Brèves

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Poulets, Les Mousquetaires s’engagent pour des approvisionnements plus durables

Troisième plus gros distributeur français, le groupe Les Mousquetaires a annoncé, le 25 septembre, s’engager à s’approvisionner, d’ici à 2026, auprès d’élevages et d’abattoirs répondant aux critères du European Chicken Commitment. Cela concerne tous les produits contenant au moins 50 % de viande de poulet, pour ses enseignes Intermarché et Netto. Sont ainsi prévues l’utilisation de races à croissance plus lente, avec la mise à disposition de perchoirs et substrats de picage, une densité réduite et de la lumière naturelle dans tous les bâtiments d’élevage. 20 % des volumes concernés proviendront également d’élevages garantissant aux animaux un accès au plein air ou à un jardin d’hiver. Cette initiative fait suite au lancement d’une campagne publicitaire de l’association L214 ciblant les pratiques, en la matière, d’Intermarché.

30 septembre, 2019

Le groupe Bel accélère sa stratégie de croissance durable et se lance dans le végétal

Les responsables du groupe Bel ont présenté, le 25 septembre, la nouvelle stratégie de l’entreprise, axée sur une « alimentation plus saine et responsable pour tous ». Pour cela, le groupe élargit son offre « végétale » via le développement, dès 2020, des produits hybrides intégrant des matières premières laitières et végétales (légumes ou légumineuses). L’objectif est de mieux répondre aux nouvelles attentes des consommateurs. Autre innovation : la création d’une nouvelle référence bio pour la gamme La Vache qui rit. Les autres annonces du groupe concernent notamment la suppression de tous les colorants et arômes artificiels à horizon 2021. Pour 2025, le groupe souhaite que 100 % de ses emballages soient recyclages ou biodégradables, atteindre la neutralité carbone de ses opérations, et agir en faveur d’une filière laitière durable via le déploiement d’une charte internationale.

30 septembre, 2019

Nouveau circuit de commercialisation et de promotion pour Demain la Terre

L’association Demain la Terre, qui fédère plus de 165 producteurs de fruits et légumes frais et transformés autour d’une charte de production intégrant des critères durables, est désormais partenaire avec Saveur Commerce. La collaboration a été annoncée le 24 septembre chez l’un des primeurs parisiens de cette enseigne de commercialisation des produits. Demain la Terre voit dans ce partenariat l’occasion de mieux défendre ses engagements auprès des consommateurs. Dans les prochaines semaines, à l’occasion des 15 ans de Demain la Terre, des animations en magasins auront lieu « partout en France », selon un communiqué de l’association. À partir de 2020, des groupes de travail élaboreront, grâce à des tests en magasin, de nouveaux messages et outils de communication communs pour aller plus loin dans la valorisation des produits.

30 septembre, 2019

Les autres brèves du 1er octobre 2019

Professeur d’agronomie et directeur de recherche à l’AgroParisTech, Thierry Doré publie Les Mondes de l’agroécologie. Avec cet ouvrage, l’auteur souhaite éclairer les motivations, les choix politiques et techniques, les leviers et les dynamiques en cours au sein de l’agroécologie.

Philagro lance une websérie « J’ai la patate ! » Dédiée à l’univers de la pomme de terre et mise en ligne sur la chaine Powerboost. Cette émission a pour objectif de mettre en avant des initiatives d’agriculteurs, de négoces, d’industriels ou de distributeurs autour de la pomme de terre. La cible de cette websérie ? Les professionnels de la filière. Le premier épisode propose un focus sur la « grande messe » mondiale de la pomme de terre, le salon Potato Europe.

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) publie un guide intitulé « Comment développer sa stratégie d’adaptation au changement climatique à l’échelle d’une filière agroalimentaire ? » Il s’adresse aux acteurs des filières agroalimentaires. Identifier les impacts actuels et futurs du changement climatique, planifier et mettre en œuvre des actions d’adaptation, assurer la pérennité de leurs systèmes et garantir la satisfaction des besoins alimentaires… sont les thématiques abordées par l’ouvrage, qui s’appuie sur des expérimentations menées sur trois filières et ayant porté leurs fruits, selon l’Ademe.

