4,1 %, en autorisations d’engagements, et de 1 % en crédits de paiement. Le rapporteur spécial de la commission des Finances du Sénat Alain Houpert (LR) estime que, par rapport à la loi de programmation pluriannuelle, il manque 58,4 millions d’euros d’autorisations d’engagements et plus de 125 millions d’euros de crédits de paiement.

9 décembre, 2019

Antilles, un rapport pour orienter le Plan Chlordécone IV

Le quatrième volet du Plan Chlordécone, aux Antilles, devrait être appliqué dès 2021. Les ministères chargés de la transition écologique, de la recherche, des outre-mer et de l’agriculture se sont vus confier un rapport spécifique, proposé par une commission d’enquête parlementaire. Le gouvernement s’appuiera sur ce document pour construire le plan, qui doit être soumis au comité de pilotage national qui se tiendra aux Antilles mi 2020, avant de faire l’objet d’une consultation publique au cours du second semestre. Selon un communiqué cosigné par les quatre ministres, le 4 décembre, Chlordécone IV doit « marquer un réel changement d’échelle, notamment sur le suivi sanitaire des personnes exposées à la chlordécone, la connaissance de la contamination des sols et la recherche des solutions de dépollution ainsi que sur l’atteinte de l’objectif « zéro chlordécone » dans l’alimentation.

Le plan Chlordécone III, lancé en 2014, arrive à son terme en 2020.

9 décembre, 2019

Les députés européens demandent que 30 % des zones naturelles soient préservées d’ici 2030

Le 3 décembre, les députés européens de la commission de l’environnement ont demandé, dans une résolution, que la conférence de l’ONU sur la biodiversité (COP15), qui se tiendra à l’automne 2020, soit l’équivalent de l’accord de Paris sur le changement climatique en matière de biodiversité. Ils souhaitent que la COP15 aboutissent à des objectifs contraignants. Ils demandent par exemple que 30% des zones naturelles soient préservées d’ici 2030 et que 30% des écosystèmes dégradés soient reconstitués.

9 décembre, 2019

Pesticides, loup, biodiversité, circuits courts… les autres brèves du 10 décembre 2019

Déjà « suspendus » depuis 2018, les deux insecticides de Dow Agrosciences contenant du sulfoxaflor Closer et Transform, sont désormais « interdits ». Le tribunal administratif de Nice a livré ce verdict le 12 novembre, annulant les AMM délivrées par l’Anses en 2017. Cette dernière a annoncé ne pas contester cette décision, le gouvernement ayant décidé d’interdire l’utilisation du sulfoxaflor en raison de son mode d’action identique à celui des néonicotinoïdes, en application de la loi Egalim.

Générations futures se félicite, dans un communiqué daté du 6 décembre 2019, du non-renouvellement de l’autorisation européenne des molécules insecticides chlorpyrifos et chlorpyrifos-méthyl. Selon l’ONG, les représentants des États membres de l’UE ont voté en ce sens lors d’un Comité permanent sur les produits phytosanitaires.

Le groupe Avril a annoncé, le 2 décembre, que la production de son biocarburant Oléo100, à base d’huile de colza, devrait passer de 6000 à 35 000 m3, entre 2019 et 2020, soit une multiplication par cinq. Cette production pourrait même atteindre 250 000 m3 en 2023.

Un projet d’arrêté concernant l’expérimentation, en 2020, de diverses dispositions en matière de dérogations aux interdictions de destruction pouvant être accordées par les préfets concernant le loup, est en consultation public jusqu’au 25 décembre.

Jusqu’au 26 décembre, une consultation publique est proposée par le ministère de la Transition écologique, au sujet de la création de l’Office français de la biodiversité (OFB), modifiant les missions des fédérations des chasseurs et renforçant la police de l’environnement.

Créée en 2018, la chaire « Modèles entrepreneuriaux en agriculture » de l’École de management (EM) Normandie publiera, en février 2020, une étude consacrée aux circuits courts. Pour étayer ce travail, ses auteurs souhaitent s’appuyer sur un questionnaire destiné aux agriculteurs, ouvert jusqu’au 31 janvier et accessible ici.

Comme annoncé, la coopérative Eurea a lancé sa propre marque d’aliments « engagés et responsables » le 5 décembre, dans la Loire. Son nom a été présenté à cette occasion : Gourmélia.

 

9 décembre, 2019

Bretagne 2040, zéro artificialisation des terres agricoles et zéro phyto

Réunis en session plénière le 28 novembre à Brest, les élus de la Région Bretagne ont acté plusieurs mesures dans la cadre de la lutte contre le changement climatique et la préservation de la biodiversité. La Région s’est engagée sur l’objectif de zéro artificialisation des terres agricoles et naturelles pour 2040, qui sera pris en compte dans les futurs documents d’urbanisme. Les trames vertes et bleues seront inconstructibles. À cette échéance, les élus souhaitent également tendre vers le « zéro phyto ».

2 décembre, 2019

Didier Guillaume veut « s’appuyer sur la science » pour trancher la question des ZNT près des habitations

En marge des manifestations d’agriculteurs organisées le 27 novembre, le ministre de l’Agriculture a reçu des représentants de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et de Jeunes agriculteurs. Il s’est dit solidaire de leurs revendications concernant la fin du dénigrement du secteur, et la nécessité d’un revenu décent pour les agriculteurs. « Nous avons aussi beaucoup échangé sur les fameuses ZNT proches des habitations de riverains. La position du gouvernement est très claire : s’appuyer sur la science, rien que la science, toute la science ! En cela, nous sommes tombés d’accord avec la délégation de la FNSEA et des JA. » Les agriculteurs, qui souhaitaient rencontrer Emmanuel Macron, ont toutefois obtenu un rendez-vous avec le Premier ministre, pour le 3 décembre.

2 décembre, 2019

Pour 64 % des Français, le bio moins cher passe par les circuits courts

Présentée lors des Assises de la bio, le 14 novembre, une étude commandée par l’Agence Bio à OpinionWay aborde les attentes des consommateurs vis-à-vis du label à la petite feuille verte. Le prix est au cœur de cette enquête. Seuls 5 % des 1038 personnes interrogées estiment qu’il n’est pas nécessaire de baisser les prix du bio. Les 95 % restant expriment leurs souhaits d’une alimentation bio plus abordable. 61 % des répondants plébiscitent la vente directe et les circuits courts. La même proportion estime que le prix en grandes surfaces est trop élevé. Mais les insatisfactions quant au bio dans les GMS ne s’arrêtent pas là : 64 % des sondés trouvent que la transparence sur la rétribution des producteurs est insuffisante, 48 % voudraient plus d’information sur l’origine des produits, 44 % trouvent à redire sur les emballages.

2 décembre, 2019

Les rendements agricoles, très vulnérables aux changements climatiques (étude)

« Respecter l’Accord de Paris limiterait les pertes de productivité pour l’agriculture. » La conclusion d’une étude menée par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), avec l’Université de Montpellier, n’est pas surprenante. Mais ce travail, publié le 27 novembre dans Science Advences, permet de mettre des chiffres sur certains scénarios. En cas de non-réduction des émissions de gaz à effet de serre, environ 90 % de la population humaine mondiale subiraient une perte de productivité dans les secteurs clés de l’agriculture et de la pêche, quand seulement 3 % vivent dans des régions qui enregistreront des gains de productivité d’ici à 2100. Si l’Accord de Paris était concrétisé, les pertes de productivité auraient un impact sur 60 % de la population. Pour les pays les plus vulnérables, les pertes de productivité seraient quatre à cinq fois moins importantes.

 

2 décembre, 2019

Bio, eau, OAD, … les autres brèves du 3 décembre 2019

Les candidatures pour les Trophées de l’Excellence Bio sont ouvertes jusqu’au 20 décembre 2020. Ce concours permet de soutenir des initiatives exemplaires, innovantes et reproductibles des filières biologiques. Dossier d’inscription accessible ici.