30 septembre, 2019

Après le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis est le deuxième département à prendre un arrêté antiphyto

La première vague d’arrêtés « anti-pesticides » concernait des mesures municipales. Une nouvelle tendance pourrait suivre : celle de l’action à l’échelle départementale. Après le Val-de-Marne, qui avait ouvert cette voie, c’est la Seine-Saint-Denis qui prend un arrêté d’interdiction de l’usage de pesticides sur son territoire, le 18 septembre. Stéphane Troussel, président du département, reconnaît la dimension avant tout symbolique de sa démarche. « Bien qu’essentiellement urbain, le département de la Seine-Saint-Denis souhaite par cet arrêté prendre toute sa part dans la lutte pour la préservation de l’environnement et la protection de la santé des populations de son territoire », précise un communiqué du conseil départemental. Sept communes de Seine-Saint-Denis ont déjà pris ce type d’arrêté.

23 septembre, 2019

Limiter le réchauffement climatique coûte moins cher que réparer les dommages, selon une étude publiée dans Science

Investir pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C à l’horizon 2050 coûterait quatre à cinq fois moins que les sommes à engager pour réparer les dommages causés aux personnes, aux écosystèmes et aux infrastructures par une augmentation de la température à 2°C. C’est ce que révèle une étude internationale publiée le 20 septembre 2019 dans la revue Science, qui associe des chercheurs de l’IRD et du CNRS. Les auteurs alertent ainsi les décideurs sur l’urgence d’accélérer leurs efforts pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

23 septembre, 2019

ZNT, Ceta, anti-élevage… La FNSEA et les JA se mobiliseront le 22 octobre

La FNSEA et les Jeunes agriculteurs ont annoncé une mobilisation générale contre la « déconsidération » du monde paysan le 22 octobre. Parmi les sujets de mécontentement, les accords de libre-échange comme le Ceta ou Mercosur, la mise en place de zones de non-traitement (ZNT) pour les pesticides, les intrusions dans les fermes d’élevage. Une action au niveau européen pourrait avoir lieu le 15 novembre.

23 septembre, 2019

Prison requise contre des militants anti-élevage

La procureure de la République a requis jusqu’à six mois de prison ferme le 20 septembre 2019, au tribunal correctionnel d’Évreux contre quatorze militants animalistes de l’association « Boucherie abolition » pour des dégradations commises dans trois élevages. Le jugement a été mis en délibéré au 5 novembre. « Nous ne sommes pas là pour juger des idéaux mais des infractions pénales », a souligné la procureure de la République, avant de regretter « l’indécence » des militants qui « comparent l’élevage à la dictature nazie ».

Le parquet a requis 18 mois de prison dont six ferme contre deux prévenus, Solveig Halloin, 44 ans, et Vincent Aubry, 32 ans, deux « porte-paroles » de l’association « Boucherie Abolition ». Il a en outre demandé 18 mois de prison avec sursis contre neuf des prévenus, 4 mois avec sursis contre un autre et 2 mois avec sursis contre un dernier.

Ces derniers ont reconnu les faits, plaidant la désobéissance civile. La plupart des militants sont poursuivis pour dégradations, vols, violation de domicile, entrave à la liberté du travail. La FDSEA de l’Eure s’est constituée partie civile.

23 septembre, 2019

Bio, numérique,… les autres brèves du 24 septembre

L’Action Syppre lance son site internet www.syppre.fr en direction des agriculteurs et techniciens agricoles, mais aussi des décideurs politiques et professionnels. Le site présente tous les leviers agronomiques mis au point permettant de « Construire ensemble les systèmes de culture de demain ».

L’association de producteurs les Vignerons Ardéchois annonce avoir acquis le domaine de 25 ha Terra Noé, grâce à un financement participatif. Converti en agriculture biologique, il doit devenir un site de formation sur les pratiques éco-environnementales ouvert à l’ensemble des quelque mille vignerons de la structure. À terme, le site a également vocation à accueillir des événements œnotouristiques. Dès janvier 2020, trois cuvées verront le jour, fruits du premier millésime Terra Noé : un blanc, un rosé, et un rouge.

Le dernier-né de l’éditeur de solutions numériques Smag s’adresse en particulier aux coopératives et négoces. Smag DataLabs, c’est son nom, permet de croiser et comparer les données agricoles issues des structures elles-mêmes ou des exploitations de leurs clients et adhérents. « Tous les indicateurs de performance peuvent être comparés et croisés pour révéler les forces et faiblesses agronomiques et économiques de chacun », affirme l’éditeur.

23 septembre, 2019

L’AFBV et des scientifiques allemands formulent des propositions de modification de la directive OGM

 Dans une déclaration commune diffusée le 13 septembre 2019, l’Association française des biotechnologies végétales et un cercle de scientifiques allemands (WGG) (1) proposent des « modifications ciblées » de la directive européenne sur les OGM. Et ce, afin d’améliorer la mise en œuvre de l’édition génomique, qui serait entravée par cette réglementation classifiant les organismes issus de mutagenèse dirigée comme des OGM, comme l’a confirmé la Cour de justice de l’Union européenne le 25 juillet 2018. « Cette nouvelle technologie d’amélioration des plantes est indispensable pour assurer un avenir à l’agriculture européenne qui respecte l’environnement, la préservation de la biodiversité et qui donne satisfaction aux demandes des consommateurs », font-ils valoir. Les deux structures proposent ainsi une nouvelle classification, afin que les organismes issus de nouvelles techniques d’édition du génome (NBT) soient exemptés des obligations de la réglementation OGM. De nombreux acteurs du monde agricole se sont par ailleurs déjà mobilisés contre cette directive, comme l’Union française des semenciers tout récemment.

(1) Wissenschaftlerkreis Grüne Genechnik

 

16 septembre, 2019

Didier Guillaume présentera son plan protéines français « le 27 ou 28 septembre »

Ce n’est pas un scoop, en soi. Il est prévu, depuis juin 2019, que le gouvernement annonce un plan protéines d’ici à la fin du mois de septembre. Le fait que Didier Guillaume confirme cette échéance prendra toutefois du sens pour la filière des huiles et protéines végétales, qui déplore un manque d’engagement du ministre sur ce dossier. « Le 27 ou 28 septembre, j’annoncerai le plan protéines français, a-t-il affirmé sur Europe 1 le 7 septembre. Je veux du pragmatisme : si on veut la souveraineté protéique en France, il faut changer de culture ! » Et de préciser : « Nous avons besoin de refaire des rotations de cultures, de revenir à l’agroécologie en mettant de la luzerne, du soja. Il n’y a pas de raison qu’on achète tout à l’extérieur. »

16 septembre, 2019

Un gène de l’orge résistant à la sécheresse isolé par des chercheurs

Des travaux menés par l’Université Heriot-Watt, à Édimbourg, ont permis d’isoler un gène résistant à la sécheresse dans l’orge, prénommé « HvMYB1 ». Les chercheurs ont mis près de cinq ans à y parvenir, l’orge comptant près de 39 000 gènes. Des expériences ont confirmé que les plantes, au sein desquelles ce gène est exprimé de manière plus importante, résistent mieux à la sécheresse. Les chercheurs soulignent l’intérêt de ces résultats dans un contexte de réchauffement climatique, et alors que les rendements du secteur céréalier souffrent déjà d’épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents et intenses. Les travaux de l’équipe de recherche ont été publiés dans la revue Plant Physiology and Biochemistry.