L’Agence de l’eau Loire Bretagne a annoncé le 28 novembre avoir donné son aval à 14 contrats territoriaux. La structure mise beaucoup sur cet outil pour mobiliser les financements dédiés à l’amélioration des milieux aquatiques, à la lutte contre les pollutions diffuses et à la gestion quantitative de l’eau.

Évaluer, en quelques clics sur son smartphone ou son ordinateur, le risque d’attaque de taupins dans les cultures de maïs, c’est ce que propose Corteva Agriscience avec son application gratuite Taup’info. L’outil d’aide à la décision permet ensuite d’accéder à des solutions de protection personnalisées afin d’optimiser la lutte contre ce ravageur. Les prévisions de Taup’Info s’appuient sur l’expertise d’Aravalis-Institut du Végétal, qui a étudié durant près de dix ans les itinéraires techniques du maïs dans l’Hexagone.

Les guides expérimentateurs colza, tournesol et soja publiés par Terres Inovia sont disponibles dans une version mise à jour. L’objectif : fournir la méthodologie pour mener à bien des essais au champ sur ces trois espèces. Chaque guide est disponible pour 60 €.

2 décembre, 2019

Chauffage des serres, les députés votent un amendement en faveur de l’utilisation de gaz naturel

Après être passé dans les mains des députés, le projet de loi de finances 2020 est actuellement en discussion au Sénat. Un amendement, adopté le 18 octobre dernier par l’Assemblée nationale, concerne le sujet polémique des serres chauffées. Actuellement, les professionnels agricoles, dont les serristes, bénéficient d’un remboursement partiel de la taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel pour les entreprises agricoles (TICGN). L’amendement prévoit de déplafonner cette aide fiscale, avec pour but principal de « restaurer la compétitivité de la filière maraîchère en France ». De son côté, la Confédération paysanne dénonce « un cadeau fiscal malvenu ». Selon elle, « ce déplafonnement, qui profiterait aux plus grandes structures, coûterait entre 10 et 15 millions d’euros d’argent public tous les ans. » Une somme qui devrait, pour le syndicat, être investi dans le développement de techniques alternatives au chauffage.

25 novembre, 2019

La Commission européenne limite l’ambition française sur la règlementation de l’origine des miels

Les ministères de l’Économie et de l’Agriculture annonçaient, le 11 juillet 2019, la présentation imminente d’un projet de décret à la Commission européenne, pour renforcer l’information des consommateurs sur l’origine des miels issus de mélanges et conditionnés en France. Celui-ci prévoyait notamment la mise en évidence des pays dont plus de 20 % des miels des mélanges étaient issus. Lors d’une réunion, le 21 novembre, pour faire le point sur ce texte, les deux ministères ont informés les professionnels de la filière apicole que la Commission européenne avait jugé que ce point du décret « allait trop loin par rapport à ce que permet l’actuelle réglementation européenne ». La France a indiqué vouloir proposer un nouveau projet de décret à la Commission pour « imposer une obligation de l’indication de la liste des pays, par ordre pondéral décroissant ».

25 novembre, 2019

200 M€ pour promouvoir les produits agroalimentaires européens en 2020

La Commission européenne a annoncé, le 19 novembre, qu’elle consacrerait une enveloppe de 200,9 M€ en 2020 pour financer des activités de promotion des produits agroalimentaires européens, au sein et hors de l’UE. 118 M€, soit plus de la moitié du budget, seront consacrés aux marchés à fort potentiel à l’extérieur de l’UE, comme le Canada, la Chine, le Japon, la Corée, le Mexique ou les États-Unis. Les produits concernés sont, notamment, les fromages et produits laitiers, l’huile d’olive ou le vin. Autre objectif de cette enveloppe : mieux informer les consommateurs, européens ou non, sur les différents labels portés par l’UE, tels que les indications géographiques. En ce qui concerne les campagnes au sein de l’UE, elles seront particulièrement dédiées à la promotion d’une alimentation saine et équilibrée. Les appels à propositions relatifs aux prochaines campagnes de 2020 seront publiés en janvier 2020.