16 septembre, 2019

Maladies des plantes, BASF et Ontera visent la détection moléculaire en temps réel

Donner les moyens aux agriculteurs de diagnostiquer, en temps réel sur le terrain, les agents pathogènes des cultures et leurs résistances : tel est l’objectif du partenariat de recherche dévoilé le 11 septembre 2019 entre BASF et la société californienne Ontera, spécialisée dans l’analyse de l’information biologique. Ces outils de diagnostics mobiles permettront aux agriculteurs « d’identifier les menaces pesant sur leurs cultures avant qu’elles ne se développent et de préserver le potentiel et la qualité des récoltes », soulignent les deux sociétés dans un communiqué commun. Le moyen également d’éviter les longues procédures de laboratoire et d’optimiser l’usage des produits phytosanitaires.

16 septembre, 2019

Xylella fastidiosa, tourbières et CO2… les autres brèves du 17 septembre 2019

Xylella fastidiosa menace les oliviers en France. Des oliviers d’ornement, à Antibes et à Menton, ont été identifiés comme porteurs de la bactérie. Le ministère de l’Agriculture précise, dans un communiqué daté du 6 septembre, qu’un périmètre de lutte a été établi sur les deux zones concernées, impliquant l’arrachage des végétaux sensibles à la bactérie. Une surveillance renforcée de tous les végétaux dans un rayon de 5 kilomètres est également mise en œuvre.  Il n’existe pas de traitement curatif contre cette bactérie, mais une solution de biocontrôle est étudiée par l’Institut national de la recherche agronomique (Inra).

 

Bien que représentant seulement 3 % de la surface terrestre, les tourbières captent près du tiers du dioxyde de carbone stocké dans les sols. Une étude publiée le 9 septembre 2019 dans la revue Global Change Biology, menée par deux chercheurs français, est consacrée à leur rôle pour faire face au changement climatique. Celle-ci démontre qu’en cas de fortes chaleurs ou de sécheresses, les deux principales variétés de mousse subsistent. Les chercheurs en concluent que la préservation des tourbières est essentielle pour faire face aux réchauffement climatique, et doit être une priorité pour limiter ses effets.

16 septembre, 2019

Agter et Terre de Liens font une contre-proposition à celle de France Stratégie sur l’artificialisation des sols

Dans un rapport publié en juillet, France Stratégie dressait une liste d’action pour atteindre l’objectif de zéro artificialisation nette des sols. Dans un communiqué du 4 septembre, Agter et Terre de Liens se disent surpris de l’une des mesures proposées, concernant le renchérissement du prix des terres agricoles. « Nos voisins européens ont encore plus de mal qu’en France à installer de nouveaux agriculteurs [à cause du prix plus élevé des terres agricoles], notamment ceux qui portent les projets en agroécologie », soulignent-ils. Ces derniers préconisent plutôt de « relever la taxe sur les plus-values des cessions de terrains agricoles rendus constructibles à 100 % », arguant que son taux actuel entre 5 et 10 % « n’est plus dissuasif ». Et de conclure : « Cette mesure aurait l’effet escompté par France Sratégie, mais sans mettre en péril le renouvellement des générations agricoles ».

 

 

9 septembre, 2019

Alimentation durable, producteurs et consommateurs européens se rapprochent (étude)

Une étude, commandée par l’agrochimiste Corteva Agriscience et réalisée par la société Longitude du Financial Times Group, confirme la volonté des consommateurs et agriculteurs européens d’aller vers une production alimentaire plus durable. 42 % des agriculteurs interrogés ont déjà modifié leur planification agricole en anticipant les tendances de consommation. 52 % des consommateurs seraient prêts à augmenter leur budget alimentaire jusqu’à 20 % afin d’acheter des produits agricoles durables.
Selon les résultats, plus des deux tiers des agriculteurs interrogés prévoient d’utiliser des produits issus de nouvelles techniques de sélection végétale au cours des cinq prochaines années, et plus de la moitié des consommateurs seraient prêts à accepter ces technologies.

L’étude repose sur deux enquêtes menées auprès de 600 propriétaires et gestionnaires d’exploitations agricoles en France, en Allemagne, en Italie, en Roumanie, au Royaume-Uni et en Ukraine, et de 2 500 consommateurs en France, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Pologne, au Royaume-Uni et en Ukraine.

9 septembre, 2019