25 novembre, 2019

Claas et Bayer créent des passerelles entre leurs plateformes digitales

Claas et Bayer annoncent un partenariat mondial, le 20 novembre. Le machiniste va collaborer avec The Climate Corporation, le pôle agriculture numérique de la firme phyto. Les deux partenaires créent notamment une passerelle entre les plateformes FieldView (Bayer) et Claas Telematics. L’objectif est d’élargir la palette de services proposés aux utilisateurs de chacun de ces outils. Les cartes de rendement, l’humidité moyenne du grain, l’enregistrement numérique de la parcelle, mais aussi les données météorologiques, et des modèles prédictifs sont désormais centralisés en un seul endroit. Dans un communiqué, Bayer et Claas mettent en avant les avantages environnementaux de leur alliance : « Les équipements agricoles de précision permettent aux producteurs de cultiver « au mètre près » et d’appliquer des intrants seulement aux endroits et au moment où ils sont nécessaires. »

25 novembre, 2019

Les autres brèves du 26 novembre 2019

Un appel à manifestation d’intérêt est ouvert jusqu’au 31 janvier 2020, pour la création d’une unité de recyclage de big bags. Le projet vise à recycler 10 000 tonnes de plastiques usagés par an, actuellement sans filière de recyclage en France. Le dossier de candidature peut être retiré sur simple demande auprès d’Adivalor, par un mail adressé à f.catania@adivalor.fr.

À ce jour, vingt acteurs du transport routier et collectivités, gestionnaires de flotte captive, ont fait le choix d’Oleo100, le carburant d’origine 100 % végétale et issu de productions agricoles françaises. La marque Oleo100 s’en félicite, revendiquant « une adoption rapide, un usage simple qui n’engage aucun surcoût et qui assure une autonomie quasi identique à celle du gazole », en plus d’un bilan énergétique positif.

BASF annonce, le 19 novembre, investir au côté d’autres partenaires dans la start-up britannique Hummingbird Technologies, leader mondial de l’analyse avancée des données au service de l’agriculture, qui adosse ses algorithmes aux images aériennes pour prévoir les récoltes ou calculer la quantité d’engrais à apporter. La détection de ravageurs, des maladies et les trous lors des semis sont aussi analysés pour fournir en temps réel des recommandations aux agriculteurs, concernant l’épandage d’engrais et des produits phytosanitaires.

Adivalor lance une web série, « La minute recyclage ». Deux vidéos sont déjà publiées, centrées sur le recyclage des ficelles et des bidons de produits d’hygiène en élevage. À découvrir ici.

Engie et la start-up Agriconomie ont annoncé, le 12 novembre, leur partenariat pour permettre aux agriculteurs d’optimiser leur contrats d’énergie, afin qu’ils soient davantage adaptés à leur activité. Des solutions renouvelables pour valoriser leur patrimoine, via l’installation de panneaux photovoltaïques ou la production de biométhane, leur seront également proposées.

Comme nous l’annoncions la semaine passée, l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf) a remis, le 20 novembre, le label APIcité à 52 communes. Celui-ci est accordé pour une durée de deux ans.

25 novembre, 2019

Abeilles, le label APIcité vise à essaimer les bonnes pratiques en ville

Le rendez-vous est pris pour le 20 novembre, à l’occasion du Salon des Maires, organisé à Paris. L’Union nationale de l’apiculture française (Unaf) remettra à cinquante communes et collectivités leur label APIcité, lancé en 2016 et attestant de leur engagement dans la protection des abeilles. Trois niveaux d’implication existent : démarche « reconnue », « remarquable » et « exemplaire », symbolisés par une, deux et trois abeilles affichées à l’entrée des villes. Ce sont les communes et collectivités qui se portent candidates à cette reconnaissance, décernée par un comité de labellisation comptant l’Unaf, l’ONG Noé, l’Association française d’agroforesterie et le réseau des gestionnaires d’espaces verts en ville, Hortis. En 2018, 44 labels avaient été attribués, dont 15 renouvellements.

En savoir plus.

18 novembre, 2019